Les directeurs en charge des opérations (Chief Operating Officers – COO) ont un rôle à jouer pour façonner les succès futurs de leur entreprise

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  • 49 % des directeurs en charge des opérations (COO) disent s’épanouir dans le contexte actuel de changements et de défis permanents
  • Le « Big data » : une opportunité pour les COO d'identifier les tendances émergentes et de développer de nouvelles connaissances
  • 40 % des COO aspirent à être promus PDG au cours des cinq prochaines années, mais doivent d’abord prouver leur valeur à l’entreprise

The DNA of the COO
Voir l'étude : L’ADN du COO


PARIS, le 5 novembre 2012 : Occupant l’une des positions les plus difficiles parmi les fonctions dirigeantes, les COO qui possèdent de profondes connaissances opérationnelles doublées d’une vision stratégique sont idéalement placés pour innover et contribuer à la croissance future des organisations, selon l’étude « L’ADN du COO » publiée aujourd'hui par EY. Basé sur une enquête mondiale auprès de plus de 300 professionnels et de 43 entretiens approfondis avec des cadres dirigeants, ce rapport met en évidence l’évolution spectaculaire du rôle du COO ces dix dernières années, passant d’un rôle opérationnel à un rôle stratégique – avec de réels pouvoirs pour changer l’entreprise.

La capacité d'un COO à apporter une certaine clarté structurelle dans un environnement complexe et en évolution rapide peut représenter un net avantage pour toute entreprise cherchant à innover et à croître. Cependant, associer orientation opérationnelle et perspective stratégique n'est pas simple : 49 % des décideurs qui côtoient les COO dans les fonctions exécutives estiment que c'est l'un des rôles les plus difficiles de l'équipe de direction, exigeant un fort leadership pour mettre en œuvre l'agenda stratégique.

Sur le rôle du COO aujourd'hui, Edouard Samakh, Associé EY, commente : « Les opérations ont de plus en plus une importance stratégique, touchant à la fois le chiffre d’affaires et les problématiques de coûts. Si l’on pense au rôle essentiel que le COO joue désormais dans les nouveaux canaux d’accès au marché et dans la croissance du chiffre d’affaires, on comprend clairement pourquoi cette fonction est si fondamentale pour le succès d'une entreprise. »

Un rôle qui prend de l’ampleur, source de complexité
Pour un répondant sur trois, les changements les plus marquants de la fonction de COO au cours des cinq dernières années sont sa complexité croissante et son éventail élargi de tâches. Mais il est encourageant de constater que pour 60 % d’entre eux, c’est aussi fondamentalement ce qui fait l’intérêt du métier. En effet, 49 % des répondants s’accordent à dire que leur développement passe par ce changement et ces défis constants. Au-delà des traditionnelles demandes opérationnelles que traitent les COO, beaucoup sont devenus des référents lorsqu’il s’agit de mener de vastes initiatives de transformation de l’entreprise. L'attention et les capacités du COO sont désormais mobilisées pour gérer le rythme du changement, qui dans l’environnement des affaires ne cesse de s'accélérer.

Les nouvelles technologies ont joué un rôle significatif dans cette accélération, les COO faisant face aujourd’hui à un volume toujours plus important de données à analyser et à traiter. Alors que le « big data » représente un défi opérationnel, il fournit également une puissante opportunité d’identifier les tendances émergentes et de combiner des ensembles de données afin d’ouvrir de nouvelles perspectives pour l'entreprise. A cet égard, 46 % des COO indiquent que comprendre les modèles analytiques et prédictifs est très important dans leur fonction.

Cet accent mis sur l’analyse contribue également à la transition du rôle de COO, d’une orientation purement opérationnelle à une vision plus prospective et stratégique. Parmi les autres fonctions exécutives, 70 % considèrent que la capacité à prendre part à des discussions stratégiques est une compétence essentielle pour le métier de COO, ainsi que la capacité à mettre efficacement en œuvre la transformation de l’entreprise.

Des qualités de leadership sont essentielles, mais la confiance fait défaut
Afin d’apporter avec succès les éléments clés de la stratégie d'une organisation, un leadership clair est essentiel. 87 % des COO soulignent que des qualités de leadership très développées et de fortes compétences relationnelles sont les attributs les plus importants ; ils sont pourtant encore nombreux (57 %) à reconnaître la nécessité d'une amélioration dans ce domaine. Ce manque de confiance en matière de leadership se reflète dans la valeur perçue du COO parmi ses pairs des fonctions exécutives.

Eric Salviac, Directeur Associé, explique : « Lorsqu'on leur a demandé si une entreprise aurait de moins bons résultats si elle n'avait pas de COO, seulement 51 % des dirigeants ont répondu qu’ils en étaient convaincus. Par conséquent les COO ont plus à faire pour prouver leur valeur au reste de l'organisation. Et pour ceux qui aspirent à la position de PDG, il est essentiel que leur contribution soit plus visible, autant des parties prenantes internes qu’externes. »
 
Marchés à forte croissance : des leaders en devenir
Interrogés sur leurs perspectives d’avenir, 40 % seulement des COO aspirent à être promus PDG au cours des cinq prochaines années – une proportion qui augmente toutefois significativement au sein des marchés à forte croissance, passant à 54 % des répondants. Si la plupart des COO des marchés développés s’échinent à dégager une plus grande efficacité opérationnelle pour défendre la position de marché de leur entreprise, les COO des marchés à forte croissance ont une liste de priorités plus enviable, parmi lesquelles la nécessité de renforcer les capacités, d’accroître la production et d'assurer que les ressources adéquates sont mises en œuvre pour saisir les opportunités de croissance.

Ce programme exige un état d'esprit très entrepreneurial et stratégique, ainsi qu’une capacité à optimiser l'efficacité et les processus, afin que la croissance soit durable. Le COO d’un tel marché reconnaît que la croissance doit s’inscrire dans le cadre d'une plus grande efficacité. Ce double accent mis sur la croissance du chiffre d’affaires et des résultats nets nécessite une plus large palette de compétences, ce qui fait de ces COO des candidats très intéressants pour d’autres futures fonctions de direction.

A propos de l'évolution du rôle de COO, Edouard Samakh conclut : « L’époque où les COO pouvaient concentrer leur attention sur les détails opérationnels touche à sa fin. Aujourd'hui, la maîtrise des questions opérationnelles est une évidence, et les COO ont clairement l’opportunité d’aider à définir la stratégie qui sous-tend la vision d'un PDG, puis de prendre l'initiative de sa mise en œuvre. Peut-être plus que tout autre dirigeant, les COO ont le pouvoir de changer l'organisation. Et comme les entreprises font face à un avenir incertain, cette compétence restera très demandée. »

Pour plus d'informations et pour télécharger le rapport, veuillez consulter www.ey.com/dna-coo.