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La Révolution des métiers - Nouveaux métiers, nouvelles compétences, quels enjeux pour l’entreprise ?

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EY - La révolution des métiers - Nouveaux métiers, nouvelles compétences : quels enjeux pour l’entreprise ?

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Paris, le 7 avril 2014 – EY publie aujourd’hui l’étude La Révolution des métiers en partenariat avec LinkedIn. Pour réaliser cette étude, EY a analysé un échantillon représentatif des profils des membres du réseau LinkedIn dans 7 pays*. Une enquête a par ailleurs été menée pour EY par l’institut CSA dans ces mêmes pays, en vue de comprendre les attentes et perceptions des entreprises face à l’évolution des métiers, compétences et modes de travail. Ont également été analysées 7 000 offres d’emploi dans douze secteurs d’activité.

  • 90% des dirigeants anticipent des changements majeurs dans les métiers au sein de leurs effectifs dans les 5 années à venir, 39% pensent que cela va toucher plus d’un quart de leurs effectifs, et 31% pensent que cela va toucher avant tout les métiers les moins qualifiés
  • 70% des dirigeants français déclarent manquer des compétences nécessaires au développement de leur entreprise (contre 48% du panel)
  • Montée en puissance de l’entrepreneuriat : « Entrepreneur » est le 1er intitulé de fonction dans le réseau LinkedIn, et les intitulés de fonction ayant trait à l’entrepreneuriat sont parmi ceux qui connaissent la plus forte progression dans les pays occidentaux : France (+14%), Royaume-Uni (+10%), Etats-Unis (+6%) et Allemagne (+5%)

L’entreprise face aux mutations du travail

Dans un contexte où les entreprises se doivent de repenser l’organisation du travail, les modes de management, la relation avec leurs salariés et leur marque employeur, les dirigeants interrogés témoignent des difficultés à faire face à ces multiples défis.

Pour 90% d’entre eux, les métiers au sein de leur entreprise vont évoluer au cours des 5 années à venir, et ils sont 39% à penser que plus d’un quart de leurs effectifs seront concernés. Ce sont avant tout les métiers les moins qualifiés qui vont devoir évoluer pour 31% d’entre eux. Le phénomène préoccupe davantage les pays émergents que les pays matures : 73% des Chinois contre 25% des Allemands par exemple. La France est particulièrement pessimiste parmi les pays matures : 66% des dirigeants estiment l’évolution des métiers difficile à mettre en œuvre.

La détection et rétention des compétences est l’une des principales difficultés rencontrées. 48% des dirigeants déclarent ainsi manquer des compétences nécessaires au développement de leur entreprise (70% des dirigeants français). Probablement du fait de l’importation de compétences, notamment techniques, que le pays a mis en œuvre ces dernières années, et de la qualité historique du dialogue social dans le pays, l’Allemagne affiche la plus grande sérénité avec seulement 25% de dirigeants inquiets de ne pas disposer des compétences requises en interne. 

La formation est citée par l’ensemble des dirigeants interrogés comme la priorité pour adapter les compétences partout dans le monde. Pour 54% d’entre eux, elle est perçue comme un levier prioritaire, notamment dans les pays émergents (63%).

Les technologies numériques rendant le travail possible à distance, sa localisation est également bousculée. L’enquête montre ainsi que les dirigeants s’attendent à un fort développement du télétravail en Europe mais aussi dans les pays émergents. Pour 4 dirigeants sur 10, le télétravail devrait se développer dans les 5 années à venir, et plus de la moitié des responsables du secteur public mettent cette tendance en exergue.

Travail en équipe et adaptabilité sont les compétences attendues

En matière de compétences comportementales, les dirigeants attendent de leurs collaborateurs des capacités de travail en équipe (33%), de gestion du stress (30%), et d’adaptabilité (28%). On note que les compétences de gestion d’équipe sont particulièrement recherchées dans les pays émergents (43% des personnes interrogées, contre 25% dans les pays matures), de même que la capacité à gérer le stress (35% contre 26% dans les pays matures).

Les métiers qui vont le plus évoluer dans les 5 années à venir sont ceux de l’informatique et du digital, selon 50% des dirigeants interrogés. Eric Mouchous, associé responsable de l’activité Conseil chez EY, ajoute : « On note que les compétences liées au numérique et aux nouvelles technologies sont considérées comme les plus importantes pour l’avenir, car elles sont citées par 35% des dirigeants, juste devant celles relatives à la relation client (33%) et à l’innovation (32%). Ce trio de compétences est devenu absolument central pour réussir à concevoir une expérience client mémorable ».

Les 7000 offres d’emploi analysées le montrent : au-delà d’un solide socle de compétences sectorielles et techniques, les entreprises recherchent de plus en plus un éventail important de compétences comportementales (« soft skills »). Au final, on peut qualifier ce collaborateur de « caméléon », pour faire référence à une précédente étude EY**, « Le consommateur caméléon » : appartenant au sérail d’un secteur d’activité, maîtrisant  diverses techniques, à l’aise avec la technologie, adaptable, bon communicant, bon collègue…une recrue délicate à trouver.  

Progression des métiers de la marque tandis que les métiers techniques se diluent

Face aux attentes mentionnées par les dirigeants, l’analyse de la base des profils LinkedIn nous renseigne sur la réalité du « stock » de compétences existantes. Elle indique notamment que la maîtrise des « soft skills » est encore concentrée dans les pays matures, alors que les pays émergents mentionnent plus des compétences techniques. Attention cependant au phénomène du marketing de soi : on ne parle pas de soi de la même façon partout dans le monde. On mentionne plus volontiers des « soft skills » sur son profil LinkedIn aux USA qu’en Inde ou en Chine.

L’observation du réseau LinkedIn sur la période 2008-2012 permet aussi de noter la montée en puissance des métiers liés à la santé et plus généralement à l’aide à la personne (+10%). Ce phénomène correspond, dans les pays dont la population est vieillissante, à l’apparition d’une économie émergente : la « silver economy ». L’économie dite « communautaire » ou « sociale » prend de l’ampleur (+10%), notamment dans les pays anglo-saxons (USA +15%), (Royaume Uni + 28%), entraînant le développement des métiers du secteur associatif et solidaire. Enfin les métiers de la marque, du marketing et de la vente, montent en puissance partout dans le monde (+10%). On notera par ailleurs le développement des métiers de « recherche » en Inde (+13%).

On observe en revanche une « dilution » des métiers techniques qui deviennent des compétences largement maîtrisées, et ne sont plus affichés par les membres du réseau comme des intitulés de fonction : c’est le cas des systèmes d’information (-10%), des achats (-9%). On voit bien là le phénomène de la “consumérisation des services entreprises” : les collaborateurs choisissent leurs équipements, ou  achètent leurs logiciels eux-mêmes. Dans le cas de la gestion de projet (-10%), c’est la montée du niveau général qui apporte l’explication : de nombreux collaborateurs maîtrisent désormais cette compétence.

Montée en puissance de l’entrepreneuriat

Enfin, un des enseignements majeurs de l’analyse du réseau LinkedIn est la montée en puissance de l’entrepreneuriat : « Entrepreneur » est le 1er intitulé de fonction dans le réseau, et les intitulés de fonction ayant trait à l’entrepreneuriat sont parmi ceux qui connaissent la plus forte progression dans les pays occidentaux : France (+14%), Royaume-Uni (+10%), Etats-Unis (+6%) et Allemagne (+5%).
« On observe le développement des emplois commerciaux et marketing, ainsi que les métiers du social et de la santé, signe d’une économie de plus en plus tournée vers les services et de l’émergence du modèle 3C: Client, Collaborateur, Candidat. Il faut également noter le recul des postes dédiés à l’IT, à la gestion de projets, aux achats, et la montée en puissance de l’entrepreneuriat. Dans ce contexte, il est indispensable de redéfinir la relation entre employeurs et employés, à savoir mieux spécifier les missions des salariés, motiver autour d’un objectif partagé, favoriser les réseaux et la collaboration au sein et à l’extérieur de l’organisation et enfin, aplanir l’organisation, cultiver l’agilité et l’innovation », analyse Laurence Bret-Stern, Marketing Director, EMEA LinkedIn Talent Solutions.

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EY est un des leaders mondiaux de l’audit, du conseil, de la fiscalité et du droit, des transactions. Partout dans le monde, notre expertise et la qualité de nos services contribuent à créer les conditions de la confiance dans l'économie et les marchés financiers. Nous faisons grandir les talents afin qu'ensemble, ils accompagnent les organisations vers une croissance pérenne. C’est ainsi que nous jouons un rôle actif dans la construction d'un monde plus juste et plus équilibré pour nos équipes, nos clients et la société dans son ensemble.
 
EY désigne l'organisation globale et peut faire référence à l'un ou plusieurs des membres d'Ernst & Young Global Limited, dont chacun est une entité juridique distincte. Ernst & Young Global Limited, société britannique à responsabilité limitée par garantie, ne fournit pas de prestations aux clients. Retrouvez plus d'informations sur notre organisation sur www.ey.com/fr
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A propos de LinkedIn
Fondé en 2003, LinkedIn met en relation les professionnels du monde entier afin de les aider à être plus productifs et à réussir. Avec plus de 277 millions de membres, parmi lesquels des cadres appartenant à chacune des sociétés citées dans la liste annuelle des 500 plus grosses entreprises américaines du magazine Fortune, LinkedIn est le plus grand réseau professionnel présent sur Internet. La société a un business model basé sur différentes sources de revenus provenant des solutions de recrutement, des solutions marketing et des abonnements premium. LinkedIn est basé dans la Silicon Valley et possède de nombreux bureaux à travers le monde.

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* France, Allemagne, Royaume-Uni, Etats-Unis, Chine, Brésil et Inde
** ”This time it’s personal: from consumer to co-creator”, Etude EY, 2012