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L’industrie mondiale du matériel médical tire son épingle du jeu dans un contexte de récession international. - Ernst & Young - France

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L’industrie mondiale du matériel médical tire son épingle du jeu dans un contexte de récession international.

Cependant, l’effort pour le maintien de l’innovation reste un défi de taille pour de nombreux acteurs de ce secteur.

Paris, 27 Septembre 2011 – Les sociétés de matériel médical cotées en bourse aux Etats-Unis et en Europe ont affiché une performance solide en 2010. Les taux de croissance de 2009 ont été dépassés pour chacun des principaux indicateurs financiers, prouvant à nouveau que l’impact de la récession mondiale sur le secteur semble s’atténuer. Cependant les entreprises doivent trouver de nouveaux moyens pour maintenir leur effort d’innovation car elles sont de plus en plus confrontées à des difficultés de financement et à des pressions réglementaires et tarifaires. Ce sont là quelques-unes des principales conclusions de Pulse of the industry: medical technology report 2011, la quatrième édition annuelle du rapport d’Ernst & Young sur la performance du secteur, publié hier à l’AdvaMed 2011.
«Le secteur des technologies médicales a affiché une performance impressionnante en 2010 malgré des vents contraires. Toutefois, derrière les chiffres se dessinent des défis importants pour bon nombre d’acteurs du secteur», souligne Heinrich Christen, Ernst & Young Medtech Leader EMEIA (Europe, Middle East, India and Africa). «Actuellement, la capacité d’innovation du secteur est fortement mise à l’épreuve. Elle est due aux pressions exercées par les payeurs, à la nécessité de mettre en évidence la valeur des produits, au renforcement de la surveillance réglementaire, et au durcissement des conditions de financement.»
Les constats majeurs issus du rapport Pulse of the industry sont les suivants :

  • Forte progression des résultats nets. Les bénéfices nets des sociétés («pure players») aux Etats-Unis et en Europe ont atteint 17,4 milliards de dollars US, soit une hausse de 43% par rapport à 2009. Toutefois, cette progression est due notamment à des reprises de charges enregistrées en 2009, sans lesquelles la croissance annuelle nette en 2010 aurait été de 9%, chiffre qui reste très satisfaisant. Le chiffre d’affaires de l’ensemble des sociétés medtech (y compris les «conglomérats») a totalisé 315,9 milliards de dollars US, soit une hausse de 4% par rapport à l’année précédente.
  • Surenchère financière – pour quelques uns. Les capitaux levés par les sociétés américaines et européennes ont atteint 23,6 milliards de dollars US, soit une hausse de 66% par rapport à 2009. Cependant, cette augmentation est due principalement à quelques sociétés matures qui ont profité de taux d’intérêt historiquement bas pour émettre de la dette. Si l’on exclut ces opérations, ce chiffre retombe à 7,7%. Cette tendance a perduré au cours des six premiers mois de 2011, avec un financement total de 10,1 milliards de dollars US.
  • Chute du financement en capital-risque. L’investissement en capital-risque a chuté de 13% en 2010 par rapport à l’année précédente, bien que le montant levé reste comparable à ceux de 2005 et de 2006, apogée de l’ère de «l’argent facile». Le financement du capital-risque a reculé de 15% aux Etats-Unis à 3,5 milliards de dollars US, tandis qu’il enregistrait en Europe une progression de 4,7% à 707 millions de dollars US.
  • Léger redressement pour les introductions en Bourse. Après plus de deux années de stagnation, les introductions en Bourse sont reparties à la hausse en 2010, mais à un rythme plus lent que celui des années précédant la récession. Neuf sociétés medtech au total aux Etats-Unis et en Europe ont effectué leur entrée en Bourse en 2010 contre seulement deux en 2009, pour un montant total de 568 millions de dollars US.
  • Retour des transactions. La valeur totale des fusions et acquisitions aux Etats-Unis et en Europe est repartie à la hausse avec 30,6 milliards de dollars US en 2010, contre un niveau historiquement bas de 15,7 milliards de dollars US en 2009. Le volume de transactions moyen s’est accru, passant de 175 millions à 243 millions de dollars US.
  • Une plus grande prudence accordée à la croissance de la part des investisseurs. Ernst & Young observe un décalage grandissant entre la performance du secteur medtech et la perception des investisseurs. Si le bénéfice médian par action des plus grandes sociétés américaines «pure players» n’a cessé de croître au cours de ces dix dernières années, le ratio cours/bénéfice de ces sociétés a baissé sur la même période.

Nouveau défi pour le secteur medtech : démontrer les résultats en matière de santé
Le rapport Pulse of the industry montre que le secteur medtech doit faire face à l’enjeu de la pérennité des systèmes de santé qui conduit les représentants politiques, les payeurs et les autorités réglementaires à diminuer les prix, tout en mettant en œuvre diverses mesures pour l’amélioration des résultats dans le domaine de la santé. Par conséquent, la réussite d’une société medtech dépendra non seulement de la vente de ses produits, mais aussi de sa capacité à démontrer l’efficacité de ses produits pour les patients - toujours plus engagés dans la gestion de leur santé - et pour l’ensemble du secteur sanitaire.
Cette tendance persistante vers un écosystème axé sur les résultats exige de la part des sociétés medtech qu’elles réinventent des éléments fondamentaux de leur business model. Parmi les principaux défis et opportunités de cette adaptation, le rapport met en évidence :

  • L’offre
    Face au renforcement des exigences des payeurs dans ce nouvel écosystème axé sur les résultats, les sociétés doivent investir dans de nouvelles sources de revenus, qui ne se limitent pas à leurs produits. Des sociétés pourraient ainsi envisager d’élargir leur offre en ajoutant aux produits des solutions, comme par exemple, la surveillance des données de patients sur des pathologies particulières, afin de trouver de nouveaux moyens de produire de la valeur à partir des informations dont elles disposent. Dans certains modèles économiques, des sociétés pourraient même envisager d’abandonner l’offre de certains produits pour se concentrer sur la vente d’abonnements à des services basés sur l’information (par exemple, le diagnostic à distance en temps réel).
  • Ventes et marketing
    Les sociétés doivent adapter leur modèle économique notamment dans leur approche marketing/ventes compte-tenu de la place de plus en plus importante jouée par les hôpitaux et les patients dans la décision d’achat. Certains segments de produits intéressent maintenant une catégorie de population non-scientifique, ce qui implique un renforcement des efforts en matière d’information et de documentation. Parallèlement, les sociétés doivent prouver la valeur et l’efficacité de leurs produits aux payeurs. Enfin, la communication avec ces acteurs via de nouveaux supports tels que les réseaux sociaux exigent une gestion fine et une capacité à fournir les informations pertinentes en temps voulu.
  • Recherche et développement
    Dans le secteur des technologies médicales, les médecins travaillent traditionnellement avec l’industrie pour améliorer les nouvelles générations de produits en fonction de l’expérience du patient. On peut s’interroger sur l’éventuel impact des nouvelles lois relatives à la transparence («Sunshine Act», projet de réforme de la santé en cours d’examen à l’Assemblée Nationale) sur ce flux d’informations. Ce contexte ne peut qu’encourager les sociétés à mieux exploiter les réseaux d’informations plus étendus qui font partie intégrante de l’écosystème de la santé.
    «Depuis toujours, les sociétés medtech prennent des risques majeurs afin d’élaborer des produits et technologies innovants», déclare Virginie Lefebvre-Dutilleul, Life Sciences Leader chez Ernst & Young en France. «Cependant, le risque n’est désormais plus seulement lié au développement des produits, mais également à un certain nombre d’autres facteurs de pression et à l’ouverture de nouvelles opportunités. Pour faire face à ce risque, les sociétés doivent élaborer de nouveaux modèles. Si le risque s’est déplacé au-delà du produit, l’innovation devra suivre le même chemin.»

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A propos d’Ernst & Young : Ernst & Young est un des leaders mondiaux de l’audit et du conseil, de la fiscalité et du droit, des transactions. Partout dans le monde, nos 141 000 professionnels associent nos fortes valeurs communes à un ferme engagement pour la qualité. Nous faisons la différence en aidant nos collaborateurs, nos clients et tous nos interlocuteurs à réaliser leur potentiel. Ernst & Young désigne les membres d’Ernst & Young Global Limited, dont chacun est une entité juridique distincte. Ernst & Young Global Limited, société britannique à responsabilité limitée par garantie, ne fournit pas de prestations aux clients. Retrouvez plus d’informations sur notre organisation : www.ey.com/fr

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