Grandir en Europe : hasard ou état d’esprit ? Ou comment devenir une entreprise européenne d’exception !
Première en son genre, cette étude croise la réalité de données financières avec la perception que les entrepreneurs interrogés ont de leur réussite. Une analyse qui permet d’établir le profil type de l’Entreprise d’Exception en Europe (EEE). Parmi les 20.000 entreprises de taille moyenne (entre 250 et 999 salariés) que compte la base Amadeus, Ernst & Young et l’ESCP-EAP ont identifié un échantillon de 2 377 entreprises remarquables par leurs performances. Ce sont des entreprises européennes d’exception (EEE) !
*Méthodologie détaillée au bas du documentLes EEE ont un rôle moteur
Entre 2004 et 2006, les Entreprises Européennes d’Exception ont :
- créé 401 000 emplois soit près de 46% de la totalité des emplois générés par les entreprises de taille moyenne (EMSC).
- créé 37 milliards d’euro en valeur ajoutée soit 52% de la valeur ajoutée créée par les entreprises de taille moyenne.
Ce qui fait leur succès
Le dirigeant d’une EEE appuie son organisation sur trois piliers essentiels :
- une stratégie évolutive focalisée sur l’identification permanente de nouvelles opportunités ;
- un réinvestissement dans la R&D et les ressources humaines. A chiffre d’affaires égal avec une entreprise de taille moyenne, l’entreprise d’exception rémunère mieux ses salariés !
- et une approche entrepreneuriale qui – en diminuant les étages hiérarchiques - installe plus de souplesse dans le mode de management et délègue les décisions pour plus de réactivité dans la conquête de nouveaux marchés.
Cette organisation lui permet d’accélérer les processus d’évaluation et de décision d’investissements et aussi le choix de nouveaux marchés. On passe ainsi de « l’entrepreneur individuel » à « l’organisation entrepreneuriale » avec une incidence forte sur les profils recherchés et le management!
Les EEE, leaders sur leur marché
Les EEE s’assurent une croissance continue, même sur des marchés en stagnation, par des avantages compétitifs réels dans les produits et les services. Elles autofinancent ainsi en grande partie leur développement.
Les entreprises européennes d’exception mettent l’accent sur l’innovation – dans les produits comme dans les modes d’organisation – et l’internationalisation.
Gardant une vision à moyen et long termes ; les entreprises européennes d’exception privilégient les marchés européens et investissent principalement dans cette zone.
Malgré de belles histoires, la France accuse un retard sur ses voisins européens
Avec respectivement 6 002 et 5 897 entreprises de taille moyenne, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont les économies européennes les plus dynamiques ! La France n’en dénombre que 3 407 et se classe ainsi en troisième position.
Alors que son PIB est similaire à celui du Royaume-Uni, la France compte 2 600 EMSC de moins sur son territoire.
Entre 2004 et 2006, les EMSC françaises ont créé 291 000 emplois dont 96 000 générés uniquement par les EEE françaises !
Des politiques publiques adaptées aux entreprises de taille moyenne sont attendues
Le déficit d’entreprises de taille moyenne représente pour l’économie française un handicap réel. Les dirigeants interrogés disent souffrir d’un manque de reconnaissance dans un environnement réglementaire et culturel qui leur est défavorable. Comme leurs voisins européens, les entrepreneurs français aimeraient bénéficier d’une politique fiscale plus souple.
La charge totale de l’impôt sur le PIB est de 44,5 % pour la France et de 42,7 % pour l’Italie alors que l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni se situent entre 35,7 % et 37,4 %. Les Etats-Unis, à titre de comparaison sont à 28,2%.
D’une vraie culture entrepreneuriale dépend sans doute la qualité des politiques mises en place...
« La compréhension de ce groupe d’EEE et de ses performances est pour les politiques publiques une ouverture sur de nombreuses possibilités de comparaisons et de nouveaux leviers de croissance. » déclare Jacqueline Fendt, directeur scientifique de la Chair Entrepreneuriat de L’ESCP-EAP.
« Si l’ensemble de nos entreprises françaises moyennes atteignaient le même niveau de performance que les entreprises d’exception, le résultat de ce calcul utopique donnerait à réfléchir : un potentiel de 630 000 emplois supplémentaires » explique Jean-François Royer, associé Ernst & Young.
* * * * *
*Méthodologie :
Cette étude porte sur un échantillon représentatif de 13 611 entreprises* de taille moyenne (250 à 999 salariés) pour lesquelles la totalité des données financières est connue : chiffre d’affaires, Ebitda, Ebit, valeur ajoutée, coût par salarié. Parmi cet échantillon, 2 377 entreprises européennes d’exception (EEE) ont été analysées selon trois critères : une croissance du chiffre d’affaires et des investissements de 33% sur la période 2004-2006 et un résultat d’exploitation (Ebit) positif ou nul sur la même période.
Pour obtenir la méthodologie détaillée, merci de vous adresser au service de presse
d’Ernst & Young.