Cahiers n°14 - Anticiper. Prendre un temps d'avance, demander votre exemplaire !

Anticiper. Prendre un temps d’avance.

Les Cahiers Ernst & Young N°14

Prendre un temps d'avance. Quand la complexité est à l'ordre du jour et qu'il devient de plus en plus difficile d'imaginer le monde qui vient, la capacité à anticiper, des hommes, des organisations, est essentielle pour tirer son épingle du jeu et faire la différence, qu'il s'agisse de la vie personnelle, professionnelle, individuelle et collective. Comment l'homme construit-il son rapport au temps, ses représentations de l'avenir ? Tous les individus ont-ils les mêmes aptitudes à anticiper ? Quels sont les ressorts psychologiques qui sont sollicités ? Comment une entreprise, un pays, une société, peuvent-ils espérer apprivoiser collectivement l'avenir ? Autant de questions qui, en ces temps incertains, dessinent un chemin pour les hommes en quête d'un avenir meilleur.
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Jean-Pierre Letartre

Jean-Pierre Letartre,
Président EY France

Prendre un temps d’avance. Savoir anticiper fait partie des qualités fondamentales de tous ceux qui, dans l’entreprise comme ailleurs, ont l’ambition de mettre l’intelligence individuelle et collective au service d’un avenir meilleur. Mais aujourd’hui, dans un monde de plus en plus complexe, de plus en plus instable, l’exigence d’anticipation est encore plus forte. Car anticiper ce n’est pas prévoir, c’est surtout accepter de sortir des schémas mentaux prédigérés, des réflexes de toujours, pour privilégier l’esprit d’ouverture et favoriser la capacité d’adaptation. Une révolution mentale là où, dans nos sociétés, nous avons du mal à nous extirper d’un présent de plus en plus stérile, à refuser la dictature du court terme, pour revaloriser l’idée de futur.

Cette révolution mentale, c’est d’abord l’affaire des dirigeants. Il leur revient de l’incarner et d’en faire la pédagogie. Anticiper, prendre un temps d’avance, est un mot d’ordre puissant et mobilisateur dès lors qu’il nous montre la voie et nous invite à comprendre le monde qui vient plutôt qu’à réagir au dernier événement venu. Dès lors qu’il nous convainc aussi de retrouver le goût du risque. Car il y a désormais un risque à ne pas prendre de risque. Mais pour cela, les entrepreneurs ont besoin d’être écoutés et soutenus. Rien n’est possible en effet sans un écosystème qui leur soit bienveillant. Et, sur ce terrain, notre pays a encore du chemin à parcourir. Valoriser l’esprit d’entreprise et le goût du risque c’est en effet garantir aux entrepreneurs la durée dont ils ont besoin grâce à un environnement fiscal et réglementaire à la fois simple, stable et amical (friendly, comme disent les anglosaxons) pour créer de la richesse. C’est aussi donner aux investisseurs les moyens de parier sur le long terme. Capital-risque et capital-patience sont intimement liés lorsqu’il s’agit de favoriser le développement des entreprises françaises.

Alors que les prévisions de croissance 2013 et l’humeur collective n’incitent guère à l’optimisme, en tout cas pour ce qui concerne le continent européen, anticiper, parier sur le long terme, est donc plus que jamais la clé d’une croissance solide et durable. C’est pourquoi, avec cette quatorzième édition des Cahiers, nous avons voulu vous entraîner dans cette réflexion enthousiasmante où tout (re)devient possible car prendre un temps d’avance, c’est avant tout reprendre notre destin en mains. Comment l’homme construit-il son rapport au temps, ses représentations du futur ? Tous les individus ont-ils les mêmes aptitudes à anticiper ? Quels sont les ressorts psychologiques qui sont sollicités ? Comment une entreprise, un pays, une société, peuvent-ils espérer apprivoiser collectivement l’avenir ? Autant de questions (et quelques réponses…) qui, en ces temps incertains, dessinent un chemin pour les hommes en quête d’un monde meilleur.

Bonne lecture.