Mobilité et réseaux sociaux

Analyse de la performance des 10 premiers sites marchands en France

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La mise à disposition par les enseignes de leur offre sur des terminaux mobiles jouit d’une bonne notoriété.

En moyenne, 59 % des clients savent que l’on peut télécharger une application dédiée, 42 % ont connaissance de l’existence d’une version du site spécifique aux tablettes et 47 % des clients savent que l’on peut commander le produit via une application mobile.

Le site internet de l’enseigne/compagnie/voyagiste m’indique clairement la possibilité de télécharger l’application dédiée pour un mobile ou une tablette

Moyenne : 5,9

Une grande frilosité à l’égard de l’achat effectif et du paiement
Le panel interrogé est nettement plus frileux : seuls 4 % des répondants se disent prêts à utiliser l’application mobile pour effectuer leurs achats, et 97 % déclarent préférer le site web pour procéder au paiement (on notera que ce résultat diffère toutefois pour les sites qui pratiquent des ventes « sur enchères » ou les sites de voyagistes, pour lesquels la notion de mobilité est particulièrement pertinente).

Crainte accrue du piratage sur une application mobile, ou tout simplement la dimension plus anxiogène d’un acte d’achat en mobilité ? Pour le moment, il semble que l’acte d’achat et de paiement ne soit pas assez « dédramatisé » par les applications mobiles, dont l’ergonomie ne permet pas toujours au consommateur de se poser pour prendre le temps de « bien acheter » … il ne faut pas oublier cet aspect « confort » qui demeure important.

Méconnaissance des développements plus spécifiques réalisés par les enseignes
56 % des clients ignorent s’il existe ou non des QR codes (sans doute faut-il prendre en compte le fait que ceux-ci sont difficiles à utiliser) ; 60 % ne savent pas si l’application mobile utilise la géolocalisation.
En matière de réseaux sociaux, 61 % des clients disent ne pas savoir si l’enseigne y propose du contenu, ni s’il existe des forums dédiés (60%) ; 87 % ne savent pas si des conseillers de l’enseigne interviennent sur ces réseaux.

Le niveau d’information des clients sur les terminaux mobiles et les réseaux sociaux est variable selon les enseignes.
Dans ce domaine, on soulignera une bonne performance de l’information proposée par les voyagistes ou les VADistes, particulièrement en matière d’interaction sur les réseaux sociaux (forums, SAV, etc.) — ce qui laisse à penser que ces dispositifs sont mieux connus quand ils sont réellement pertinents pour l’activité de l’enseigne.

En conclusion, si les enseignes peuvent encore progresser sur la mise en avant des applications mobiles à partir de leur site web, il n’est pas certain qu’il faille répliquer une même boutique sur tous les canaux numériques. L’application mobile doit rendre des services spécifiques, l’application tablette pouvant améliorer le confort de navigation par rapport à un accès web « traditionnel ». Ainsi, chaque support doit avoir une place claire, utile et intégrée dans l’offre de l’enseigne — sous peine de décevoir, et donc de dépérir.

La clé du succès sur les réseaux sociaux : l’éditorialisation

Stéphane Ramezi
Responsable des éditions multimédias
INA (Institut National de l’Audiovisuel)

Les plateformes de l’INA reçoivent aujourd’hui plus de 2,7 millions de visiteurs uniques par mois et les vidéos comptent 7 millions de vues, toutes plateformes confondues.

 

80 % de ces contenus sont en accès gratuit, le reste est accessible gratuitement seulement pour les premières minutes, la suite étant en accès payant via un téléchargement sur la plateforme. La monétisation de nos contenus se fait également par le biais d’une régie publicitaire qui gère les publicités sur les sites de l’INA, soit par « pre-roll » sur certains contenus (annonce publicitaire qui se lance avant le début de la vidéo), soit de manière plus classique via des bannières publicitaires. Dans le cas des contenus disponibles sur You Tube et Dailymotion, nous partageons les revenus. De nombreux partenariats nous lient à des sites de grands médias qui utilisent les « players vidéo déportés » de l’INA (le film est visible sur le site du média mais il reste stocké sur la plateforme de l’INA), ce qui génère des flux additionnels. Au total, 20 à 40 % de notre trafic vient de l’extérieur, selon les mois et l’actualité.

En 2013, nous allons opérer une refonte de la plateforme boutique et VOD d’INA.fr pour revoir le parcours client et intégrer des solutions de paiement et micro-paiement plus simples. Nous allons aussi lancer une nouvelle application mobile et renforcer notre offre sur la VOD et SVOD (Subcription Video On Demand) qui permet aujourd’hui de souscrire un abonnement pour accéder aux contenus INA via la chaîne INA disponible avec nos partenaires Free et Numéricable. Stéphane Ramezi Responsable des éditions multimédias INA (Institut National de l’Audiovisuel)

Notre conviction est simple : quel que soit le nombre de canaux/terminaux qui existent ou feront leur apparition (site Internet, tablettes, mobiles, TV connectée, box des fournisseurs d’accès internet, etc.), il nous faut garantir à l’utilisateur une expérience client simple, lui permettant de télécharger le contenu en n’importe quel point, et de le visionner en n’importe quel autre point, de la manière la plus fluide possible.

 

« Via le numérique, valoriser et mettre à la disposition du plus grand nombre le patrimoine culturel français. »

Nous avons lancé en 2012 l’opération « Dites-le avec l’INA » : une sélection de phrases marquantes ou amusantes prononcées par des personnalités politiques, élaborée en vue d’être publiée sur les réseaux sociaux. Lors de la campagne pour les élections présidentielles, ce concept a connu un vif succès, avec plus de un million de vues pour 80 extraits vidéo. Nous renouvellerons l’expérience cette année avec une rétrospective sur Salvador Dali dans le cadre de l’exposition exceptionnelle au Centre George Pompidou. L’objectif avec « Dites-le avec Dali » est de miser sur l’aspect viral, événementiel et social des contenus. Les réseaux sociaux sont parfaitement adaptés pour drainer du trafic vers notre site, en particulier Facebook qui est très grand public. Notre page est proche aujourd’hui des 100 000 fans. Comme nous avons atteint la masse critique, nous allons pouvoir commencer à monétiser les vidéos postées et partagées sur Facebook (par le système de « pre-roll »). Notre utilisation des réseaux sociaux n’est pas sans effort : elle demande un important travail éditorial de sélection des séquences vidéo, de connexion avec l’actualité, etc. La richesse de notre fonds, sa notoriété auprès du public français (qui reconnaît immédiatement le logo INA à l’image) et notre savoirfaire éditorial nous permettent de tirer pleinement parti de ces réseaux.

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