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Tendances mondiales 2012 de l'introduction en bourse - Se préparer tôt et agir vite - EY - France

Tendances mondiales 2012 de l'introduction en bourse - Se préparer tôt et agir vite

Les huit tendances de l’introduction en bourse à surveiller en 2012

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La fenêtre pour mener à bien une transaction sur le marché est susceptible de se refermer rapidement et souvent sans prévenir ou presque.

1. Apprendre à vivre avec la volatilité

Le plus gros facteur individuel ayant joué sur les marchés des introductions en bourse l’an dernier a sans doute été la volatilité. L’indice de volatilité de la Bourse des contrats d’option de Chicago (CBOE), le VIX, qui mesure pour le grand public la volatilité implicite des contrats d’option de l’indice S&P 500, est devenu l’un des indicateurs de marché les plus surveillés.

Lorsque le VIX dépasse une fourchette de 20 à 25 %, la volatilité est telle qu’elle entraîne de fait la clôture des marchés d’introduction en bourse. Le VIX a suivi une tendance baissière au premier semestre 2011 mais est remonté en flèche au milieu de l’année lorsque la crise européenne de la dette s’est propagée et que les États-Unis ont vu leur note de crédit abaissée.

Le plus probable est que la volatilité diminue quelque peu en 2012, mais la nature imprévisible du marché sera un facteur clé dans les décisions d’introduction en bourse pour les 12 prochains mois au moins.

2. Gérer le risque d’exécution

Les questions de la valorisation et des performances après l’introduction sur le marché boursier restent en tête des interrogations chez les candidats, mais le risque d'exécution est devenu un souci majeur. Face à des conditions de fixation des cours évoluant très rapidement et à un nombre record de sociétés ayant retiré leur plan de cotation, les candidats s’inquiètent de savoir s’ils pourront mener à terme leur offre de titres financiers au public.

Sur le plan positif, les investisseurs sont devenus tolérants vis-à-vis des sociétés qui annoncent un plan d’introduction en bourse, qu’elles retardent ensuite dans l’attente d’un moment plus propice. Mais ils pénaliseront quand même celles qui décident de faire une offre sur le marché, pour se rétracter juste après en raison d’un manque de soutien. L’augmentation du risque d’exécution change la manière dont les sociétés doivent préparer leur introduction en bourse. 

3. Se préparer  tôt et agir vite

Deux facteurs clés augmenteront les chances d’un candidat à l’introduction en bourse de mener sa cotation à terme et dans de bonnes conditions cette année : commencer à se préparer à la cotation plus tôt qu’en temps normal et se tenir prêt à agir beaucoup plus vite sitôt qu’une fenêtre viable s’ouvre sur le marché. À l’échelle mondiale, certains marchés d’introduction en bourse sont mieux adaptés que d’autres à une procédure de cotation accélérée.

Mais quelle que soit la place financière sur laquelle elles envisagent d’être cotées, les sociétés prétendant à l’introduction en bourse doivent veiller à avoir une histoire claire et captivante à raconter à leurs investisseurs, avec les informations financières transparentes nécessaires pour l'étayer. De la même manière, les candidats devront pouvoir être certains d’avoir identifié et géré le moindre risque susceptible de ralentir le processus de cotation ou de le faire complètement échouer.  

4. Les sociétés doivent garder l’esprit ouvert

La difficulté d'introduire une société en bourse a incité l’an dernier nombre de sociétés qui l’envisageaient à réfléchir de façon plus créative à la place financière sur laquelle elles seraient susceptibles d’être cotées. Nous nous attendons à la poursuite de cette tendance en 2012.

Plutôt que de simplement choisir la solution par défaut qui consiste à être cotées sur leur marché national, nous avons vu plusieurs sociétés européennes localiser tout ou partie de leur introduction en bourse en Asie ou aux États-Unis.

De toutes nouvelles formes de financement par émission d’actions, tels que les portails de financement participatif qui offrent un accès direct aux investisseurs et les nouveaux arrivants que sont les grands systèmes de négociation multilatérale, ont également revêtu un certain attrait pour les sociétés qui prétendent à l’introduction en bourse. Dans la mesure où la situation du marché demeurera probablement difficile tout au long de l’année 2012, il est nécessaire que les sociétés considèrent tout l’éventail de leurs options de financement.  

5. Les clés sont entre les mains des banques centrales

La crise des dettes souveraines en Europe et dans d’autres pays affichant des indicateurs économiques au ralenti, a lourdement pesé l’an dernier sur les marchés mondiaux d’introduction en bourse. L’échec des responsables politiques à se mettre d’accord sur une solution claire aux difficultés fiscales de la zone euro a été la principale raison pour laquelle les introductions en bourse se sont pratiquement interrompues au second semestre de l’année.

À mesure que l’on avance dans l’année 2012, les perspectives sont plus favorables. L’Europe a fait des progrès sur la voie de la résolution de ses problèmes et l’économie américaine se porte mieux. Au plan mondial, on voit se profiler tout un ensemble d’entreprises très rentables et avides de capitaux qui sont désireuses d’entrer en bourse.  

Néanmoins, les clés d’une reprise durable du marché des introductions en bourse demeureront en grande partie dans les mains des dirigeants des banques mondiales et des nations souveraines de la planète durant toute l’année 2012.  

6. Ne pas oublier que les entreprises dégagent des profits

Alors que 2011 a été une année difficile pour l’économie mondiale, il faut noter que les sociétés — dans leur ensemble — dégagent des profits. Au cours du quatrième trimestre l’an dernier, la croissance des bénéfices pour le S&P 500 était autour de 9 %. C’était là la poursuite d’une tendance baissière à court terme, même si certains secteurs ont enregistré de bien meilleures performances que la moyenne, les sociétés dans l’industrie et les technologies se situant au-dessus des 16 %.

Sur l’ensemble du S&P 500, on prévoit que les taux de croissance des bénéfices augmentent encore au second semestre 2012. La croissance des bénéfices des sociétés asiatiques a aussi été forte et s’est accélérée. Pour s’épanouir, le marché des introductions en bourse a besoin d’au moins deux ingrédients : des sociétés dégageant des bénéfices et avides de capitaux et un sentiment positif à l’égard du marché des actions. Une croissance solide des bénéfices des entreprises permet d’obtenir les deux.  

7. Tirer les leçons du cas Facebook

Si une opération de marché ne fait pas la tendance, les sociétés des autres secteurs qui prétendent à l’introduction en bourse ont cependant beaucoup à apprendre de l’étude des récentes expériences de première cotation des entreprises des réseaux sociaux et de l’internet. Pour maintenir le cours proposé élevé et réduire le risque d’exécution au minimum, les sociétés ont la possibilité d’offrir des portions relativement modestes de leur capital total.

8. Le capital-investissement révèle ses forces

La proportion d’introductions en bourse réussies qui ont impliqué des sociétés de capital-investissement s’est accrue à des niveaux record l’an dernier. À l’échelle de la planète, les firmes de capital-investissement ont introduit en bourse 118 sociétés, en levant autour de 38,3 milliards d’USD, ce qui représente 23 % du produit total des introductions en bourse concernées.  

Aux États-Unis, neuf des dix plus grosses introductions en bourse ont impliqué des sociétés adossées à des acteurs du capital-investissement. La proportion élevée de transactions sur le marché qui passent par du capital-investissement s’explique en partie par le fait que nombre d’entreprises qui n’avaient pas mis à contribution de sociétés de capital-investissement ont décidé d’annuler ou de différer leur plan de cotation. Cela montre aussi à quel point les firmes de capital-investissement sont devenues plus agiles ; dès qu’une fenêtre de marché s’ouvrait, elles étaient prêtes à agir rapidement. 

Avec un montant de fonds levés sans être investis (« dry powder ») estimé en mai 2012 à 375 milliards d’USD et un portefeuille d’investissement qui vieillit rapidement, on s’attend à ce que les sociétés de capital-investissement soient de nouveau des acteurs significatifs de l’introduction en bourse en 2012. On a également assisté à un essor des introductions en bourse adossées à du capital-risque en 2011 et on s’attend à ce que cela se poursuive en 2012.

En 2011, les firmes de capital-risque se sont retirées de 141 sociétés, en levant autour de 17,3 milliards d’USD via des introductions en bourse, ce qui représente 10 % du produit total des introductions en bourse. En mai 2012, on estime que les firmes de capital-risque détiennent 115 milliards d’USD de « dry powder ». 

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Communiqué de presse

  • Global IPO activity rose in Q2
    Even without Facebook’s IPO, which made up 38% of capital raised in Q2, overall global IPO activity in Q2 was 49% higher than Q1.

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Maria Pinelli

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