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Ernst & Young >Newsroom >News releases >entreprises-detenues-par-fonds-de-capital-investissement-oct09 - Ernst & Young - Luxembourg

Les entreprises européennes détenues par les fonds de capital investissement maintiennent leur croissance malgré les conditions difficiles – Les investisseurs demeurent confiants dans la validité du modèle du capital investissement.

Luxembourg, le 20 octobre 2009

Avec, à ce jour, plus de 230 SICARs et 900 SIFs, le Grand Duché de Luxembourg s’est établi comme une place incontournable en Europe pour la structuration d’opérations et la domiciliation de fonds de capital investissement. Le soutien du gouvernement luxembourgeois en faveur de cette industrie a joué et continuera de jouer un rôle clé dans son développement. Les performances et les perspectives de cette industrie, telles qu’analysées par certains de ses acteurs majeurs au niveau européen et mondial, présentent donc un intérêt particulier pour le Grand Duché.

Ernst & Young vient de publier deux études complémentaires sur l’industrie du capital investissement. Alain Kinsch, responsable du département Private Equity chez Ernst & Young Luxembourg et responsable « Private Equity Funds » au niveau européen de Ernst & Young a récemment présenté ces deux études à la communauté Private Equity du Luxembourg.

Challenges in a new world – How do private equity investors create value? Cette étude sur les sorties du capital réalisées par les fonds d’investissement en Europe est publiée pour la quatrième année consécutive. Cinq messages clés ressortent de l’étude :

  • Les entreprises détenues par les fonds de capital investissement ont vu leurs profits et leurs effectifs croître et ont amélioré leur productivité de manière significative. 

L’analyse de près de 300 des plus grandes entreprises européennes, détenues puis cédées par des fonds de capital investissement au cours des quatre dernières années, montre en effet une croissance annuelle moyenne de 15 % pour les profits, 5 % pour les effectifs et 9 % pour la productivité entre l’acquisition et la sortie, des performances supérieures à celles des sociétés cotées, même après prise en compte de l’endettement.

  • La croissance des profits s’appuie sur un modèle de gestion unique, centré sur des initiatives ciblées de croissance organique et d’amélioration opérationnelle. Quelle que soit la stratégie d’investissement adoptée, l’étude montre que 40% de la croissance des profits sur l’échantillon analysé découle de la mise en œuvre de telles initiatives.
  • Les entreprises détenues par des fonds de capital investissement ont continué à afficher des résultats et des rendements supérieurs à ceux du marché.
  • Les fonds de capital investissement s’engagent durablement auprès des entreprises en portefeuille, même pour les entreprises moins performantes.Les résultats de l’étude révèlent en effet que la durée moyenne d’investissement pour les participations difficiles est de sept ans, soit le double des autres investissements. Aucun comportement court termiste à l’égard des participations difficiles n’a donc été constaté par l’étude.
  • Le nombre de sorties significatives du capital investissement en 2008 est en recul de 66% par rapport à l’année précédente, ce qui pourrait générer une activité significative dans le futur.

L’étude montre qu’en 2008, le nombre de sorties est passé de 89 à 30. Le total des valeurs d’entreprise à l’entrée a baissé pour sa part de € 54 milliards  à environ € 12 milliards (- 77 %).  Cette chute du nombre et de la valeur des sorties découle directement du contexte macro-économique : accès difficile aux financements, absence d'introductions en bourse en 2008 alors qu’elles ont représenté en moyenne 10 à 15 % des sorties sur les quatre dernières années et sont une voie de sortie naturelle pour les plus grandes entreprises détenues par des fonds de capital investissement. Le nombre réduit de sorties en 2008 associé au rendement moyen élevé des opérations renforce l’idée que les investisseurs en capital ont cédé des entreprises solides. Restent les autres actifs qui devront être cédés dans les années à venir pour rembourser les investisseurs, les dettes contractées – souvent importantes et dont bon nombre arriveront à échéance en 2011 ou 2012 – ou encore effectuer de nouveaux investissements. C’est dire si une bonne compréhension des leviers d’amélioration de la performance des sociétés en portefeuille et sa traduction en actions concrètes constitueront des facteurs clés de succès pour les fonds désireux de tirer parti du réveil du marché des introductions en bourse en préparant au mieux les entreprises détenues, ce que recouvre le vocable d’« exit readiness ».

Shifting sands – Limited partners’ perspectives on the future of private equity? Cette seconde étude résulte de discussions menées par Ernst & Young auprès d’investisseurs (LPs) majeurs dans le secteur du capital investissement, à travers le monde entre mars et juillet 2009. Ces dernières ont permis de recueillir des points de vue et des perspectives peu fréquemment exprimés dans le cadre de sondages.  Quatre  thèmes majeurs émergent :

  • Globalement, les LPs restent convaincus de la validité du modèle du capital investissement et pensent que cette classe d’actifs devrait continuer à offrir une rentabilité élevée. Néanmoins, ceci ne se fera pas sans un certain nombre d’ajustements. « Une nouvelle normalité » devrait donc émerger dans le sillage de la crise financière,  marquée par un retour aux fondamentaux, et notamment un regain d’importance accordé au thème de la création de valeur via des initiatives d’amélioration de la performance.
  • Les qualités requises au niveau des gestionnaires (GPs) mettent l’accent sur les fonctions de gestion du risque, qui devront être particulièrement robustes. Les acquisitions effectuées par les fonds de capital investissement au moyen des ressources mises à leur disposition par les LPs devront donc répondre à une stratégie d’investissement claire, centrée sur l’identification précoce des leviers de création de valeur.
  • L’expertise sectorielle devient également de plus en plus recherchée; les LPs attendent des gestionnaires une connaissance approfondie des risques et des opportunités attachés aux secteurs et sous secteurs dans lesquels ils investissent.
  • L’équilibre des pouvoirs entre LPs et GPs est donc en train de changer. On assiste actuellement à une « course à la qualité », avec des LPs plus sélectifs et désireux de travailler avec un groupe restreint de gestionnaires répondant à des critères stricts.

L’étude permet ainsi de faire ressortir une série d’implications pratiques pour les gestionnaires de fonds de capital investissement et dresse, pour finir, une liste de caractéristiques clés que devront posséder les gestionnaires du futur s’ils entendent réussir dans le secteur du capital investissement.

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