Luxemburger Wort, 27 January 2014

Regard sur le secteur du Private Equity : Un vecteur de développement pour l'emploi au Luxembourg

Perpétuellement à la recherche d'analystes, de gestionnaires et de jeunes talents

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Le «Capital-Investissement», plus connu sous sa dénomination anglo-saxonne «Private Equity», est une activité qui consiste à prendre des participations dans des sociétés non cotées en bourse et les revendre à moyen ou long terme pour générer des plus-values. Cette industrie partie intégrante de la place financière est amenée à jouer un rôle de premier plan dans la création d'emplois au Luxembourg.

Les sociétés-cibles qui font l'objet de prises de participation peuvent être des entités avec un business model établi et générant des revenus ou des sociétés beaucoup plus jeunes (les «startups») qui ne génèrent encore aucun revenu.

Dans ce dernier cas, on parle plutôt de «Capital-Risque» ou de «Venture Capital». Les prises de participations se font au travers de véhicules permettant de grouper les investisseurs et dont la gestion est assurée par la maison de «Private Equity». Outre les décisions d'acquisition et de cession, et au delà des moyens de financement que les fonds sont en mesure d'apporter, leur contribution se caractérise également par des actions précises destinées à améliorer la performance des entités détenues.

Au vu de la situation économique actuelle en Europe, il est certain que le «Private Equity» et le «Venture Capital» sont des moteurs de croissance de premier plan pour le développement économique de la zone. Bien qu'étant généralement de petite et moyenne taille, les maisons de «Private Equity» sont perpétuellement à la recherche d'analystes et de gestionnaires (ou «deals guys») capables de découvrir des entreprises à fort potentiel et accompagner leur croissance jusqu'à leur revente.


Recrutement permanent

Ces maisons offrent des perspectives uniques aux jeunes diplômés désireux d'intégrer un environnement de travail extrêmement dynamique, entrepreneurial, multiculturel et diversifié. Les fonds de «Private Equity» investissent sur différents territoires et ces «deals guys» sont parfois amenés à travailler sur une partie importante des entités en portefeuille. Dès lors, la capacité d'adaptation à des environnements réglementaires, culturels et linguistiques différents est bien évidemment un atout majeur.
Sur le plan purement technique, le «Private Equity» permet non seulement de se forger de solides capacités d'analyse financière et opérationnelle, mais également de développer des aptitudes commerciales de premier plan. La négociation des prix d'achat et de cession constitue l’un des fondements du métier et une expérience incomparable. Bien qu'en nombre limité jusqu'à aujourd'hui sur le territoire luxembourgeois, les maisons de «Private Equity» et de «Venture Capital» continuent à développer leurs activités et recruter des jeunes talents.
En revanche, en tant que centre financier de premier plan pour la structuration et l'administration des fonds d'investissement et autres véhicules d'acquisition, le Luxembourg a besoin d’une main-d'œuvre importante et de compétences précises pour satisfaire les besoins croissants des maisons du secteur qui utilisent ses véhicules.
 Au regard du développement ininterrompu que connait le secteur depuis plus de quinze ans, EY Luxembourg, à titre d'exemple, a constitué une équipe dédiée au «Private Equity» - qui compte actuellement deux cents collaborateurs, pour prester entre autres des services d'audit et de conseil fiscaux aux fonds de «Private Equity» - et recrute d'ailleurs continuellement des nouveaux collaborateurs.

Un rôle de premier plan

EY n'est bien évidemment pas la seule firme qui sert les maisons de «Private Equity» et de «Venture Capital» au Luxembourg. Au cours de ces quinze dernières années, bon nombre d'établissements de crédit, de fiduciaires et autres prestataires se sont en effet spécialisés sur ce secteur et ont développé des équipes pluridisciplinaires intégrant beaucoup de jeunes talents.
A la lumière des ambitions du nouveau gouvernement luxembourgeois pour l'industrie du «Private Equity», il est certain que celle-ci jouera un rôle de premier plan dans la création d'emplois au Grand-Duché au cours des prochaines années en contribuant non seulement à la croissance de l'offre d'emplois mais à sa durabilité en proposant des carrières intéressantes, diverses et internationales aux jeunes diplômés, et privilégiera ainsi une vision à long terme de l'emploi.


Olivier Coekelbergs est associé responsable du département Private Equity auprès d’EY Luxembourg.

 

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