Cette 2e édition édition du Panorama se propose de poursuivre l’analyse des dynamiques à l’œuvre menée en 2014 et celle de l’évolution du secteur en matière d’évaluation, de communication ou d’orientations stratégiques, en s’intéressant cette fois plus particulièrement à la thématique de l’intérêt général.

Réalisé conjointement avec Les entreprises pour la Cité (ex IMS – Entreprendre pour la Cité) le panorama s’inscrit dans la continuité de leurs travaux respectifs.

Cette nouvelle édition s’appuie sur trois volets :

  • Un état des lieux des fondations et fonds de dotation en France fondé sur une recherche documentaire,
  • Une enquête proposée à un panel de 632 fondations et fonds de dotation créés par des entreprises via un questionnaire en ligne envoyé de de mai à juin 2016,
  • Des entretiens menés avec sept responsables de fondations afin de recueillir leurs observations et visions prospectives sur le secteur et l’intérêt général.
 

Points clés du Panorama

41 % des fondations et fonds de dotations emploient 3 employés ou plus en 2016 contre 23 % en 2014.

68 % des structures interrogées proposent à leurs collaborateurs de s’impliquer dans des actions de solidarité

80 % des structures interrogées soutiennent des projets de manière pluriannuelle contre 72 % en 2014.

68 % des structures interrogées voient leur action liée ou intégrée à la stratégie RSE de l’entreprise.

Recentrage stratégique, thématique, géographique

Les fondations et fonds de dotation connaissent un recentrage en faveur d’une vision intégrée de la responsabilité sociétale de l’entreprise. De plus en plus liées aux enjeux stratégiques des sociétés, elles sont toujours plus nombreuses à être rattachées aux fonctions de direction générale. Leurs ressources humaines et financières s’accroissent, tandis que leurs périmètres d’action se spécialisent dans des projets de proximité avec l’objectif d’augmenter la performance de l’impact.

S’inscrivant dans une stratégie globale d’engagements citoyens, ce mouvement se traduit par un recentrage des structures sur leur territoire d’ancrage et une proactivité accrue dans la recherche de projets.

Généralisation et intégration des processus d’évaluation

Après une phase d’expérimentation et de projets pilotes, l’évaluation est devenue un outil au service des structures dans leur ensemble. Permettant de rationaliser et d’optimiser les ressources tout en satisfaisant aux exigences de reporting, elle est de plus en plus considérée comme un outil de pilotage et d’aide à la décision capable d’augmenter la performance de l’action.

Très majoritairement menée en interne, elle s’inscrit dans une logique de professionnalisation des structures déjà observée en 2014, et quoique largement utilisée dans les grandes entreprises, elle est également de plus en plus pratiquée dans les PME.

Les 3 domaines d’intervention privilégiés par les fondations et fonds de dotation sont :

EY - 3 domaines d’intervention privilégiés par les fondations et fonds de dotation

87 % des structures interrogées considèrent que leur communication génère des retombées positives sur l’image de l’entreprise.

76 % des structures déclarent avoir recours au processus d’évaluation pour améliorer le pilotage de leurs activités.

71 % des fondations et fonds de dotation tiennent compte de l’implantation géographique de leurs projets (+20 % depuis 2014).

87 % des fondations qui mobilisent leurs collaborateurs proposent à leurs salariés des missions centrées sur leurs compétences métiers.

7 % d’augmentation des budgets annuels moyens

9 % d’augmentation du budget médian par rapport à 2014

Montée en puissance de l’image

Que ce soit dans une logique de reporting, de réassurance aux parties prenantes dans le cadre d’une communication de projet ou plus globalement dans une logique d’affirmation d’un engagement global pour une cause d’intérêt général, communiquer devient une nécessité pour les fondations et fonds de dotation.

Si plus de la moitié des structures interrogées jugent encore leurs budgets insuffisants, elles se tournent désormais majoritairement vers les réseaux sociaux, outils qui correspondent à l’impératif de toute communication affiliée au mécénat : faire parler de soi sans pour autant parler soi-même.

L’intérêt général : entre théorie et pratique

Si l’intérêt général commande une définition fiscale précise – une gestion désintéressée, non lucrative, au profit du plus grand nombre – les structures d’intérêt général et organisations qui œuvrent dans le secteur de l’économie sociale et solidaire en ont une vision souvent plus large, prenant par exemple en compte une dimension sociétale (voire environnementale) de développement économique et de protection des populations les plus fragiles. Pourtant souvent opposées par le passé, performance économique et performance sociale deviennent sujettes à réflexion et à confrontation dans la recherche d’une meilleure performance de l’action déployée au service du bien commun. Dans leur maturité, les fondations et fonds de dotation expérimentent de nouvelles façons de faire et réinventent dans le creuset de l’action le rapport à l’intérêt général.

Sphères géographiques des actions des structures interrogées

EY - Sphères géographiques des actions des structures interrogées

Contacts

  • Philippe-Henri Dutheil
    Avocat associé, EY Société d’Avocats
    Responsable national du secteur Economie
    Sociale et Solidaire
    Tél. : +33 1 46 93 70 00
  • Blandine Fourdrinier
    Responsable coordination marketing secteur OSBL
    Tél. : + 33 1 55 61 81 30

EY est partenaire du 11 ème Forum National des Associations et des Fondation Rendez-vous le mercredi 19 octobre,  au Palais des Congrès de Paris.

EY est partenaire du 11 ème Forum National des Associations et des Fondation Rendez-vous le mercredi 19 octobre, au Palais des Congrès de Paris.

Pour en savoir plus.