Enquête internationale EY sur la fraude et la corruption

Paris, le 13 avril 2017

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EY publie la 16ème édition de son étude sur la fraude et la corruption intitulée « Instinct humain, approche technologique - Auquel des deux faites-vous le plus confiance dans la lutte contre la fraude et la corruption ? », conduite dans 41 pays de la zone EMEIA (Europe, Moyen Orient, Inde et Afrique).

Cette enquête, réalisée auprès de 4100 collaborateurs de grandes entreprises entre novembre 2016 et janvier 2017, met en lumière les grands enseignements suivants :

  • 52% des répondants ont été confrontés ou informés de problèmes de fraude ou de corruption au sein de leur organisation, 48% déclarent avoir subi des pressions pour ne pas en parler. Plus de la moitié de la population concernée (56%) a décidé de taire le problème.
  • Les principales raisons invoquées pour le choix du silence sont : une préoccupation liée à l’évolution de carrière (51%), le fait de craindre pour sa sécurité personnelle (46%),la loyauté vis-à-vis des collègues (30%) et de l’entreprise (24%).
  • 75% des répondants sont d’accord sur le fait que l’entreprise a le droit de surveiller des données telles que les emails, les appels téléphoniques ou services de messageries. Cependant, ils sont 89% à considérer que la surveillance de ces sources d’informations est de nature à constituer une violation de la vie privée.
  • 77% des répondants membres du conseil d’administration ou cadres dirigeants seraient prêts à justifier des comportements non éthiques (fraude et corruption) pour aider à la survie de l’entreprise. Un tiers seraient prêts à justifier des paiements en espèce pour gagner ou conserver des contrats et 1 sur 5 seraient prêts à modifier les résultats de performance de l’entreprise.
  • 45% des répondants membres du conseil d’administration ou cadres dirigeants estiment que leur entreprise communique de manière efficace sur les valeurs éthiques, contre 32% seulement selon le reste des employés interrogés.
  • 51% des répondants estiment que la corruption est largement répandue dans leur pays.
  • 28% des répondants estiment que le renforcement des réglementations a eu un impact positif sur l’application par l’entreprise des normes éthiques
  • 21% des répondants déclarent avoir connaissance de l’existence de la ligne d’alerte éthique.

Selon Philippe Hontarrède, Associé EY, responsable du département Fraud Investigation & Dispute Services en France, « le message fondamental de l’étude annuelle d’EY sur la fraude et la corruption est en parfaite résonance avec les dispositions de la loi Sapin 2 : les entreprises ne peuvent plus rien faire ni faire seulement le minimum. ». Comme le confirme Antoinette Gutierrez-Crespin, Associée au sein du même département, « prévenir et détecter la corruption sont tous deux indissociables et nécessitent la mise en place de moyens efficaces, y compris technologiques, pour surveiller et détecter les opérations à risque ».

Focus France :

  • 72% des répondants sont convaincus que la poursuite des individus responsables de comportements frauduleux pourrait avoir un effet dissuasif sur les pratiques de fraude et de corruption (77% dans le monde).
  • 14% des répondants seraient prêts à agir de manière non éthique pour améliorer leur propre progression de carrière ou leur rémunération, contre 21% dans le reste du monde.
  • 31% seulement des interrogés estiment que leur entreprise communique de manière efficace sur les valeurs éthiques.
 

EY - Philippe HontarrèdeEY - Antoinette Gutierrez-Crespin


Philippe Hontarrède  (Associé EY, responsable de l’activité FIDS France) et Antoinette Gutierrez-Crespin  (Associée EY, FIDS) se tiennent à votre disposition pour vous proposer une analyse du sujet et commenter ces résultats.