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EY publie les résultats d’une étude dédiée aux villes et territoires intelligents en France. L’analyse présente cinq dimensions opérationnelles de l’action publique et met en regard les points de vue des collectivités (enquête réalisée auprès de 15 collectivités françaises de plus de 50 000 habitants) et des citoyens (enquête OpinionWay auprès d’un échantillon de 1 035 personnes) sur des sujets d’intérêt commun.

Enjeu de société, de développement durable et d’efficacité économique sans précédent, le développement de villes et territoires intelligents est devenu un vecteur essentiel de leur attractivité, tant auprès des acteurs économiques que des citoyens.

Parmi les grands enseignements de l’étude :

Energie et développement durable

L’optimisation de la production, de la distribution et de la consommation d’énergie apparaît comme l’une des préoccupations majeures des collectivités. Le sujet est évoqué comme l’un des principaux bénéfices de la collecte et du traitement des données, devant permettre un meilleur ciblage des actions et une meilleure maîtrise de l’information.
Sur cette thématique, les collectivités et les citoyens se rejoignent pour faire de l'efficience énergétique et du développement durable une orientation prioritaire de la ville de demain, ainsi :

46% des citoyens interrogés souhaitent que les services numériques soient une priorité pour protéger l’environnement (surveillance de la qualité de l’air, pollution, etc.).

E-services et e-administration

46% des citoyens interrogés estiment que le développement des services administratifs est prioritaire (relations avec l’administration, informatisation des démarches).

« Les villes doivent repenser en profondeur les conditions de mise en œuvre des politiques publiques, les modalités d'association des citoyens à la construction et à la délivrance du service public, ainsi que leurs propres modes d'organisation internes en suscitant l'innovation et la transversalité » explique Philippe Rambal, associé EY.

Transports et mobilité

34% des Français estiment que dans le cadre du développement des villes intelligentes, les services liés à la mobilité sont prioritaires (itinéraires en temps réel, transports à la demande).

Pour les collectivités interrogées, les priorités sont de :

  • Simplifier la vie des citoyens et favoriser leur mobilité
  • Décongestionner la ville
  • Diminuer l’empreinte écologique des déplacements
  • Redynamiser la ville/les quartiers
  • Réduire les coûts des transports

« Les enjeux concernent tout autant les territoires, qui doivent également chercher à exploiter les potentialités du numérique, afin de mieux s'arrimer aux villes-centres et tirer profit de leur développement et de leur attractivité.» détaille Philippe Rambal, associé EY, auteur de l’étude.

Cybersécurité

26% des urbains interrogés estiment que le développement d’outils numériques pour le service public est identifié comme un risque pour la protection de la vie privée

« Près d’un tiers des collectivités interrogées estiment que le risque de cyberattaque n’a pas été suffisamment pris en compte à ce stade et plus de la moitié d’entre elles déclarent devoir compléter leurs dispositifs de cybersécurité » ajoute Philippe Rambal, associé EY.

Développement économique et attractivité

Pour la majorité des villes interrogées, le premier bénéfice lié au développement de la ville intelligente concerne l’entrepreneuriat, le développement économique et la création d’emplois  notamment grâce à l’accès à certaines données publiques de la collectivité.

12% seulement des personnes interrogées considèrent que le développement d’outils numériques est une aide à la création d’emplois.

Concernant les priorités des collectivités interrogées :

  • Développer des projets d’expérimentation grandeur nature
  • Favoriser les liens entre la recherche, l’administration des territoires et les entrepreneurs
  • Ouvrir un portail d’accès aux données publiques et encourager à leur réutilisation

« C’est clairement sur cette dimension qu’il faut continuer à rapprocher les visions des citoyens, qui restent largement interrogatifs sur les potentialités du « smart » en matière d’emplois, de celles des collectivités, qui sont nombreuses à en faire un vecteur essentiel de développement, particulièrement via la création d’entreprise » souligne Philippe Rambal, associé EY.