"Les cartes en Main" Baromètre de l'attractivité de la France 2017

Paris - La Défense 23 mai 2017

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En 2016, les implantations et les extensions portées par les entreprises étrangères ont apporté 779 projets (+30 % par rapport à 2015) et ajouté près de 17 000 emplois au site France. Les résultats de cette édition sont donc encourageants pour la France. Ils montrent que le pays a maintenant les cartes en main et peut se redresser après la période de stagnation observée depuis une décennie.

L’attractivité de la France se redresse fortement en 2016…

  • En 2016, l’attractivité de la France progresse fortement, avec 779 projets annoncés par les investisseurs étrangers, en augmentation de 30% par rapport à 2015.
  • La France conserve sa 3ème place européenne et rattrape une partie de son retard sur le Royaume-Uni (1144 projets, +7%) et l’Allemagne (1063, +12%).
  • En accueillant 51 centres de R&D en 2016 (soit 6 de plus qu’en 2015), la France affirme de mieux en mieux son rôle central dans l’économie européenne de la R&D et de l’innovation.

… dans un contexte plus favorable…

  • Cette évolution est liée à la bonne dynamique des investissements étrangers en Europe (+15% sur la même période, avec 5 845 projets d’investissements), ainsi qu’au fléchissement du Royaume-Uni (+7% avec 1144 projets d’investissements).
  • L’image de la France retrouve des niveaux d’avant-crise : elle jugée assez ou très satisfaisante par 73% des 203 dirigeants interrogés alors qu’elle se situait auparavant en deçà de leurs attentes (62% en 2014).

… mais ses handicaps de compétitivité restent profonds…

Principales réformes attendues par les dirigeants interrogés :

  • Compétitivité fiscale (55 %)
  • Simplification administrative (46 %)
  • Flexibilité du droit du travail (39 %)
  • Coût du travail (31 %)

Les intentions de projets à court terme fléchissent légèrement (22% en 2017 contre 24% en 2016) et surtout restent très faibles parmi les entreprises qui ne sont pas implantées en France (3%).

… et se traduisent dans les faits…

  • Les investissements restent peu créateurs d’emplois : 22 emplois/projet, certes au-dessus de l’Allemagne (19), mais bien en-dessous de la moyenne européenne et du Royaume-Uni (38) ou de l’Espagne (42).
  • L’accueil de sièges sociaux (16 en 2016, soit 7 fois moins que le Royaume-Uni) reste à un niveau très insuffisant, positionnant la France au 5ème rang européen.

… alors que son potentiel est considérable

  • La France conserve son 1er rang européen pour les implantations industrielles.
  •  58 % des dirigeants pensent que la politique mise en œuvre pour encourager la création de start-up est efficace (+14 points par rapport à 2016).
  • L’économie numérique, l’énergie, la santé, les transports et les services à valeur ajoutée, obtiennent l’assentiment des dirigeants étrangers, et correspondent à la plupart des priorités affichées de la « Nouvelle France Industrielle ».

Citation de Jean-Pierre Letartre :

« Afin d’élargir le champ des possibles, la France devra ouvrir plus grand ses portes aux réformes que les dirigeants interrogés par EY appellent de leurs voeux. Il est indispensable d’aller plus loin pour combler l’écart qui la sépare encore de l’Allemagne et du Royaume-Uni : ces deux pays restent des concurrents de premier plan que le Brexit ne suffira pas à affaiblir. La mise en place d’un nouveau gouvernement, la transformation des programmes actuels en actes législatifs et administratifs, et l’ajustement des entreprises à ce nouveau contexte doivent contribuer à restaurer cette confiance essentielle aux investisseurs et à leurs investissements. »

 

Citation Marc Lhermitte :

« Les signaux positifs révélés dans cette édition 2017 de notre baromètre ne doivent cependant pas faire oublier que la concurrence reste forte au sein de l’Europe. La France doit et devra se battre pour continuer à attirer et retenir les investissements étrangers sur son sol. Pour relever ce défi, il faudra faire preuve d’agilité afin de s’adapter aux évolutions profondes requises par un contexte d’incertitudes mais aussi à la transformation de nos économies et des entreprises: davantage de digital, des activités majoritairement tertiaires, une plus grande mobilité des talents, ... De ce point de vue, l’image projetée par la “French Tech” est un bon vecteur de la nouvelle attractivité française. »