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Baromètre de l’Attractivité belge 2018

Closing the Gap

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2017 a été une année record pour le nombre d’investissements étrangers en Belgique. En 2017, notre pays a attiré pas moins de 215 projets d'investissement, ce qui représente un total de 5.838 emplois. Telle est la conclusion du Baromètre de l’Attractivité belge, une étude annuelle d’EY qui mesure l'attractivité de la Belgique comme lieu d’investissement.

Le nombre record de projets se traduit aussi dans la perception de la Belgique en tant que pays attractif pour s’y installer professionnellement, car les investisseurs semblent un peu plus optimistes que l’année passée. Il n’y a pourtant aucune raison de verser dans l’euphorie.

EY - Marie-Laure Moreau

Marie-Laure Moreau
Associée EY, Regional Managing Partner Wallonie
Tél: +32 (0)4 273 76 43

La réalité

Les investissements étrangers en Europe augmentent plus lentement

EY - Les investissements étrangers en Europe augmentent plus lentement

En 2017, l’Europe a obtenu 6 653 projets d’investissement direct étranger (IDE), soit une hausse d’à peine 10 % par rapport à 2016 avec, à la clé, la création de 353 469 emplois.

Le meilleur résultat en dix ans pour la Belgique

En 2017, la Belgique a attiré 215 projets d’investissement étrangers, soit une hausse de 7,5 % par rapport à l’année précédente et le meilleur résultat sur une période de dix ans ;

Notre pays se situe ainsi au huitième rang du classement des pays européens les plus attrayants et doit laisser passer des pays voisins tels que l’Allemagne, la France et les Pays-Bas.

Cinq secteurs attirent la majorité des projets d’investissements

EY - Cinq secteurs attirent la majorité des projets d’investissements

Plus de la moitié des projets d’investissement étrangers sont réalisés dans cinq secteurs. Le secteur des transports, le secteur chimique et le secteur des services sont tous trois quasi ex aequo (15 %) sur la première marche du podium. Les secteurs pharmaceutique (10 %) et numérique (7 %) s’y ajoutent pour former le Top 5.

L’équilibre entre les activités semble se normaliser. La vente et le marketing perdent beaucoup de projets et la production et la logistique opèrent un redressement.

« Il est important que la Belgique continue à investir dans les industries de haute technologie et innovantes. Pour être en mesure de rivaliser avec le reste de l’Europe, il est également important de donner une place prépondérante à la numérisation dans l’enseignement. »

Marie-Laure Moreau, Associée EY, Regional Managing Partner Wallonie

La perception

La Belgique remonte quelque peu dans l’estime des investisseurs

EY - La Belgique remonte quelque peu dans l’estime des investisseurs

En 2016 et en 2017, seul un quart des investisseurs étrangers s’attendait à une augmentation du nombre d’investissements directs étrangers en Belgique sur une période de trois ans. Cette année, nous constatons toutefois une remontée prudente (30 %). S’agirait-il d’un signe de dynamisme après deux années passées dans l’expectative ?

La Flandre gagne du terrain, au détriment de Bruxelles

La Flandre est considérée comme la région d’investissement la plus attractive (51 %), suivie par Bruxelles (29 %) et la Wallonie (10 %). L’attractivité de Bruxelles est inquiétante, car elle a fortement reculé ces dernières années (de 63 % en 2015 à 29 % cette année). Avec un résultat comparable à celui des années précédentes, Bruxelles maintient sa place dans le top 10 européen.

L’attractivité de la Flandre s’exprime aussi dans les chiffres d’investissements réels. Avec 63 %, la Flandre engrange la plus grosse part des projets d’investissement étrangers (134). La Wallonie (42) et Bruxelles (37), n’accusent pas de croissance mais restent dans la moyenne des 10 dernières années.

EY - La Flandre gagne du terrain, au détriment de Bruxelles

La réduction de la pression fiscale doit se poursuivre

EY - La réduction de la pression fiscale doit se poursuivre

La pression fiscale élevée pour les entreprises reste une priorité pour les investisseurs étrangers, mais elle est moins préoccupante que l’an dernier (de 46 % à 34 %).

En outre, il importe à leurs yeux que la Belgique propose des incitants en faveur des industries high-tech et innovantes et qu’elle s’attelle à réduire les charges salariales.

Point d’amélioration : la mobilité

EY - Point d’amélioration : la mobilité

La mobilité reste un point essentiel. 43 % des entreprises indiquent que les embouteillages et l’infrastructure routière influencent négativement leurs décisions d’investissement.

Croire en l’économie numérique

EY - Croire en l’économie numérique

D’après 81 % des entreprises interrogées, la Belgique possède en effet le potentiel nécessaire pour relever les défis futurs en termes d’innovation. Parmi les entreprises actives en Belgique, le pourcentage atteint même 90 %.

« La réduction progressive de l'impôt sur les sociétés à 25% est une décision importante du gouvernement fédéral. Pour stimuler l'économie et renforcer la compétitivité des entreprises, cette mesure doit être pleinement mise en œuvre. »

Patrick Rottiers, Country Managing Partner EY Belgique

Recommandations

  • Fiscalité, finances et législation
    • Appliquer dès que possible la réduction de l’impôt des sociétés à 25 % et prendre l’ensemble des mesures nécessaires pour atteindre la moyenne européenne.
    • Mettre en œuvre des incitants fiscaux pour encourager les investissements à forte intensité de main-d’œuvre.
  • Travail
    • Réduire la charge fiscale ainsi que les coûts de la sécurité sociale pour les employés, évaluer l’écart avec les principaux partenaires commerciaux de la Belgique et agir en conséquence.
    • Poursuivre l’application du tax shift.
    • Réduire la part des services publics.
    • Maîtriser les coûts de la sécurité sociale.
  • Innovation, recherche et enseignement
    • Simplifier les règles et les procédures administratives.
    • Encourager fiscalement l’innovation et la recherche.
    • Intensifier les efforts sur l’innovation et l’enseignement.
    • Mettre non seulement l’accent sur la convergence de l’offre et de la demande sur le marché du travail mais également sur la main-d’œuvre techniquement qualifiée, etc.
  • Marché intérieur et infrastructure
    • Mener des actions de promotion coordonnées, complémentaires mais différenciées à l’étranger en faveur des trois régions d’investissement belges (Flandre, Bruxelles et Wallonie).
    • Établir et respecter un calendrier réaliste afin de s’atteler de manière structurelle aux problèmes d’infrastructure tels que la mobilité, le secteur des soins de santé, l’infrastructure sociale, etc.
    • ccélérer et renforcer la politique d’octroi des licences.