Communiqué de presse

Les investissements technologiques en Europe atteignent des sommets historiques

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  • Les investissements étrangers dans le secteur numérique ont plus que doublé, passant de 510 à 1.227 au cours des cinq dernières années.
  • Sept villes européennes font partie des 20 pôles technologiques les plus attrayants au monde selon les investisseurs.
  • Une main-d'œuvre qualifiée en technologie est essentielle pour le choix de l'emplacement des investissements.

Bruxelles, le 16 mai 2019 -  Le secteur technologique européen est en plein essor. C’est le constat dressé par le European Attractiveness survey – Technology. Selon cette étude menée par EY, les nouveaux investissements directs étrangers (IDE) ont atteint le nombre record de 1.227 en 2018, soit une hausse de 5 % en un an.

Globalement, les projets IDE ont plus que doublé au cours des cinq dernières années, passant de 510 à 1.227. L’étude révèle aussi que le numérique est le premier moteur de la future croissance européenne (39 % des investisseurs), suivi par les technologies propres (25 %) et l'énergie et les services d'utilité publique (21 %).

« Pour conserver cette dynamique d'investissement au même niveau, l'Europe doit doper sa compétitivité numérique, c’est-à-dire investir principalement dans les compétences numériques d'avenir et créer l'infrastructure physique dont les entreprises technologiques ont besoin, comme une connectivité haut débit ultrarapide. L'Europe réalise de grands progrès, mais la voie est encore longue pour combler les lacunes en matière de compétences technologiques et pour réglementer le secteur technologique. Si cet objectif peut être atteint, l'Europe attirera davantage d'investissements, créera plus d'emplois et connaîtra la prospérité économique », souligne Andy Baldwin, EMEIA Area Managing Partner chez EY.

La carte de l'attractivité technologique

Le Royaume-Uni a attiré la majorité des IDE du secteur numérique européen (288) en 2018, malgré une baisse de 10 % par rapport à l'année précédente. L'Allemagne et la France suivent de près, attirant respectivement 218 et 171 projets IDE numériques dans l'ensemble du secteur (+2 % et -2 % par rapport à l'année précédente). L'Irlande (72 projets) et l'Espagne (70 projets) figurent également parmi les destinations les plus prisées du secteur numérique. La Belgique occupe la 13ème place en Europe, avec un total de 23 projets IDE numériques en 2018.

L'étude révèle que l'Europe recèle en son sein plus d'un tiers des villes les plus susceptibles de donner naissance au prochain géant technologique. Deux villes européennes figurent dans le top 10 mondial des pôles technologiques les plus attrayants : Londres et Berlin occupent respectivement la quatrième et la septième place, derrière San Francisco, la Silicon Valley, Shanghai et Pékin. En Europe, les investisseurs citent Londres, Berlin, Paris, Stockholm et Amsterdam comme les cinq pôles technologiques les plus attrayants. Bruxelles est citée par seulement 2 % des investisseurs interrogés, à égalité avec des villes européennes comme Dublin, Munich ou Barcelone.

« La convergence des technologies, des processus, des données, des actifs et des personnes engendre des pôles d'innovation dans toute l'Europe », explique Andy Baldwin. « Nous constatons que de grandes villes européennes attirent des profils qualifiés très prisés, qui profitent en particulier aux secteurs de l'agriculture, de l'industrie manufacturière, des services financiers, de la santé et des transports. Pour concurrencer les montants considérables investis par les États-Unis et la Chine dans la technologie, l'Europe doit se différencier et renforcer sa compétitivité. »

Des compétences technologiques pour orienter les décisions d'investissement

Parmi les investisseurs interrogés, 94 % citent la disponibilité d'une main-d'œuvre technologiquement qualifiée comme étant « essentielle » ou « importante » à l’heure de faire le choix de la région où investir. Les investisseurs avancent également la qualité de l'enseignement et le coût de la main-d'œuvre comme d'autres éléments-clés conditionnant la localisation des investissements.

« La disponibilité de compétences numériques est considérée comme le facteur le plus important pour les perspectives de croissance et la rentabilité », poursuit Andy Baldwin. « L'Europe doit y voir une opportunité et créer le contexte favorable pour attirer des talents numériques hautement qualifiés. À l'heure actuelle, les entreprises européennes recherchent en particulier des personnes possédant des compétences dans les domaines de la cybersécurité, des big data et de l'analyse, de l'intelligence artificielle et de la robotique, qui sont rares et indispensables à la transition numérique. Si les entreprises n'accordent pas à leur programme de gestion des talents la même priorité que leur transformation numérique, elles risquent fort de devenir rapidement obsolètes. »

Le soutien de l’innovation est la première priorité

En Belgique aussi, les investisseurs interrogés reconnaissent l’importance du secteur numérique pour la compétitivité internationale de notre pays. Le nouveau Baromètre de l’Attractivité belge, dont les résultats complets seront dévoilés par EY le 4 juin prochain, révèle ainsi que le soutien des industries technologies et de l’innovation est désormais considéré comme la première priorité par les investisseurs étrangers en Belgique (34 %), dépassant même la réduction de la pression fiscale (32 %).