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Une récompense et une légitimation

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EY - Une récompense et une légitimation

« Deux ans après avoir repris discrètement le flambeau de mon père, nous avons décidé de poser notre candidature pour ‘l'Entreprise de l'Année® 2016’. Cet Award est la confirmation que nous avons pris la bonne direction. » Gilles Daoust nous explique comment le dossier a été préparé.

« Mais elle tombait aussi à point nommé d’un point de vue familial : j’avais en effet repris le flambeau des mains de mon père un peu moins de deux ans auparavant. » Ce prix offrait donc une belle légitimité au jeune CEO de cette société de services RH.

Quand la troisième génération arrive en âge d’entrer dans la société familiale, elle est toujours confrontée à un choix. Va-t-elle perpétuer l’œuvre de ses aînés ? « Comme je suis fils unique, cette question se posait très directement », raconte Giles Daoust, CEO de l’entreprise du même nom, spécialisée dans les services RH. « Devais-je m’investir dans la société ? J’ai choisi de le faire, même si j’avais déjà commencé une carrière entrepreneuriale dans un tout autre domaine. »

EY - EOY: Daoust

Une double récompense

Il ne restait plus au jeune homme qu'à acquérir l’expérience nécessaire pour reprendre le flambeau. Giles Daoust est donc entré en 2010 dans la société et y a travaillé pendant cinq ans pour se préparer. « Mon père, Jean-Claude Daoust, qui avait pris la succession de mon grand-père, s'est déchargé de la gestion quotidienne le 1er janvier 2015 pour me confier la direction de notre organisation. Nous avons procédé à cette transition dans une relative discrétion. Et l’année suivante nous avons posé notre candidature au prix de ‘l’Entreprise de l’Année®’. Décrocher cette récompense consacrait tous les efforts que nous avions consentis au cours des dernières années. Et du même coup, elle légitimait mes premières années à la tête de l’entreprise. »

Le prix de ‘l'Entreprise de l'Année®’ est né de notre envie de faire connaître la réussite des entrepreneurs.
- Marie-Laure Moreau, EY

Un processus rigoureux

Mais avant d’en arriver là, il a fallu se préparer minutieusement. Le processus d’élection de l’entreprise de l’année commence par une présélection opérée par les experts de EY. « Après un screening sur base des critères de croissance des comptes déposés à la BNB, et d’un taux d’emploi de 30 personnes minimum, nous disposons d'un fichier d’un millier de sociétés francophones éligibles sur base de ces deux premiers critères, ensuite nous vérifions le 3ème critère, à savoir le pourcentage manifeste de détention dans le capital par le management, et enfin, nous lançons des appels à candidature », explique Marie-Laure Moreau,Associée et Regional Managing Partner Wallonie chez EY Belgique. « Nous ne recevons pas tellement de réponses sur cette seule base. Nous devons mobiliser nos relais pour trouver suffisamment de candidats. En Belgique francophone, on croit visiblement à l'adage selon lequel on vit mieux quand on vit caché. C’est dommage. »

« Pour notre part, nous avons répondu avec enthousiasme », continue Giles Daoust. « Mais sans prendre notre candidature à la légère. La présélection est un processus très sérieux. Nous avons dû produire de nombreux chiffres, démontrer notre rentabilité, expliquer notre stratégie… »

EY - EOY: Daoust

Au stade suivant, lors de la sélection proprement dite, l’entreprise est soumise à un mini audit mené par une équipe de EY. « Le dossier était imposant et nous a demandé beaucoup de temps. Il fallait étoffer les chiffres, fournir des documents, préciser nos stratégies, parler de nos actions de marketing… », ajoute Giles Daoust. « De plus, il ne s'agissait pas d'une photographie mais nous devions présenter une évolution sur plusieurs années. »

« Notre jury travaille sérieusement », confirme Marie-Laure Moreau. « La notoriété de l'entreprise candidate n'est pas un argument décisif. Ce n'est pas parce qu’elle est réputée ou qu'elle a une certaine surface qu’elle est assurée de remporter le prix. »

Giles Daoust en est convaincu : ceux qui remportent ce prix se sont préparés très soigneusement. « Nous avons mobilisé tous les départements de notre organisation pour affiner le dossier. Mais nous avons saisi l'occasion de réaliser un exercice stratégique à deux, mon père et moi. »

Un exercice qui s'est révélé enrichissant pour l’entreprise elle-même. « Nous venons d'ailleurs de recommencer cette opération récemment. Il faut être capable de se remettre en question. Où sont nos faiblesses ? Comment les corriger ? Comment améliorer nos stratégies et plans d’action ? L'exercice est précieux. »

Ce qui a justifié notre prix, ce sont nos valeurs et nos qualités d'entreprise familiale.
- Giles Daoust, Daoust

Objectif : la victoire

Se préparer d’accord, mais uniquement pour perfectionner le fonctionnement de l’entreprise ? « Pas seulement », sourit Giles Daoust. « Nous voulions gagner ! Et donc, nous voulions aussi imaginer la manière la plus efficace de raconter notre histoire. »

Giles et Jean-Claude Daoust ont alors travaillé étroitement avec les deux consultants de EY assignés à leur dossier, Nathalie Van Hoorebeek et Iouri Brouhns. « Je pense que nous les avons motivés par notre implication. Ils sont devenus nos ambassadeurs en quelque sorte. Nous avons monté notre dossier ensemble. Depuis, nous sommes restés très proches. Nous avons noué une relation durable. Cela dit, j'ai beaucoup apprécié que notre participation ne soit pas liée à l'obligation, fût-elle morale, de devenir clients de EY. »

La réussite des entreprises

Comme le confirme Marie-Laure Moreau, ce prix n’est pas une opération commerciale. « Il est né de notre envie de faire connaître la réussite des entreprises », précise-t-elle. « Nous voulons comprendre les facteurs qui expliquent leur succès. Ce prix est décerné dans le monde entier. Du coup, nous avons pu, au fil des années, constituer une base de données très riche qui cartographie les critères de la réussite. Nous avons identifié sept piliers de la croissance. Et nous en avons fait un outil de diagnostic qui permet d'évaluer le degré de maturité d'une organisation. En fonction de la direction qu'elle veut prendre, nous pouvons donc proposer des actions qui permettent d’atteindre les ambitions de croissance qui sont fixées. »

Giles Daoust estime qu’il est appréciable qu’une grande compagnie comme EY s’intéresse à des sociétés locales. « Oui », confirme Marie-Laure Moreau, « parmi nos critères, nous voulons qu'il y ait une participation manifeste du management belge dans l'entreprise candidate. Les filiales des multinationales ne sont donc pas concernées. »

Ouvrir les portes

Le prix donne une notoriété évidente aux entreprises lauréates. « Mais pour une société de services BtoB comme la nôtre, il n'a pas de retombées commerciales directes », souligne Giles Daoust. « Nous en avons cependant profité pour faire connaître plus largement mon arrivée à la tête de la société. De plus, il nous offre une très belle carte de visite. Difficile pour un prospect de refuser d’ouvrir sa porte à ‘l'Entreprise de l'Année®’.

Mais il ne suffit pas de s'en vanter ! Encore faut-il dire pourquoi nous avons mérité ce prix. Et préciser que ce n'était pas une question d'Ebidta ou de croissance de nos bénéfices. Pour nous, ce qui compte et ce qui justifie certainement notre prix, ce sont nos valeurs, notre qualité d'entreprise familiale. Nous appliquons aujourd'hui deux principes forts : « Welcome to the Family » pour les candidats et travailleurs, et « We Love Solutions » pour les clients. L'humilité et l’esprit d’entreprendre font partie de notre ADN. L'environnement et la diversité sont deux autres grandes priorités. »

« De fait, ce n'est pas le chiffre d'affaires ni la croissance qui comptent, même si ce sont des critères de sélection au départ », conclut Marie-Laure Moreau. « Ce qui fait la différence, c'est l'identité profonde de l'entreprise, son audace d’entreprendre, ses qualités et ses valeurs. »

Retrouvez ici plus d’infos à propos de l’élection de ‘l’Entreprise de l’Année®, une organisation d’EY, en collaboration avec L’Echo et BNP Paribas Fortis.