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Comment opérer en douceur la transition vers une nouvelle mobilité ?

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EY - Comment opérer en douceur la transition vers une nouvelle mobilité ?

La mobilité est inhérente au travail et à l'emploi, mais elle fait couler beaucoup d’encre ces derniers temps. Comment les entreprises peuvent-elles gérer la mobilité dans le cadre de leur politique Compensation & Benefits ?

Hendrik Serruys, associé EY People Advisory Services, préconise des plans de mobilité multimodaux et multi-flexibles.

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EY - Hendrik Serruys

Hendrik Serruys
Associé EY People Advisory Services
+32 3 270 1468
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Hendrik Serruys : « La plupart des gens doivent encore se déplacer pour se rendre au travail, et le gouvernement contribue aux frais de déplacement domicile-travail via l'impôt des personnes physiques. Mais comme cette intervention s’avère insuffisante, les employeurs se sont également mis à financer eux-mêmes la mobilité de leurs travailleurs, et ce de différentes manières : lancement d’un transport d'entreprise, interventions dans le coût des transports en commun et des déplacements à vélo et, bien sûr, la voiture de société. Ainsi, la mobilité - tout comme le salaire - fait désormais partie intégrante de la politique Compensation & Benefits. »

La malédiction des voitures de société ?

« Les voitures de société ont un cycle de vie de deux ans en moyenne, contre neuf pour les voitures particulières. Leurs émissions moyennes de CO2 sont inférieures aux normes habituelles. Enfin, près de 90 % de tous les véhicules électriques sont également des voitures de société. Prétendre que la voiture de société est le grand pollueur est donc un peu réducteur. »

En réponse à cette allégation, un revirement visant à rendre les flottes classiques plus vertes est en train de s’opérer. Pourquoi ? Car investir sur une période de quatre ans dans des voitures zéro émission se révèle aujourd'hui moins cher que de continuer à investir dans une flotte classique. »

De plus, les voitures électriques feront bientôt leur apparition dans tous les segments de toutes les marques, et non plus uniquement chez des marques exclusives ou dans le segment supérieur des constructeurs classiques, ce qui les rendra nettement plus accessibles. »

Selon H. Serruys, le problème des files interminables ne sera pas résolu en bannissant les voitures de société. « En effet, selon le SPF Mobilité, les voitures de société ne représentent que 8 % de l'ensemble des voitures particulières en circulation. »

Il ne s’agit pas de pénaliser le fait d’avoir une voiture de société, mais plutôt d’encourager une utilisation alternative.

Transformation nécessaire de la propriété à l'utilisation

Bien que les voitures de société ne soient ni les plus gros pollueurs ni la seule cause d’embouteillages, H. Serruys estime qu’une transformation de la mobilité encourageant l'utilisation des moyens de transport plutôt que la possession est nécessaire au sein des entreprises.

« Le total cost of ownership (TCO), ou coût total de la propriété, pour la mobilité des travailleurs est en effet en forte hausse. Certaines entreprises ont déjà pris des mesures, par exemple en limitant les budgets pour les voitures de société et en augmentant la contribution propre des travailleurs. Mais avec la hausse des prix du carburant et des transports en commun (et qui sait, peut-être bientôt de nouvelles mesures telles que le prélèvement kilométrique), le TCO ne fera qu'augmenter davantage pour les employeurs. »

« Actuellement, les utilisateurs d'une voiture de société ne sont taxés que sur la possession de leur voiture, et non sur son utilisation. Aller jusqu'à la boulangerie du coin en voiture ou faire un aller-retour jusqu'à la côte pour dîner dans un resto sympa ne constitue donc plus un obstacle… »

Multimodale et multi-flexible

Afin de réussir la transformation de la mobilité dans les entreprises et de susciter un réel changement chez les travailleurs, H. Serruys prône une politique de mobilité multimodale et multi-flexible.

« Celle-ci doit stimuler, motiver, flexibiliser et responsabiliser davantage. Les travailleurs doivent être encouragés à utiliser des moyens de transport alternatifs. Et cette incitation peut provenir de l’employeur, mais aussi du gouvernement et de la société. »

« En outre, des initiatives législatives devraient permettre une plus grande souplesse. Si vous opérez un choix spécifique maintenant (comme rendre votre voiture, par exemple), vous devez aussi renoncer à bon nombre de choses. Et comme l'être humain est plutôt conservateur, il ne franchit bien souvent pas le pas vers le changement. Enfin, une plus grande responsabilisation est nécessaire. »

« Certains travailleurs perdent 10 à 15 heures par semaine dans les embouteillages, ce qui représente une journée de week-end supplémentaire. Les entreprises doivent être conscientes de l'impact d’une telle perte de temps, notamment en termes de bien-être, et chercher des solutions sur mesure. »

Intégrer la multimodalité et la multi-flexibilité dans une stratégie de mobilité se fera différemment pour chaque entreprise. « En effet, la problématique est différente dans chaque entreprise. Dans certaines entreprises, les collaborateurs travaillent de manière principalement sédentaire, tandis que dans d'autres, ils sont davantage sur la route. De plus, certains sites sont difficiles d'accès en transports en commun et nécessitent donc des solutions très spécifiques. Le nouveau budget alloué à la mobilité n’est pas suffisant à lui seul, et doit s'inscrire dans une stratégie bien étudiée. »

« EY identifie les possibilités pour les employeurs et les travailleurs, et les guide sur la voie du changement vers de nouvelles formes de mobilité. En effet, tout le monde enfourche volontiers son vélo pendant l'été, mais une transformation n'est réussie que si vos collaborateurs viennent aussi travailler à vélo en hiver. Ce qui exige un dialogue et un soutien constants. »

A titre d’exemple, voici comment EY a orienté ses employés vers de nouvelles formes de mobilité :

  • Lors du déménagement vers les nouveaux bureaux à Gand et Anvers, les collaborateurs ont été sensibilisés aux déplacements alternatifs disponibles pour se rendre au travail. Des fiches de mobilité ont permis d’inventorier les différentes possibilités. D’ailleurs, l’emplacement des deux nouveaux bureaux a également été déterminé par la proximité des transports en commun.
  • Les collaborateurs utilisant une voiture de société sont encouragés à choisir une voiture de société plus petite et donc moins polluante. Dans cette optique, ils se voient allouer des units qu'ils peuvent utiliser afin d’obtenir d'autres avantages dans le cadre du plan de récompense Flex Reward.
  • Les employés sont également invités à utiliser de manière plus restreinte leur voiture de fonction pour les déplacements professionnels. Ils peuvent opter pour un abonnement de train ou un billet de train leur permettant de se rendre au travail / chez le client d'une manière alternative, et ce quelques jours par semaine. EY prend dès lors en charge les coûts de ces abonnements / billets.
  • La mesure ci-dessus, combinée avec l’ensemble de nos initiatives axées sur le travail flexible, entraîne moins de désagréments dûs aux files et moins de stress chez les employés, et crée par conséquent un sensation de bien-être accrue.
  • À l'avenir, EY investira également davantage dans une flotte plus verte et plus durable, avec une gamme de voitures moins polluantes. Non seulement le niveau des émissions de CO2 sera pris en compte mais aussi  les écoscores.
  • Les bureaux de Diegem, Gand et Anvers mettent gratuitement plusieurs voitures électriques à la disposition des collaborateurs.