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L’essor du reporting intégré

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EY - L’essor du reporting intégré

Maintenant que la plupart des rapports annuels de 2018 ont été publiés, nous constatons une tendance claire au reporting intégré, c’est-à-dire à l’intégration, dans un même rapport, d’informations financières et non financières.

Il est évident qu’il s’agit de plus que du simple ajout d’un chapitre « entreprise socialement responsable ». Il s’agit même de plus que d’un simple rapport, mais d’un processus et d’une stratégie intégrés. Quels sont les caractéristiques, possibilités et avantages du reporting intégré ?

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EY - Céline De Waele

Céline De Waele
Senior Manager EY Climate Change and Sustainability Services
+32 2 774 6035

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Une vision à long terme sur la chaîne de valeur

Le reporting intégré est une manière, pour une entreprise, de présenter aux parties prenantes une vision holistique de l’impact financier et non financier de l’entreprise. En substance, pour établir un rapport intégré, une entreprise se regarde dans le miroir et se pose les questions suivantes :  

  • Que réserve l’avenir ?
  • Comment la stratégie de mon entreprise se positionne-t-elle par rapport à cela ?
  • Comment créer un maximum de valeur ajoutée pour toutes les parties prenantes sur le long terme ?

Concrètement, il peut par exemple s’agir de l’impact d’une future pénurie de matières premières sur l’activité de l’entreprise, ou de comment une entreprise peut s’adapter aux évolutions démographiques ou aux défis en matière de mobilité.

La nécessité

L’approche traditionnelle du reporting financier implique plutôt de revenir sur l’année écoulée en se basant sur les chiffres. Les informations non financières ont déjà été publiées par différentes entreprises dans un rapport de durabilité distinct (intégré ou non comme un chapitre dans le rapport annuel). Ce rapport n’a généralement aucun lien avec les informations financières.

Aucune des deux approches (sur la base d’informations financières ou non) ne présente une image complète de l’entreprise. Une entreprise dépend en effet non seulement de son capital financier, mais aussi d’autres moyens, comme ses employés, ses ressources naturelles et ses rapports avec ses parties prenantes.  

L’entrepreneuriat socialement responsable a longtemps été une combinaison de philanthropie et de gestion de la réputation, sans impliquer de changement profond dans la manière de faire des affaires. Aujourd’hui, l’entrepreneuriat durable est toujours plus au cœur de la stratégie de l’entreprise, et cette évolution est visible dans les rapports annuels.

Les avantages

Les rapports ne constituent pas un objectif en soi. Ils sont un moyen de surveiller et d’améliorer les performances, et restent naturellement une façon de communiquer avec les parties prenantes quant aux réalisations et aux visions pour l’avenir.

« Mesurer, c’est savoir. » Une meilleure compréhension des aspects non financiers peut conduire à des changements opérationnels concrets. Un bon reporting fait le lien entre la stratégie de l’entreprise et ses activités. Par exemple, une analyse du cycle de vie au niveau du produit permet à une entreprise de bien comprendre à quelle phase de la chaîne elle doit entreprendre des actions en vue de réduire son impact environnemental.

Si ces connaissances sont portées au niveau stratégique, elles pourraient par exemple permettre à des producteurs du secteur électronique de réussir à diminuer la consommation d’énergie de leurs produits pendant la phase d’utilisation. Autre exemple : des entreprises alimentaires pourraient utiliser ces informations pour réduire la teneur en sucre de leurs produits.

Le rapport d’EY “Is your nonfinancial performance revealing the true value of your business to investors?” confirme cette tendance mondiale, de la part des investisseurs, à s’intéresser de plus en plus aux informations non financières. Les performances non financières jouent un rôle de premier plan dans les décisions d’investissement de la plupart des investisseurs (et leur nombre a continué de croître ces dernières années). L’étude cite les rapports intégrés et rapports annuels comme les sources d’informations non financières les plus utiles pour les décisions d'investissement.

Plus qu’un rapport

Un rapport intégré montre comment une entreprise perçoit sa stratégie, sa direction, ses performances, ses risques et ses prévisions sur le long terme. Un tel rapport ne peut être établi que dans le prolongement d’un processus intégré, basé sur un mode de pensée intégré.

Les rapports intégrés décrivent l’entreprise par le biais d’un « modèle de création de valeur ». Outre les capitaux traditionnels (financiers et matières premières), une entreprise utilise et crée des capitaux intellectuels, humains, sociaux et naturels. Le modèle pose les questions suivantes :

  • Quels capitaux utilise une entreprise ?
  • Quels capitaux crée-t-elle ?

Ce modèle a ceci d’intéressant qu’il met en lumière les interdépendances. Par exemple, une entreprise peut augmenter son capital financier au détriment du capital humain ou naturel.

Au travail !

Le reporting intégré est un exercice complexe. Heureusement, l’<IR> Framework de l’IIRC (International Integrated Reporting Council) offre un point d’appui. En établissant des principes (et non des indicateurs), il utilise d’autres standards en matière de reporting afin de concrétiser un rapport.

Des exemples concrets en sont la GRI (Global Reporting Initiative) ou les CDP et CDSB (Carbon Disclosure Standards Board) pour les indicateurs environnementaux. Le reporting intégré nécessite un processus d’amélioration continue en vue d’optimiser et d’adapter le rapport, les processus sous-jacents et la stratégie.

Une chose est sûre : le reporting intégré est en plein essor. Car au fond, une seule question importe véritablement : une entreprise est-elle en mesure de créer de la valeur dans le futur ? Le reporting intégré est assurément l’instrument idéal pour y répondre.