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Quel est l’impact de l’e-santé aujourd’hui et de quoi sera fait l’avenir ?

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EY - Quel est l’impact de l’e-santé aujourd’hui et de quoi sera fait l’avenir ?

La numérisation des données relatives aux patients dans des dossiers médicaux électroniques : voilà l’e-santé au sens strict du terme. Au sens plus large, l’e-santé se rapporte au regroupement et au partage sans obstacle de ces données dans des plateformes de soins intégrées, avec à la clé une autonomisation des patients et de meilleurs résultats.

Quel est l’impact actuel de l’e-santé et quel sera-t-il dans le futur ? Analyse de Lucien De Busscher, associé chez EY Life Sciences.

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EY - Lucien De Busscher

Lucien De Busscher
Associé EY Life Sciences
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Des découvertes intéressantes sur des données

La quantité de données disponibles concernant notre santé est colossale ; celles‑ci sont réparties entre médecins, mutuelles et appareils mobiles. Et on fait de plus en plus de découvertes intéressantes sur ces données.

Un hôpital peut, par exemple, parfaitement analyser quels médecins orthopédiques obtiennent les meilleurs résultats ou gaspillent le plus leurs ressources. Saviez‑vous que lors de l’implantation d’un nouveau genou, on déstérilisait parfois jusqu’à trois plateaux d’instrumentation, uniquement pour trouver le format qui convient au patient ? Et ce, alors que l’entreprise belge Materialise imprime simplement le genou sur mesure en 3D…

Alors que les compagnies d’assurance américaines se basent sur ce que leur apprennent les données pour créer de la plus-value, les mutuelles et hôpitaux de notre pays sont peu incités à en faire autant, et on note même une certaine réticence à exploiter pleinement les données.

Tout au plus, ils utilisent ces données à titre informatif interne, mais pas en vue d’optimiser les soins. Cette configuration de notre système d’assurance a un impact sur la rapidité de la numérisation dans notre pays, bien que la ministre des Affaires sociales et de la Santé publique Maggie De Block ait lancé une dynamique positive en vue de mieux comprendre ces données concrètes.

Dans notre pays, les données ne sont pas utilisées de façon optimale.

Des écosystèmes offrant de meilleurs résultats

L’e-santé va signifier l’apparition de plateformes de soins : d’abord, différentes plateformes concernant une seule affection (chronique) ou un seul problème de santé en particulier et, plus tard, peut-être, une seule plateforme par affection.

Les acteurs traditionnels ou non des soins de santé regrouperont et partageront des données au sein de ces écosystèmes. Si les entreprises pharmaceutiques et biotechnologiques souhaitent continuer à jouer un rôle significatif, elles devront conclure des partenariats avec des entreprises de santé numérique, des entreprises technologiques et des organismes payeurs.

Les plateformes de soins permettront aux patients et, donc, aux consommateurs de prendre leur santé en main. Elles auront également un impact positif sur les résultats des prestations de soins de santé.

Par exemple, des compagnies d’assurance utilisent une entreprise comme Welldoc en vue d’obtenir de meilleurs résultats en matière de traitement du diabète. En effet, le succès d’un tel traitement ne dépend pas uniquement des médicaments utilisés – plus une maladie est chronique, par ailleurs, moins les patients suivent correctement leur thérapie –, mais aussi du mode de vie du patient.

L’appli de coaching de Welldoc accompagne les patients atteints de diabète de type 2 dans leur diète, leurs activités physiques et leur prise de médicaments.

Un autre exemple est la pilule connectée de chimiothérapie de Proteus qui enregistre, grâce à un capteur, les moments où le patient prend ses médicaments. L’objectif de cette innovation est d’obtenir de meilleurs résultats avec le traitement prescrit.

Choix politiques basés sur les données

Les résultats deviennent plus faciles à mesurer et de plus en plus importants au fur et à mesure que les gouvernements et assureurs basent leur politique de financement sur des données concrètes. Une autre question pertinente est : qui doit capter ces résultats, et comment ?

Selon nous, les échanges de données vont gagner en fréquence, et des intermédiaires feront alors leur apparition dans le secteur en vue d’attester de l’exactitude des données.

Passer à la prévention

Avec le développement de l’e-santé, le passage du traitement à la prévention s’accélère également. Dans ce domaine, les entreprises de santé traditionnelles sont talonnées par de nouveaux acteurs. Une analyse d’EY a révélé qu’entre 2013 et 2017, Alphabet, Microsoft et Apple ont déposé pas moins de 313 brevets de santé aux États-Unis.

EY - US health care patent applications by technology giants

En matière de prévention, on pense spontanément à la Fitbit et à l’Apple Watch, qui offrent toutes deux un excellent suivi de la fréquence cardiaque. Pour 100 dollars, Ancestry identifie votre profil génétique. Certaines apps analysent les taches cutanées.

La société belge Remedus suit 22.000 patients atteints de diverses pathologies et avertit un médecin si quelque chose dans leur statut traduit un problème. L’app NightOwl peut quant à elle diagnostiquer les apnées du sommeil avec une extrême précision sans que le patient doive passer la nuit dans une clinique du sommeil ; une compagnie d’assurance pourrait contraindre les chauffeurs de poids lourds ou personnes exerçant un métier dangereux à passer des tests préventifs.

Et pourquoi pas EY ? En fin de compte, les collaborateurs d’EY aussi doivent garder l’esprit clair, non ?

Il devient vital pour les entreprises bioscientifiques de développer une offre grâce à laquelle les consommateurs leur resteront liés.

Amazon, prestataire fiable de soins de santé

EY a employé l’intelligence artificielle sur 40.000 mammographies, et aucun oncologue ne dispose des connaissances obtenues grâce à cette expérience. Il est clair que le médecin du futur ne restera pas l’unique fournisseur fiable d’informations médicales.

Dans les écosystèmes de soins de santé du futur, les patients de cardiologie ne consulteront plus seulement leur médecin, mais utiliseront également des outils qui apaiseront leurs craintes. Sur des forums, d’autres patients pourront leur conseiller des médicaments avec moins d’effets secondaires. Ou peut-être concluront-ils un contrat avec Amazon afin que ces derniers surveillent cinq de leurs fonctions corporelles et leur en envoie un rapport hebdomadaire.

Il devient vital pour les entreprises bioscientifiques de développer une offre grâce à laquelle les consommateurs leur resteront liés. Ce n’est pas sans raison que GSK investit 300 millions de dollars dans 23andMe, une entreprise offrant des tests génétiques au consommateur individuel et que Roche a racheté mySugr, une plateforme numérique à l’attention des patients souffrant de diabète. À mesure que ces entreprises renforcent leurs liens avec les utilisateurs finaux, elles peuvent intégrer des activités complémentaires à leur offre en matière de soins de santé.

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