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Les robots peuvent-ils donner un visage plus humain à la finance ?

CFO

EY - Les robots peuvent-ils donner un visage plus humain à la finance ?

Les robots reprendront-ils bientôt vos tâches financières ? C’est du moins l’approche adoptée pour ce Baromètre CFO. Dans la presse, on voit apparaître d’inquiétants et tenaces scénarios, par exemple de suppressions d’emplois. Mais d’après Thierry Mortier, expert en robotique chez EY, les personnes travaillant dans la finance n’ont pas à craindre pour leur job.

Il préfère se concentrer sur l’impact positif de la ‘Robotic Process Automation’. Et il n’est pas le seul : de nombreux directeurs financiers perçoivent les avantages que présentent les robots au sein d’une entreprise.

Contact

EY - Thierry Mortier

Thierry Mortier
Technology Advisory leader EY Belgium
+32 (0)477 597 272
LinkedinEY - LinkedIn logo

Avant d’en lire plus : ce qu’il faut savoir sur la RPA

EY - Graphique: Envisagez-vous l’implémentation d’un RPA?

L’automatisation de processus robotique (Robotic Process Automation ou RPA) consiste à utiliser des logiciels pour l’automatisation de processus grâce à des robots.

Aujourd’hui, cette automatisation est essentiellement réalisée avec des robots ‘bêtes’, ainsi qualifiés car ils sont configurés pour effectuer sans intelligence certaines activités impliquant des processus manuels et standardisés. Par exemple, l’utilisation de robots pour scanner et enregistrer des factures, mettre à jour une base de données et procéder aux paiements requis.

Quand l’hésitation laissera-t-elle place à l’action ?

EY - Graphique: Si vous envisages la mise en place d’un RPA, dans quel délai pensez-vous pouvoir entamer les premières étapes ?

Les départements financiers de notre pays constituent un terrain fertile pour la robotisation, du moins selon Thierry Mortier. Cela s’explique d’une part par de nombreuses tâches répétitives, et d’autre part par une manière de penser et d’agir orientée processus. La plupart des entreprises en sont cependant encore à une phase expérimentale.

Les chiffres révélés par l’étude en disent long :

  • 59,5 % des répondants envisagent d’implémenter la RPA.
  • Seulement 27,9 % des répondants affirment avoir déjà débloqué un budget pour la robotisation.
  • 29 % des répondants pensent (commencer à) implémenter la RPA d’ici une année. 6,5 % pensent le faire d’ici deux ans, 12,9 % d’ici trois ans et 3,2 % d’ici dix ans.

« Les robots peuvent se charger d’activités que les humains n’aiment pas faire. Ils offrent un certain degré de confort. »

Qui doit prendre l’initiative de cette automatisation ?

EY - Graphique: Pour quels département le RPA serait-il le plus utile ?

Le département financier doit-il prendre l’initiative en matière de RPA ? 78 % pensent que oui. La finance est-elle celle qui bénéficiera le plus de la RPA ? 59,5 % sont de cet avis.

Il reste pourtant nombre de raisons pour qu’une entreprise ne souhaite pas (encore) implémenter la RPA : l’externalisation à l’étranger, une standardisation poussée, l’échelle réduite de l’entreprise...

Mais de manière générale, la RPA n’est plus perçue comme un gadget du département IT. « La RPA est abordée comme une nouvelle étape vers une harmonisation efficace des processus. On peut d’ailleurs aussi robotiser un processus qui fonctionne un peu moins bien. »

Un exemple classique est celui d’un processus lancé lors du recrutement d’un nouveau collaborateur. Qu’adviendrait-il si les robots reprenaient cette tâche ?

« La gestion du changement doit permettre d’expliquer ce qu’est véritablement la RPA, car on entend actuellement toutes sortes d’histoires sur la quantité ou la nature des emplois qu’elle ferait disparaître. »

De quels processus ou tâches les robots peuvent-ils se charger ?

De quels processus ou tâches les robots peuvent-ils se charger ? Près de 75 % des directeurs financiers pensent que les processus à robotiser doivent être simples. « Cela est surtout dû à l’entretien des robots : plus le processus sera complexe, plus il nécessitera d’adaptations. »

Une implémentation relativement simple

Thierry Mortier souligne la relative simplicité de l’implémentation de la RPA. « Un logiciel de RPA ne nécessite pas beaucoup de modifications des systèmes. Aujourd’hui, on peut mettre en œuvre la robotisation d’un certain nombre de processus en à peu près huit jours, plus la phase de test et de déploiement. »

« La RPA est plutôt facile à apprendre par rapport à d’autres évolutions récentes, comme par exemple la blockchain. Utiliser la RPA actuellement peut représenter un avantage concurrentiel, avec un impact considérable sur les coûts de service. N’attendez plus, commencez au moins par lancer une étude. »

La peur de perdre des emplois à cause de la RPA est-elle justifiée ?

La robotisation implique tout un processus de transformation au sein d’une entreprise. « La gestion du changement doit permettre aux entreprises d’expliquer ce que pourrait signifier la RPA pour leur succès », clarifie Mortier, « mais aussi d’apaiser les craintes relatives à une suppression d’emplois. »

Cette peur de perdre des emplois est inutile. « L’impact réel de la RPA n’est vraiment accepté que lorsque les gens se rendent compte que non seulement elle ne fait pas disparaître d’emplois, mais permet en outre aux personnes d’en apprécier la plus-value ainsi qu’un plus grand confort dans le traitement des tâches. »

La perte d’emplois telle que la décrit la presse concerne essentiellement la disparition de certaines fonctions partielles d’un travail (comme par exemple le traitement manuel d’une facture).

Beaucoup de bonnes raisons d’utiliser les robots

54,8 % des répondants estiment que les économies constituent un argument important en faveur de la robotisation, et 35,7 % le trouvent même très important. « Grâce à la RPA, un directeur financier peut en effet faire exécuter un certain nombre de tâches qui étaient auparavant infaisables ou trop chères », souligne Mortier.

La gestion des risques en est selon lui un bel exemple : les robots peuvent effectuer plusieurs contrôles de conformité en un rien de temps. L’optimisation du processus de facturation peut également être réalisée par des robots.

Mais il existe encore d’autres raisons d’envisager d’implémenter la RPA, et notamment la qualité des processus (57,1 % des directeurs financiers estiment que c’est très important), les délais de commercialisation (la continuité, la rapidité et l’économie de temps sont aussi considérées comme importantes) et les économies de coûts.

Qui est Thierry Mortier ?

Thierry Mortier est associé chez EY et expert en robotique. Le 1er septembre 2016, il a rejoint la société de conseil pour y prendre la fonction de Global EY Leader for Technology Innovation in the Power & Utilities sector. Outre la robotique, Mortier se spécialise également en blockchain, IA, IdO et autres technologies émergentes.