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Le Brexit, ses enjeux et ses conséquences: quelles perspectives pour votre entreprise à court terme ?

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EY - Le Brexit, ses enjeux et ses conséquences: quelles perspectives pour votre entreprise à court terme ?

En décembre 2017, le Royaume-Uni et l’UE27 sont parvenus à un accord concernant les trois problèmes clés de la 1re phase des négociations autour du Brexit (le règlement financier de la séparation, la frontière avec l’Irlande du Nord et les droits des citoyens de l’UE au RU et vice versa). La deuxième phase des négociations sera entamée ce printemps à Bruxelles, et définira notamment les futures relations commerciales entre les deux parties.

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EY - Franky De Pril

Franky De Pril
Associé EY Tax Consultants
+32 02 774 94 84

Le RU et l’UE27 entameront prochainement les négociations sur l’avenir de leurs relations commerciales. Mais à quoi pourrait-il ressembler ?

Franky Depril, associé Tax Consultants chez EY : « Différents scénarios sont possibles. Dans le cas d’un ‘Soft Brexit’, on estimerait que le RU peut encore faire partie du marché interne européen et de l’union douanière. Un accord commercial avec l’UE27, impliquant le libre commerce des marchandises et services, resterait envisageable et, dans ce cas de figure, la continuité des entreprises européennes resterait garantie. Le RU a cependant laissé entendre à maintes reprises qu’il souhaitait quitter aussi bien le marché interne européen que l’union douanière. En outre, l’UE estime que la libre circulation des marchandises n’est pas possible sans celle des personnes. Un ‘Soft Brexit’ semble donc peu probable. »

« Theresa May a pris l’initiative de prévoir une période transitoire de deux ans afin de permettre aux entreprises de se préparer correctement à un scénario de sortie. Cette période de transition est actuellement le scénario le plus vraisemblable, quoiqu’il se heurte à une résistance politique au RU. »

« Si le RU et l’UE27 ne parviennent pas à un accord, cela débouchera sur le ‘Hard Brexit’ et le RU devra appliquer les règles de l’Organisation mondiale du commerce (WTO). Il sera ainsi soumis, au même titre que les autres pays tiers, à des droits de douane et des contrôles aux frontières. C’est un scénario que l’on préfère éviter d’un côté de la Manche comme de l’autre, car les entreprises n’auraient rien à y gagner. »

« En dépit de l’incertitude quant au futur modèle commercial liant le RU au continent, on peut d’ores et déjà affirmer qu’il sera bien question, dans le futur, d’une frontière entre le RU et l’UE27, qui entraînera indubitablement une charge administrative plus élevée et aura un impact sur les flux de marchandises. La plupart des entreprises s’inquiètent quant aux retards dans la livraison des marchandises, mais aussi au flou total qui règne autour de la réglementation complexe des secteurs et produits. »

« Avec ce que nous savons déjà, nous pouvons affirmer avec certitude qu’une frontière apparaîtra entre le RU et l’UE27. »

Quelles sont les possibles conséquences d’une sortie du RU sur l’économie belge ?

« Le RU est un partenaire commercial important de la Belgique. Après l’Allemagne, la France et les Pays-Bas, il est notre quatrième plus grand débouché. Au premier semestre 2017, les entreprises belges ont exporté au RU pour plus de 15 milliards d’euros de biens et services. »

« Une sortie britannique de l’Union sans accord commercial aura un impact négatif. Dans un tel scénario, les secteurs belges de l’alimentation, du textile, de la chimie et des transports seront les plus sévèrement touchés. Mais, même dans le cas d’un ‘Soft Brexit’ ayant peu de conséquences sur les tarifs d’importation, les entreprises belges pourraient rencontrer des difficultés sur le plan commercial, en raison de différentes réglementations de nature non tarifaire. »

« Nous recommandons à nos clients d’examiner les liens qui lient leur entreprise au RU. Le Brexit peut même créer des opportunités, comme une augmentation de la part de marché. »

Nos entreprises peuvent-elles d’ores et déjà se prémunir contre les conséquences du Brexit ?

« Bien sûr. De nombreuses entreprises ont déjà commencé à se prémunir contre tous ces scénarios de Brexit. Nous recommandons également à nos clients d’examiner les liens qui lient leur entreprise au RU. Tout le monde a bien compris que modifier les accords contractuels, l’infrastructure IT, la facturation et la structure juridique et fiscale demandera un temps d’implémentation important.

Certaines entreprises y voient aussi des opportunités, comme une augmentation de la part de marché. Une analyse approfondie est indispensable pour pouvoir définir un plan d’attaque qui tient compte des scénarios de Brexit possibles et des menaces et opportunités associées à chacun d’entre eux. »