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À bord du TGV de la révolution numérique :
« do’s and don’ts » à l’attention des CFO

CFO

EY - Mee met de sneltrein van digitale revolutie: do’s-and-don’ts voor CFO’s

Les technologies innovantes, telles que l’IA, la RPA et la blockchain, ont le vent en poupe. Elles permettent aux processus des entreprises de se dérouler plus efficacement, voire de façon entièrement automatisée.

Si cette situation crée assurément de nouvelles opportunités pour les collaborateurs du monde de la finance, elle génère également de nombreux écueils pour les CFO qui réagiraient trop lentement. Ingmar Christiaens et Jan Bailyu analysent les résultats du dernier Baromètre CFO.

Contacts

EY - Ingmar Christiaens

Ingmar Christiaens
Associé EY Advisory
+32 2 774 9219

EY - Jan Bailyu

Jan Bailyu
Senior Manager EY Advisory
+32 9 243 1059

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La révolution numérique a un profond impact sur la fonction financière au sein des entreprises, et notamment sur le plan des compétences. D’ici quelques années, les départements financiers seront totalement différents.

Le dernier Baromètre CFO révèle que 67 % des CFO sont convaincus que les professionnels de la finance exécuteront moins de processus transactionnels et joueront plutôt un rôle de partenaire stratégique. De plus, 61 % des répondants estiment que la finance partagera de plus en plus de données avec les parties prenantes.

Pour assumer ce nouveau rôle, des compétences additionnelles seront nécessaires, comme la capacité d’analyser et de résumer rapidement des données issues de sources complexes et diverses, mais aussi d’utiliser de nouvelles technologies et de proposer des solutions aux clients internes.

Les profils comptables classiques sont progressivement remplacés par des personnes opérant davantage en tant que partenaires commerciaux et présentant un intérêt certain pour les nouvelles technologies.
Jan Bailyu, Senior Manager EY Advisory

Reconversion exigée

Jan Bailyu est convaincu que la finance fera l’objet d’une réforme substantielle au cours des années à venir.

« Les profils comptables classiques sont progressivement remplacés par des personnes opérant davantage en tant que partenaires commerciaux. Cela signifie que l’on va également soutenir l’entreprise en dehors de la finance pure et apporter de nouvelles idées en vue de parvenir à de meilleures décisions. Les compétences nécessaires ne sont plus les mêmes qu’avant.

Savoir faire face aux technologies innovantes et, surtout, accompagner l’entreprise dans cette évolution est et demeurera un impératif incontournable. Les départements financiers auront besoin de collaborateurs d’un genre nouveau en termes de tâches à effectuer et de compétences. Le CFO devra dès lors être en mesure d’offrir à ses collaborateurs les moyens de se reconvertir mais également d’attirer de nouveaux profils. »  

Le Baromètre CFO révèle que 63 % des répondants estiment d’ores et déjà disposer du bon mix de compétences en vue d’assumer de la manière la plus efficace possible le futur rôle de la finance. Ingmar Christiaens et Jan Bailyu émettent cependant quelques réserves à cet égard.

Selon eux, bien souvent, c’est une seule et même personne qui détient ces connaissances et compétences essentielles. Que se passera-t-il si cette personne quitte le navire ? Il est essentiel de répartir ces compétences entre plusieurs collaborateurs grâce, entre autres, à la rotation des postes.

De nouvelles fonctions

De nouvelles fonctions verront le jour dans un avenir proche, tandis que certains postes seront amenés à disparaître. 46 % des répondants affirment que des ‘architectes financiers’ ont déjà rejoint leur entreprise au cours des cinq dernières années.

Leur tâche consiste à rendre les informations disponibles partout, tout le temps et pour toutes les personnes concernées. 34 % disent avoir mobilisé des ‘renforts financiers’ pour les tâches moins courantes. 46 % des répondants ont même embauché des scorekeepers financiers afin que les chiffres correspondent toujours aux rapports ainsi qu’à d’autres standards.

Dans la foulée, les entreprises continueront à recruter des analystes de données (50 %), des experts en nouvelles technologies (60 %) et des partenaires commerciaux (49 %).

Aujourd’hui, le processus de clôture mensuelle, impliquant 90 % de tâches répétitives, occupe 90 % du temps, tandis que l’analyse, qui offre le plus de valeur ajoutée, devrait en réalité être la tâche qui prend le plus de temps.
- Ingmar Christiaens, associé EY Advisory

Automatiser les tâches répétitives

Toutes les fonctions impliquant des tâches répétitives (introduction de factures, rédaction de rapports, contrôle des crédits, processus de clôture mensuelle...) finiront à terme par disparaître ou seront remplies différemment.

Ingmar Christiaens ajoute : « Même le processus de clôture mensuelle, impliquant 90 % de processus répétitifs, sera majoritairement automatisé. Aujourd’hui, ce sont ces 90 % qui occupent la majeure partie du temps, tandis que l’analyse, qui offre le plus de valeur ajoutée, devrait en réalité être la tâche qui prend le plus de temps. » 

Selon Ingmar Christiaens, les centres de services partagés devraient eux aussi se voir attribuer un autre contenu : « Les grandes entreprises ont, par exemple, regroupé leurs comptes créditeurs et débiteurs dans des centres de services partagés. Elles commencent cependant à examiner de quelle manière elles pourraient améliorer la simplicité, l’efficacité et la rentabilité de ces processus via RPA. Elles vont remplacer leurs centres de services partagés par des robots et proposer davantage de services à l’organisation. » 

La guerre des talents

L’impact sur les collaborateurs et méthodes de recrutement du département financier ne doit pas être sous-estimé. Ingmar Christiaens confirme qu’une véritable guerre des talents est en cours, et c’est la raison pour laquelle les CFO doivent suivre attentivement la façon dont leurs collaborateurs vivent leur travail. Il est donc primordial que le travail soit créatif et intéressant, et tienne compte de la numérisation.

Comment un CFO peut-il attirer les bonnes compétences ? Jan Bailyu donne son point de vue : « Je pense que tout CFO doit se faire une image claire des compétences dont il dispose déjà au sein de son entreprise et de celles qui viendraient à manquer dans un avenir proche.

Dans cette optique, il doit naturellement connaître sa roadmap numérique et savoir quand seront implémentées quelles innovations technologiques. Il sera alors possible non seulement de définir un modèle financier opérationnel mais aussi de créer un cadre de travail permettant de déterminer la manière dont le département va évoluer ainsi que l’écart entre les compétences déjà présentes et celles qui devront s’ajouter.

Développer davantage les compétences des collaborateurs déjà présents par le biais de formations pourra être considéré comme une sérieuse avancée, mais il se peut que cela ne suffise pas pour la plupart des départements. Il faudra alors faire un choix entre le recrutement de nouveaux employés, des millenials par exemple, et la recherche de soutien externe. La solution se trouvera souvent dans une combinaison de ces deux options. »

Recruter ou former ?

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Les résultats de l’enquête confirment d’ailleurs cette prise de position. Pour les fonctions qui se sont ajoutées ces cinq dernières années, 40 % des répondants ont recruté de nouveaux collaborateurs, 25 % ont d’abord sollicité le personnel déjà présent et 16 % ont formé le personnel existant avant de l’y affecter.

On note que seulement 30 % des répondants indiquent que plus de 50 % des membres de l’équipe ont suivi une formation l’année dernière. C’est remarquable lorsqu’on sait que certaines compétences feront cruellement défaut d’ici cinq ans.

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Pour les nouvelles tâches, ce sont surtout les millenials, issus de la Génération Y, qui entreront en scène. Mais recruter et garder des millenials n’est pas une mince affaire.

Pour Ingmar Christiaens, il importe de créer un savant dosage  entre les millenials et les employés plus âgés. Diriger un département regroupant divers profils et catégories d’âges représente un sérieux défi car, à l’évidence, un employé de 50 ans attend autre chose de ses collègues et de l’organisation qu’un young potential de 21 ans.

La finance jouera-t-elle un rôle de pionnier dans la révolution numérique ? Ingmar Christiaens confirme que la gouvernance des données constituera un défi de taille pour les entreprises.

La finance devra filtrer une énorme quantité de données dans l’entreprise afin de ne conserver que les informations les plus pertinentes. 81 % des répondants affirment que la finance adoptera, au cours des cinq années à venir, un rôle plus prépondérant dans la gestion du contenu des applications business et autres.