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Quel est l’impact de la LegalTech sur le processus M&A?

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EY - Quel est l’impact de la LegalTech sur le processus M&A?

“Après la vague de la FinTech, nous allons à présent connaître le déferlement de la LegalTech” déclare Tom Swinnen, Directeur Exécutif et Responsable du département M&A dans le cabinet HVG Avocats avec lequel EY a établi un partenariat privilégié. Au niveau mondial, EY franchit déjà un grand pas dans la LegalTech avec la récente reprise de la firme Américaine Riverview Law. Nous avons demandé à T. Swinnen quel sera l’impact de la LegalTech dans son domaine d’expertise ‘fusions et acquisitions’ au sein du département M&A.

Contacts

EY - Tom Swinnen

Tom Swinnen
Tom Swinnen, Directeur Exécutif et Responsable du département M&A chez HVG Avocats
+32 (0) 2 774 9756

Tout d’abord, dans quelle mesure la reprise de Riverview Law est-elle importante pour EY ?

Riverview Law est un prestataire innovateur de services juridiques qui recourt un maximum à la technologie. Avec ce rachat, EY veut poursuivre l’automatisation des processus juridiques afin de les rendre plus efficaces, plus transparents et plus concurrentiels pour nos clients. L’acquisition constitue une étape importante vers une approche hautement technologique des services juridiques et vers la poursuite de l’innovation juridique.

Quel impact la LegalTech aura-t-elle sur vos services M&A ?

Je pense que l’impact le plus important se marquera au niveau du contrôle juridique qui précède toute transaction, mais également dans la rédaction de divers contrats. Autrefois, avant l’accès internet à haut débit, l’équipe de collaborateurs chargée d’effectuer la due diligence légale campait pour ainsi dire pendant des jours dans la dataroom de la société cible où elle épluchait tous les documents, farde après farde. La numérisation permet aujourd’hui un accès pratiquement immédiat à la dataroom virtuelle, mais la tâche n’en reste pas moins une performance qui prend en moyenne deux à quatre semaines car il faut parcourir et analyser tous les documents en profondeur. Ce n’est réellement qu’avec la LegalTech – et notamment l’intelligence artificielle ou IA – que le processus va s’accélérer.

Que fait l’IA qu’un humain est incapable d’accomplir ?

Les applications logicielles intelligentes analysent les documents à la vitesse de l’éclair. Elles effectuent des recherches sur base de combinaisons de mots, ce qui permet de reconnaître certaines clauses beaucoup plus rapidement et donc, de savoir aussi beaucoup plus vite de quoi traite le document. Le logiciel identifie par exemple le droit sur base duquel un document a été rédigé ou la matière qu’il traite. Le délai de transmission aux personnes adéquates de notre organisation est donc considérablement réduit. Ce qui est intéressant avec l’IA, c’est que l’intelligence de l’ordinateur augmente proportionnellement au nombre de documents qu’il traite. À cet égard, nous disposons bien entendu, du fait de notre collaboration avec EY, d’une énorme avance par rapport aux cabinets d’avocats traditionnels. Seule une grande structure peut non seulement faire face aux coûts d’investissement mais également dispenser la formation à un tel logiciel.

La LegalTech accélère le processus de due diligence juridique qui précède toute transaction et elle automatise la rédaction des contrats.

Les premières recherches qui demandent un travail intensif lors des transactions seront donc effectuées beaucoup plus rapidement. Dans quelle mesure, exactement ?

La durée du travail préparatoire sera, d’après moi, au moins réduite de moitié. Nos avocats M&A pourront donc effectuer une évaluation de risques, tirer des conclusions et émettre des recommandations concrètes à nos clients beaucoup plus rapidement.

Où en êtes-vous au niveau de l’IA ?

La technologie est présente et elle fait actuellement l’objet de préparations pour acquérir des connaissances pertinentes dans le cadre des services que nous prestons. Nous investissons également massivement dans nos collaborateurs qui apprennent pour l’instant à penser et à travailler avec la technologie.

Vous disiez que la LegalTech comportera également des avantages au niveau de la rédaction de contrats de rachat. Pouvez-vous préciser ?

Nous comptons, à cet égard, sur ce qu’on appelle les outils d’automatisation de documents. Pour l’instant, la plupart des contrats sont rédigés sur base de modèles. Dans le cas d’un contrat de rachat plus complexe, l’avocat peut facilement travailler un ou deux jours sur celui-ci. Dans le futur, on pourra d’après moi générer un premier projet de contrat en seulement quelques heures. Dans un premier temps, cela ne sera possible que pour des contrats relativement simples tels que des accords de confidentialité, mais à terme, cela deviendra également possible pour des contrats plus complexes comptant des dizaines de pages, comme les conventions d’achat d’actions.
Il s’agira bien entendu toujours d’une première version qui sera ensuite peaufinée par un avocat M&A spécialisé et adaptée à la situation et aux préoccupations spécifiques des parties. Le gain de temps dans la rédaction de tels contrats sera néanmoins considérable.

Quels sont les avantages de la LegalTech pour vos clients ?

Nos services de conseils en matière de transactions sont particulièrement concurrentiels grâce à l’accélération du processus de due diligence juridique et à la rédaction des contrats. Nos clients sont donc davantage séduits par nos services qui leur proposent une assistance intégrée lors des transactions.
EY dispose d’une équipe parfaitement coordonnée qui emboîte efficacement les pièces d’un puzzle financier, fiscal, juridique et stratégique complexe.L’innovation technologique nous permet également de partager nos résultats avec davantage de rapidité et d’uniformité. Cela ne comporte que des avantages pour nos clients.

Les voitures complètement autonomes vont peut-être se généraliser dans un futur proche, mais des processus de rachat totalement automatisés ne me paraissent pas possibles. L’avocat M&A spécialisé jouera un rôle toujours plus important.

Quelles évolutions au niveau de la LegalTech prévoyez-vous encore pour le futur ?

Je pense qu’à terme, il y aura davantage d’homogénéité dans les transactions. L’analyse de données gagne en puissance, ce qui nous permet d’avoir une meilleure compréhension des statistiques, des pratiques et des tendances du marché. Les clients se basent volontiers sur ce genre de données statistiques.

Est-ce que tout ne va pas se ressembler de plus en plus ?

Je ne formulerais pas les choses ainsi. Une plus grande homogénéité va générer une plus grande transparence, une plus grande clarté et une plus grande certitude pour le client. La valeur ajoutée d’un avocat M&A spécialisé est et reste évidemment la faculté de procéder à une analyse critique du contexte spécifique du client et d’émettre un avis en fonction de celui-ci.
Comparons cela à une voiture équipée d’une boîte de vitesse automatique.C’est toujours le conducteur qui évalue la situation et prend des décisions sur cette base. Les voitures complètement autonomes vont peut-être se généraliser dans un futur proche, mais des processus de rachat totalement automatisés ne me paraissent pas possibles. L’avocat M&A spécialisé jouera un rôle toujours plus important.

Enfin, vous prévoyez que la technologie aura également un impact sur la manière dont les prestataires de services juridiques communiqueront avec leurs clients.

C’est exact. Dans un passé lointain, nous communiquions par courrier, maintenant par e-mail, mais je remarque que les jeunes générations préfèrent les messageries instantanées. En tant qu’avocats M&A, nous accordons le plus d’attention possible à l’aspect pratique, mais nous devons continuer à nuancer nos discours. Dans les questions juridiques, on répond rarement par ‘oui’ ou ‘non’, mais généralement par ‘oui, mais’ ou ‘non, car’. Et ces nuances, vous ne pouvez pas les exprimer dans un message de 100 caractères ou avec un émoji. Je suis curieux de voir comment la communication va évoluer dans le futur. Les services légaux consistent toujours essentiellement à couvrir les risques juridiques. Nous devons veiller à ce que la LegalTech ne compromette pas cette fonction, mais la rende simplement plus accessible, efficace et solide.