The better the question. The better the answer. The better the world works. У вас есть вопрос? У нас есть ответ. Решая сложные задачи бизнеса, мы улучшаем мир. У вас є запитання? У нас є відповідь. Вирішуючи складні завдання бізнесу, ми змінюємо світ на краще. Meilleure la question, meilleure la réponse. Pour un monde meilleur. 問題越好。答案越好。商業世界越美好。 问题越好。答案越好。商业世界越美好。

Impulse: the latest news and inspirational stories from and for entrepreneurs

>> Entrepreneurship >> Impulse

D’une politique de durabilité à une stratégie durable

Solutions

EY - D’une politique de durabilité à une stratégie durable

Le terme de durabilité est encore trop souvent mal compris. Il est associé à tort avec le commerce équitable, les panneaux solaires, les produits bio ou les œuvres caritatives et encore fréquemment perçu comme quelque chose de marginal. En clair, il s’agit d’une véritable occasion manquée.

Contact

EY - Hans Verboven

Hans Verboven
Executive Director EY Climate Change & Sustainability Services

« La durabilité ne doit pas être perçue comme une contrainte ou de la conformité », affirme le professeur Hans Verboven, Executive Director d’EY Climate Change & Sustainability Services. « Elle constitue plutôt, pour une entreprise, l’opportunité d’anticiper de manière proactive certaines menaces et de les transformer en une situation ‘win-win’. »

La durabilité peut être considérée d’un point de vue opérationnel et stratégique. La durabilité opérationnelle implique vos produits ou services, vos processus et la culture de votre organisation. C’est le domaine de l’amélioration continue. La durabilité stratégique repose sur la ‘shared value creation’ : la création de valeur ajoutée pour la société.

Des menaces globales

« Nos PME et entreprises familiales sont confrontées à des menaces globales. Je pense par exemple au réchauffement climatique, à la raréfaction des matières premières, aux risques liés à la chaîne d’approvisionnement et aux tensions géopolitiques. »

« Par ailleurs, au niveau national, on évoquera plutôt des normes environnementales plus strictes, des clients exigeants et particulièrement bien informés ainsi que la guerre des talents. Et certains marchés connaissent une évolution telle qu’on peut se demander s’ils existeront encore d’ici cinq ans. »

« C’est un contexte difficile, mais il est possible de transformer tout ceci en opportunité. On constate hélas que beaucoup d’entreprises n’ont pas évolué en ce sens. Elles ne sont pas assez rapides, créatives et agiles pour pouvoir réellement anticiper ces tendances. »

Selon H. Verboven, un tel immobilisme se paie cher. Les entreprises non durables auraient ainsi plus de mal à attirer et garder en leur sein les hauts potentiels, et les clients plutôt critiques tournent eux aussi le dos à ces organisations.

Les entreprises ne doivent pas développer de stratégie en matière de durabilité ; elles doivent faire en sorte que leur stratégie d’entreprise soit durable.

La durabilité, c’est du gagnant-gagnant !

La durabilité paie. Investir dans des processus efficaces, une culture d’entreprise orientée vers l’humain et la limitation de son empreinte écologique porte ses fruits. « Une telle stratégie apporte davantage de valeur, de bénéfices, de bien être et de prospérité ainsi qu’un modèle commercial viable sur le long terme. À vrai dire, ce n’est rien d’autre que du bon sens paysan », observe H. Verboven.

« Cette approche permet de faire des économies dans la chaîne de valeur, optimise les processus et améliore l’efficacité. Elle stimule en outre l’innovation et crée une valeur de marque et de marché. En entreprenant durablement, on anticipe les futures législations et réglementations, on attire de meilleurs collaborateurs et on est en mesure d’offrir le meilleur service au client averti de demain. Enfin, l’entrepreneuriat durable assure aux entreprises un accès plus abordable aux financements. En somme, cette vision à long terme ne présente que des avantages. »

Les entreprises dont les bénéfices sont le seul objectif compromettent leur licence d’exploitation et ne seront en mesure d’attirer qu’un type très spécifique d’employés.

Impliquer toute l’organisation

L’équipe d’Hans Verboven accompagne les entreprises et organisations dans leur croissance vers une stratégie d’entreprise durable. « Nous commençons souvent par un audit de durabilité portant sur une quinzaine de thèmes, puis nous intégrons nos conclusions et conseils dans une vision et un plan destinés à mettre en place une politique. »

L’audit agit sur trois niveaux : ‘product service excellence’, ‘operational excellence’ et ‘organizational excellence’. « L’approche est simple : savoir tout d’abord ce que l’on a et dans quelle direction on souhaite aller, puis nous formulons un plan d’action avec des délivrables et indicateurs clairs. Notre expérience dans une grande variété de secteurs nous permet de bien évaluer ce qui fonctionne, et où. »

« Dans le cadre d’un processus de changement, on attache une grande importance à l’humain. Bien que mon point de départ soit toujours la direction générale, nous tenons à nous faire très vite une idée de ce qui se passe sur le lieu de travail. Pour ce faire, nous impliquons les cadres dirigeants, mais aussi les représentants syndicaux, les travailleurs et même les femmes de ménage. Nous pouvons ainsi nous faire une image à 360° de la situation au sein de l’organisation. »

« Bien sûr, nous faisons plus que des audits. Notre force réside vraiment dans la capacité à analyser les choses dans leur ensemble tout en agissant sur un grand nombre de thèmes essentiels tels que les déchets, la circularité, les RH, la communication, les certifications et les normes ISO. Nous sommes donc généralistes et spécialistes dans de nombreux domaines. Personnellement, je me sens tout aussi à l’aise en atelier qu’en salle de conférence. »

Beaucoup d’entreprises demandent à l’équipe d’Hans Verboven de travailler sur les valeurs et la culture d’entreprise. « Le sens du travail est un sujet central. Vos collaborateurs travaillent-ils pour l’entreprise ou au sein de l’entreprise ? Se sentent-ils impliqués et valorisés ? Existe-t-il un objectif commun (‘purpose’) ? »

« Les chiffres et les marges sont importants, mais ils ne fournissent pas l’énergie et le sens que chacun cherche dans son travail. On ne peut trouver ce sens que si l’on a le sentiment que notre travail crée non seulement des bénéfices, mais aussi de la valeur sociale. D’ailleurs, le slogan d’EY ‘Building a better working world’ résume à lui seul ce sentiment. »