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Les nouvelles règlementations et amendes plus nombreuses ne font baisser ni la fraude, ni la corruption

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EY - Les nouvelles règlementations et amendes plus nombreuses ne font baisser ni la fraude, ni la corruption

Depuis 2012, de nombreuses nouvelles règlementations ont été introduites en vue de lutter contre la corruption dans les entreprises. En outre, il a été infligé pour plus de onze milliards d’euros d’amendes en six ans. Le niveau global de la corruption n’a pourtant pas baissé, comme le révèle une étude menée par EY. Il aurait même doublé en Belgique au cours des six dernières années.

Contact

EY - Frederik Verhasselt

Frederik Verhasselt
associé EY Assurance
Fraud Investigation & Dispute Services
+32 (0)477 233 000

« Dans le monde entier, 11 % des exécutifs indiquent que leur entreprise a eu affaire à un cas important de fraude au cours des deux dernières années. Avec un score de 20 %, la Belgique sort du lot. »

La quinzième édition de l’EY Global Fraud Survey a interrogé 2.550 exécutifs d’entreprises de 55 pays, dont 50 sont situés en Belgique. L’étude montre que la fraude et la corruption restent un problème d’actualité au sein des entreprises du monde entier. 11 % des exécutifs indiquent ainsi que leur entreprise a eu affaire à un cas important de fraude au cours des deux dernières années.

« Avec un score de 20 %, la Belgique sort du lot », réagit Frederik Verhasselt, Associé chez EY et responsable du département Fraud Investigation and Dispute Services. « Les pays développés et d’Europe occidentale obtiennent, sur ce point, un score moyen de 10 %, soit la moitié de notre pays. »

En ce qui concerne la généralisation des pratiques de corruption au sein d’un pays, la Belgique obtient un score de 20 %, ce qui correspond à celui des pays développés et d’Europe occidentale. La moyenne mondiale est de 38 %, et elle s’élève même à 52 % pour les pays émergents.

« 12 % des exécutifs belges estiment que l’utilisation d’argent liquide se justifie dans certaines circonstances. »

Le liquide et les mesures d’incitation justifiés ?

Proposer de l’argent liquide est-il justifié pour sortir une entreprise d’une mauvaise passe économique ? « En Belgique, 12 % des exécutifs estiment que oui, ce qui est, une nouvelle fois, deux fois plus que leurs collègues des pays développés et d’Europe occidentale. Un tel score est tout à fait frappant car la législation belge fait tout pour éviter les paiements importants en liquide afin de court-circuiter l’économie souterraine », précise Frederik Verhasselt.

L’importance de l’intégrité commerciale

96 % des répondants belges estiment néanmoins que les entreprises doivent être en mesure de prouver qu’elles font des affaires de façon intègre. 56 % des exécutifs belges interrogés considèrent que cette mission relève principalement des compétences du management.

« Les exécutifs belges considèrent bel et bien la fraude et la corruption comme un risque considérable pour leur entreprise, au même titre que les cyberattaques, une règlementation changeante et les évolutions macro-économiques », précise Frederik Verhasselt.

« Ceci place les répondants belges au même niveau que les exécutifs des autres pays développés. Il existe pourtant une importante différence : le risque terroriste obtient, chez les exécutifs belges, le double de la moyenne de l’ensemble des répondants. Pour quelle raison ? Je pense que les attaques survenues à Bruxelles sont encore fraîches dans les mémoires. »

Politique de condamnation vs condamnations réelles

70 % des exécutifs belges indiquent que leur entreprise prévoit des sanctions claires pour les violations de la politique en matière de fraude. 54 % précisent que de telles sanctions ont également été infligées à des personnes.

« Ce chiffre plus faible peut s’expliquer », selon Frederik Verhasselt. « Les entreprises préfèrent régler les cas de fraude sans faire de vagues, quoique l’on observe du changement sur ce plan. De plus en plus d’entreprises sont convaincues que faire un exemple clair peut booster la prévention des fraudes. »

Les principaux avantages d’un commerce intègre

Quels bénéfices les entreprises peuvent retirer du fait de pouvoir prouver leur intégrité ? Une bonne image auprès des clients et du grand public est le premier argument des répondants, qui citent également le recrutement et la rétention, la performance et l’image auprès des actionnaires.

La fonction de conformité toujours plus complexe

La lutte contre la fraude a un impact sur la conformité. Frederik Verhasselt : « La portée que couvre la fonction de conformité est de plus en plus étendue : pensez aux règlementations supplémentaires en matière de corruption, cybersécurité, RGPD... L’impact de la numérisation sur la fonction de conformité, en pleine évolution, est double. D’une part, la technologie numérique facilite certaines tâches relatives à la conformité, par exemple l’analyse de données médico-légales, mais elle apporte d’autre part davantage de complexité, en raison du RGPD, par exemple. »

« La numérisation facilite certaines tâches relatives à la conformité, mais apporte également davantage de complexité. »

Former les professionnels de la conformité

De La division belge de la Chambre de commerce internationale (ICC Belgium) lance, en partenariat avec la FEB et Belgian Chambers, l’initiative CompliancePro.be. Cette plateforme ouverte s’adresse aux professionnels de la conformité possédant au moins cinq ans d’expérience et a pour but l’échange régulier d’expériences et l’organisation de programmes de formation.

Ainsi, le 11 octobre 2018 débutera une formation faisant intervenir douze spécialistes belges de la conformité. Le programme consistera en cinq après-midi et durera jusqu’au 7 février 2019. Pendant cette formation, les instructeurs donneront aux participants une idée globale des principales thématiques relatives à la conformité. Pour plus d’infos, rendez-vous sur compliancepro.be