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Does the speed of change blur or sharpen your focus?

Le changement rapide: un plus ou un moins pour vous?

EY Growth Barometer 2018
Canada

Baromètre EY de la croissance 2018
Canada

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How Canada’s middle-market businesses are building solid growth on local foundations

Canada’s middle market is targeting solid growth built on the domestic economy, as tensions in the trading relationship with the US begin to increase. Canadian business leaders are focused on the upside of disruptions caused by industry convergence fueled by new technologies. While sufficient working capital and finding talent with the right skills remain challenges, the middle market is looking to artificial intelligence (AI) to deliver an improved customer experience and process efficiency.

EY Growth Barometer survey methodology

EY commissioned Euromoney Institutional Investor Thought Leadership to undertake an online survey of 2,766 C-suite (60% CEOs, founders or managing directors) in companies from 21 countries and with annual revenues of US$1m-US$3b. The survey was conducted from 15 January-1 March 2018. EY further invited the network of EY Entrepreneur Of The Year alumni from across the globe to take the survey. The survey was available in English and six other languages. Further in-depth interviews were carried out during March-April 2018 to provide additional specific insights.

Contact

EY - François Tellier

François Tellier
Growth Markets Leader,
Ernst & Young LLP Canada


Comment les entreprises du marché intermédiaire du Canada stimulent une croissance solide qui repose sur des assises locales

Le marché intermédiaire canadien cherche à afficher une croissance solide qui repose sur l’économie nationale, alors que les tensions dans les relations commerciales avec les États-Unis commencent à s’intensifier. Les chefs d’entreprise du Canada mettent l’accent sur les aspects positifs des disruptions causées par la convergence sectorielle propulsée par les nouvelles technologies. Alors que le maintien de fonds de roulement suffisants et la recherche de la main-d’œuvre dotée des compétences requises posent toujours des défis, le marché intermédiaire se tourne vers l’intelligence artificielle («IA») pour améliorer l’expérience client et l’efficacité des processus.

Méthodologie du Baromètre de la croissance d’EY

EY a chargé l’Euromoney Institutional Investor Thought Leadership de réaliser un sondage en ligne auprès de 2 766 hauts dirigeants (les chefs de la direction, fondateurs et directeurs généraux comptant pour 60%) d’entreprises de 21 pays dont le chiffre d’affaires annuel se situe entre 1 M$ US et 3 G$ US. Le sondage s’est déroulé entre le 15 janvier et le 1er mars 2018. De plus, EY a invité son réseau mondial d’anciens lauréats du Grand Prix de l’Entrepreneur à participer au sondage. Le sondage était offert en anglais et dans six autres langues. Des entrevues plus approfondies ont été réalisées en mars et avril 2018 afin d’obtenir des informations supplémentaires précises.

Contact

EY - François Tellier

François Tellier
Leader des Marchés de croissance
Ernst & Young s.r.l./S.E.N.C.R.L., Canada


Strategies for growth

Stratégies de croissance

The Canadian C-suite is putting customer experience, talent and tech at the heart of its growth agenda, as the global economy continues to strengthen.

This three-pronged strategy underpins uniformly robust revenue forecasts from the country’s executives. Two-thirds (67%) expect annual growth of 6% to 10%, significantly above the International Monetary Fund’s April 2018 projection of 2.1%.1

Canadian business leaders are, however, more measured in their predictions than their international peers, according to the 2018 EY Growth Barometer global survey. Only 1 in 10 Canadian respondents anticipates growth of more than 10%, far below the rest of the world, while almost one-quarter are looking at less than 5%.

Revenue growth projections

This chart shows growth expectations for 2017 and 2018, ranging from negative growth to growth above 50%, including year-on-year percentage point changes.

EY - Revenue growth projections

Expanding within national borders

The middle market’s forecasts rely primarily on expansion within national borders, despite foreign trade currently making up 64% of Canada’s GDP.2 Almost one-quarter (24%) see entry into a new home market as the main strategic priority, with just 11% choosing entry into a new overseas market.

Likewise, a new overseas opportunity is the most important factor when evaluating a new business initiative for just 7% of middle-market respondents, compared with 21% in the rest of the world.

This domestic focus may reflect the July 2017 enactment of the Canadian Free Trade Agreement, which reduces barriers to trade, investment and worker mobility across the country’s 10 provinces and three territories.

Les hauts dirigeants du Canada mettent l’expérience client, la main-d’œuvre et la technologie au centre de leur stratégie de croissance, alors que l’économie mondiale continue de prendre de la vigueur.

Cette stratégie à trois volets est à la base des prévisions de revenus toutes positives établies par les dirigeants du pays. Les deux tiers des répondants (67%) s’attendent à une croissance de 6% à 10%, ce qui est considérablement supérieur à la projection de 2,1% établie par le Fonds monétaire international en avril 20181.

Prévisions de croissance des revenus

Ce graphique montre les prévisions de croissance pour 2017 et 2018, qui vont d’une croissance négative à une croissance de plus de 50 %, ainsi que les variations en points de pourcentage (p. p.) d’une année à l’autre.

EY - Prévisions de croissance des revenus

Expansion à l’intérieur des frontières nationales

Les prévisions du marché intermédiaire reposent principalement sur une expansion à l’intérieur des frontières nationales, même si le commerce extérieur représente actuellement 64% du produit intérieur brut canadien2. Près du quart des répondants (24%) estiment que leur principale priorité stratégique consiste à percer de nouveaux marchés nationaux, alors que seulement 11% des répondants veulent percer de nouveaux marchés étrangers.

De même, à peine 7% des répondants issus du marché intermédiaire pensent qu’une nouvelle possibilité à l’étranger est le facteur le plus important dont il faut tenir compte lors de l’évaluation d’une nouvelle initiative commerciale, comparativement à 21% ailleurs dans le monde.

Cette orientation sur le marché national pourrait s’expliquer par l’entrée en vigueur, en juillet 2017, de l’Accord de libre-échange canadien, qui réduit les obstacles au commerce, à l’investissement et à la mobilité des travailleurs dans les dix provinces et les trois territoires du pays.

Challenges to growth

Obstacles à la croissance

The middle-market’s local ambitions could also result from recent strains in Canada’s relationship with its largest trading partner, the US. Having withdrawn from the Trans-Pacific Partnership3 (TPP) trade deal, the US has threatened to “tear up” the North American Free Trade Agreement and imposed tariffs on Canadian lumber imports.4

Such tensions with its neighbor also help explain why 15% say geopolitical uncertainty is the second greatest external risk to growth, versus 9% elsewhere. Yet, despite protectionist headwinds from the US, only 8% want higher trade barriers to remove overseas competitors, versus 15% in the rest of the world.

Challenges to growth

This chart outlines the key operational challenges that are restraining growth in the middle market.

The cash flow squeeze

The number one challenge to growth for Canadian respondents, however, is insufficient cash flow, at 21%. François Tellier, Canada Growth Markets Leader, EY says, “Cash flow is a real issue for many businesses. It reflects the disruption caused by changing sales cycles, as industry convergence, unpredictable online buying patterns, and the need to invest quickly in response to changing consumer demands are all increasing demand for ready money.”

Such concerns may explain why, despite the solid growth forecasts, the Canadian middle market remains cautious about recruitment. Half are looking to keep current staffing levels compared with one-third in the rest of the world. However, 42% do intend to hire more full-time staff, with fewer contractors and no part-time hires.

Les récentes tensions dans les relations entre le Canada et son principal partenaire commercial, les États-Unis, pourraient être à l’origine des visées locales du marché intermédiaire. Après leur retrait de l’accord commercial du Partenariat transpacifique3 («PTP»), les États-Unis ont menacé de «déchirer» l’Accord de libre-échange nord-américain («ALENA») et d’imposer des droits de douane sur les importations de bois d’œuvre canadien4.

De telles tensions avec le pays voisin expliquent aussi en partie pourquoi 15% des répondants indiquent que l’incertitude géopolitique représente le deuxième plus important risque externe pour la croissance, comparativement à 9% des répondants ailleurs dans le monde. Pourtant, malgré les difficultés engendrées par les mesures protectionnistes américaines, seulement 8% des répondants désirent voir une augmentation des barrières commerciales pour éliminer la concurrence étrangère, par rapport à 15% des répondants dans le reste du monde.

Obstacles à la croissance

Ce graphique présente les principaux problèmes opérationnels qui freinent la croissance sur le marché intermédiaire.

EY - Obstacles à la croissance

Coup de bélier

Le principal obstacle à la croissance pour 21% des répondants du Canada est le manque de liquidités. «Le manque de liquidités est un véritable problème pour beaucoup d’entreprises, affirme François Tellier, leader des Marchés de croissance d’EY pour le Canada. Cette situation témoigne des disruptions causées par l’évolution des cycles de vente, puisque la convergence sectorielle, l’imprévisibilité des habitudes d’achat en ligne et la nécessité de procéder à des investissements rapides en réponse à l’évolution de la demande des consommateurs sont tous des facteurs qui font augmenter le besoin d’accéder facilement à de l’argent.»

Ces préoccupations pourraient expliquer pourquoi, malgré de solides prévisions de croissance, les entreprises canadiennes du marché intermédiaire demeurent prudentes en ce qui a trait au recrutement de personnel. La moitié des répondants envisagent de conserver les mêmes niveaux d’effectifs comparativement au tiers des répondants dans le reste du monde. Néanmoins, 42% des répondants ont l’intention d’embaucher davantage d’employés à temps plein, et moins d’employés contractuels et à temps partiel.

"Digitization is proving particularly disruptive in consumer-focused industries such as technology, retail, financial services and consumer products. They are facing immense disruption as they are closely linked to consumer behavior which is changing significantly."

François Tellier

Canada Growth Markets Leader, EY

«Le virage numérique s’avère particulièrement disruptif dans les secteurs axés sur la consommation, comme la technologie, la vente au détail, les services financiers et les produits de consommation. Tous ces secteurs font face à d’imposantes disruptions, car ils sont étroitement liés au comportement des consommateurs qui est en train de se transformer radicalement.»

François Tellier

Leader des Marchés de croissance d’EY pour le Canada

Building stronger teams

Formation d’équipes plus performantes

Recruitment may be on hold for many but, as is the case throughout the developed world, the small pool of talented labor is a great concern. Skilled talent is considered the top accelerated growth enabler, while its lack is the second greatest challenge to growth.

However, the Canadian C-suite’s top recruitment priority is more team players, at 31% (18% in the rest of the world), with people with specialist skills being the must-have for just 12%. This may reflect Canada’s high availability of scientists and engineers, which the World Economic Forum rates as the fourth highest in the world.5 The country’s middle-market businesses may feel they have enough specialist skills for now.

Recruitment and talent needs

This chart illustrates companies’ priorities when they are hiring new talent.

Reflecting the talent squeeze, the middle market sees demographic shifts as the second most disruptive megatrend, at 28%. To correct the skills imbalance, the country’s C-suite rates higher investment in education as one of the top three ways for government to boost growth, and Canadians are twice as likely as their peers in the rest of the world to say that widening the skills of current staff is the best way to improve productivity.

Despite Prime Minister Justin Trudeau’s Government’s current attempts to boost female participation in the workplace,6 the middle market isn’t very interested in increasing diversity, in sharp contrast to the rest of the world. Just 12% of the Canadian C-suite considers “more diversity” a strategic priority versus 42% elsewhere.

Même si bon nombre d’entreprises ont mis en suspens leurs initiatives de recrutement, le bassin restreint de main-d’œuvre compétente demeure une grande préoccupation, comme partout ailleurs dans les pays développés. La présence d’une main-d’œuvre compétente est considérée comme le principal inducteur de croissance accélérée, alors que le manque de main-d’œuvre constitue le deuxième plus important obstacle à la croissance.

Cependant, la principale priorité en matière de recrutement pour 31% des hauts dirigeants du Canada (par rapport à 18% dans le reste du monde) consiste à recruter davantage de joueurs d’équipe, alors que le recrutement de personnes ayant des compétences spécialisées est essentiel pour seulement 12% des répondants. Cette situation pourrait s’expliquer par le grand nombre de scientifiques et d’ingénieurs disponibles au Canada, le pays venant à cet égard au quatrième rang mondial selon le Forum économique mondial5. Pour le moment, les entreprises du marché intermédiaire du pays peuvent avoir l’impression d’avoir suffisamment d’employés spécialisés.

Besoins en matière de recrutement et de main-d’œuvre

Ce graphique illustre les priorités des entreprises lors de l’embauche de nouveaux employés.

EY - Besoins en matière de recrutement et de main-d’œuvre

Compte tenu du manque de main-d’œuvre, les entreprises du marché intermédiaire (28%) classent les changements démographiques au deuxième rang des tendances majeures les plus disruptives. Pour corriger le déséquilibre en matière de compétences, les hauts dirigeants du pays estiment que l’augmentation des investissements en éducation est l’un des trois meilleurs moyens à la disposition des gouvernements pour stimuler la croissance. De plus, les dirigeants canadiens sont deux fois plus susceptibles que leurs pairs à l’échelle mondiale d’indiquer que la meilleure façon d’accroître la productivité consiste à élargir les compétences du personnel déjà en poste.

En dépit des tentatives actuelles du gouvernement du premier ministre Justin Trudeau visant à renforcer la participation des femmes sur le marché du travail6, les entreprises du marché intermédiaire n’ont que peu d’intérêt à l’égard de l’accroissement de la diversité, constat qui tranche nettement avec ce que l’on observe dans le reste du monde. En effet, seulement 12% des hauts dirigeants canadiens déclarent que l’augmentation de la diversité est une priorité stratégique, comparativement à 42% des répondants ailleurs dans le monde.

Embracing business change

Adoption de changements opérationnels

Canada’s C-suite also diverges from their peers elsewhere in the strength of its intention to divest, at 36% versus 19% in the rest of the world. This emphasis comes after another 2018 EY survey found a 300% annual increase in the number of Canadian executives looking to sell, with 41% saying the need to fund new technology investments triggered a recent major divestment.7

As further evidence of how technology is calling the tune in business, industry convergence — which has tech as its launch pad— is the most disruptive megatrend for 33% of the Canadian middle market, higher than the rest of the world (23%), with digitization itself being the most impactful for a further 14%. EY’s Tellier says: “Digitization is proving particularly disruptive in consumer-focused industries such as technology, retail, financial services and consumer products. They are facing immense disruption as they are closely linked to consumer behavior which is changing significantly,” he points out.

Canadian fintech company Overbond is one of the companies causing — and benefiting from — such disruption. CEO Vuk Magdelinic says, “A lot of the disruptive forces that many might see as a threat, such as digitization, globalization, and the cost and availability of capital, are precisely the trends that give us our edge. We are a disruptor and we are leveraging those trends with our technology to show there is a better way of doing things.”

The middle market recognizes that technology offers opportunities as well as threats. Technology is seen as the most important factor in improving productivity (27%) and, after skilled talent, as the next-best means to accelerate growth. No Canadian respondents see reducing staff costs as the primary objective of major tech investment.

Made-in-Canada Silicon Valleys

Artificial intelligence (AI) is under a particular spotlight, with 42% planning adoption in the next two years (68%, elsewhere) and 44% more in the coming five. This comes as the federal government is investing more than CAD$750 million in five high tech “superclusters” of innovative businesses — what it calls “made-in-Canada Silicon Valleys” — including two focused on AI and digital technology.8

AI adoption

This chart shows the massive shift in the number of companies in 2017 and 2018 that intend to embrace artificial intelligence (AI) over the next 10 years.

Surprisingly, despite this IT focus, digitization and investment in technology is the strategic priority for just 12% of the Canadian middle market, although even this low figure is double the rating in the rest of the world of 6%. Furthermore, only 9% see cyber threats as the primary challenge to growth.

World-leading customer focus

Canadian executives are investing in technology primarily to improve the customer experience (cited by 36% of respondents). This is just one indicator that Canada is outpacing its peers in its customer-centricity. Nearly one-third of Canadian respondents see better customer understanding as the key to agility (30%), far ahead of the rest of the world with 8%.

The second greatest way Canadians think they can boost innovation is by using customer data to drive innovation from the bottom up. Customer demand is the top innovation driver for 40% of Canadian execs, whereas it is profitability for the rest of the world.

This commitment to innovating on the basis of demand chimes strongly with Overbond’s Magdelinic. “Innovation starts with a view about how the industry is changing and what you can do to contribute to the change. You have a mission, a vision, of what you want your company to be, and then it is a question of creating a product that fits the vision and satisfies the need of the industry.”


Les hauts dirigeants canadiens (36%) se distinguent également de leurs pairs à l’étranger (19%) quant à leur intention de procéder à un désinvestissement. Cette tendance est aussi ressortie dans un autre sondage d’EY publié en 2018 qui a révélé une augmentation annuelle de 300% du nombre de hauts dirigeants canadiens qui cherchent à procéder à un désinvestissement. Quarante et un pour cent des dirigeants canadiens indiquent que la nécessité de financer l’investissement dans de nouvelles technologies a entraîné récemment un désinvestissement majeur7.

Autre preuve que la technologie est au cœur des entreprises, la convergence sectorielle, dont la technologie est le fer de lance, est la tendance majeure la plus disruptive pour 33% des entreprises du marché intermédiaire canadien, ce qui est supérieur au reste du monde (23%). Le virage numérique lui-même est pointé comme l’élément ayant l’incidence la plus notable par une autre tranche de 14% des répondants. «Le virage numérique s’avère particulièrement disruptif dans les secteurs axés sur la consommation, comme la technologie, la vente au détail, les services financiers et les produits de consommation, indique François Tellier d’EY. Tous ces secteurs font face à d’imposantes disruptions, car ils sont étroitement liés au comportement des consommateurs qui est en train de se transformer radicalement», souligne-t-il.

Overbond, une entreprise canadienne de technologie financière, est l’une des entreprises qui causent de telles disruptions, et qui en profitent. Vuk Magdelinic, son président-directeur général, avance que bon nombre de forces disruptives, comme le virage numérique, la mondialisation ainsi que le coût et la disponibilité des capitaux, que d’aucuns considèrent comme une menace, sont précisément des tendances qui confèrent un avantage à son entreprise. «Nous sommes une entreprise perturbatrice, et nous tirons parti de ces tendances grâce à notre technologie pour montrer qu’il existe de meilleures façons de faire les choses», affirme-t-il.

Les entreprises du marché intermédiaire reconnaissent que la technologie crée des occasions aussi bien que des menaces. La technologie est considérée comme le facteur le plus important pour améliorer la productivité (27%) et, après la main-d’œuvre compétente, comme le deuxième meilleur moyen d’accélérer la croissance. Aucun répondant canadien n’estime que la réduction des coûts de main-d’œuvre est le premier objectif des investissements massifs effectués dans la technologie.

Des Silicon Valley canadiennes

L’IA fait l’objet d’une attention particulière : 42% des répondants prévoient l’adopter au cours des deux prochaines années (comparativement à 68% des répondants ailleurs dans le monde), et une autre tranche de 44% des répondants prévoit l’adopter dans les cinq prochaines années. Cet intérêt pour l’IA se manifeste alors que le gouvernement fédéral investit plus de 750 millions de dollars canadiens dans cinq supergrappes d’innovation pour les entreprises de haute technologie – ce qu’il appelle des «Silicon Valley canadiennes» – dont deux sont axées sur l’intelligence artificielle et la technologie numérique8.

Adoption de l’IA

Ce graphique présente l’immense virage entre 2017 et 2018 quant au nombre d’entreprises qui ont l’intention d’adopter l’intelligence artificielle («IA») au cours des dix prochaines années.

EY - Adoption de l’IA

Il est surprenant de constater que, malgré cet accent mis sur les TI, le virage numérique et l’investissement dans la technologie constituent la priorité stratégique de seulement 12% des entreprises du marché intermédiaire canadien, bien que ce pourcentage, somme toute faible, soit deux fois plus élevé que dans le reste du monde (6%). Qui plus est, seulement 9% des répondants considèrent que les cybermenaces sont le principal obstacle à la croissance.

Accent sur les clients de calibre mondial

Les hauts dirigeants canadiens investissent dans la technologie principalement pour améliorer l’expérience client (réponse donnée par 36% des participants). Ce n’est que l’un des indicateurs qui démontrent que le Canada est davantage orienté sur le client que ses pairs. Près d’un tiers des répondants canadiens (30%) considèrent qu’une meilleure compréhension des clients est la clé de l’agilité, ce qui est largement supérieur au reste du monde (8%).

Pour les hauts dirigeants canadiens, le deuxième meilleur moyen de stimuler l’innovation de bas en haut consiste à utiliser les données sur les clients. La demande des clients est le principal moteur d’innovation pour 40% des hauts dirigeants canadiens, alors que c’est plutôt la rentabilité dans le reste du monde.

Cet engagement à l’égard de l’innovation en fonction de la demande s’accorde à merveille avec la vision de Vuk Magdelinic et d’Overbond. «L’innovation, ça commence par une idée sur un changement qui se produit dans un secteur et sur ce que vous pouvez faire pour y contribuer. Vous avez une mission, une vision de ce que vous voulez que votre entreprise devienne. Il ne reste plus qu’à créer un produit qui corresponde à votre vision et réponde aux besoins du secteur.»