Dans un contexte de pressions, les banques se concentrent sur la gestion des risques autres que financiers, selon EY

69 % des grandes banques mondiales sondées ont perdu plus de 1 G$ US au cours des trois dernières années

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(Montréal, le 4 novembre 2015) Les conseils et la direction des banques accordent une importance accrue à la gestion des risques, en particulier les risques autres que financiers, puisqu’ils répondent aux pressions réglementaires, aux exigences des investisseurs et au prix élevé à payer pour des inconduites passées. C’est ce que révèle le sondage sur la gestion des risques d’EY 2015, Rethinking risk management: banks focus on non-financial risks and accountability.

«À l’échelle mondiale, les pressions réglementaires exercées sur les banques ont entraîné des coûts plus élevés et un rendement des capitaux propres plus bas. Les investisseurs ont donc exigé que les banques réduisent leurs coûts pour augmenter le rendement, dit Simon Beaulieu, leader, Gestion des risques des services financiers d’EY. Les banques canadiennes font face à une situation semblable. Pour éviter les coûts élevés qui pourraient être associés à la matérialisation d’événements autres que financiers, les banques doivent faire en sorte que les risques relèvent de tous, des plus hauts échelons jusqu’au personnel de première ligne. Pour cela, il faudra un changement radical dans la façon de penser ainsi qu’un engagement à long terme.»

Selon le sondage d’EY, 69 % des banques d’importance systémique mondiales (BISM) ont déclaré des pertes découlant de risques autres que financiers (y compris des amendes et des pénalités réglementaires) de plus de 1 milliard de dollars US au cours des trois dernières années. Même si les banques canadiennes ont probablement enregistré des pertes plus modestes, ces dernières n’en demeurent pas moins importantes. Pour réduire ces coûts, à l’échelle mondiale, les banques renforcent la responsabilité au sein du personnel de guichet. Il s’agit de l’initiative la plus importante pour renforcer la culture du risque, selon 77 % des répondants (comparativement à 68 % en 2014).

«La plus grande part des travaux effectués sur le capital et les liquidités d’après les réformes de Bâle III initiées après la crise financière de 2008 est maintenant chose du passé, et les banques portent maintenant leur attention sur les risques autres que financiers, dit M. Beaulieu. L’établissement d’une responsabilité claire auprès des chefs de file des secteurs d’activité est essentiel pour gérer les risques autres que financiers. Une approche complète de trois lignes de défense peut tenir compte des risques autres que financiers comme la gouvernance, l’exploitation, la conformité réglementaire, la conduite et la réputation. L’approche mettra en avant une surveillance interne renforcée, des contrôles préventifs et elle réduira finalement les coûts.»

«Au Canada, nous constatons également que les banques investissent dans des systèmes d’information plus intégrés afin de gérer les risques et de contrôler les coûts,» remarque M. Beaulieu.

Parmi les éléments d’une approche complète de trois lignes de défense :

Rôles et responsabilités définis
Dans un organisme, le fait de communiquer clairement à tous les employés qu’un mauvais comportement sera pénalisé et de mettre en vigueur les règles de gestion des risques constituent deux éléments clés de la reddition de compte en matière de risques au sein d’un organisme. Selon le sondage d’EY, les banques mettent ces principes en action. Quatre-vingt-cinq pour cent d’entre elles signalent qu’une violation en matière de conduite face au risque est immédiatement signalée au service de la gestion des risques (une augmentation par rapport à 76 % en 2014), tandis que 69 % d’entre elles indiquent que ce sont les leaders des gammes de service ou des équipes techniques qui traitent les violations. La plupart des banques rapportent que les violations graves aux politiques sur la gestion des risques se soldent par des mesures disciplinaires (94 %).

Gestion proactive des risques autres que financiers
Plutôt que d’attendre de mener des évaluations d’événements après-risques, 57 % des banques développent désormais des évaluations de risques prospectives. D’autres étapes proactives prises par les banques comprennent des déclarations de pertes plus détaillées et des enquêtes juricomptables après qu’un événement soit survenu (72 %), la conduite d’évaluations en profondeur des processus opérationnels distincts (70 %) et l’évaluation des incidents évités de justesse (64 %).

Il s’agit du 6e sondage annuel sur les banques mené par EY et l’association des grandes banques et institutions financières mondiales (IIF). Les chefs de la gestion du risque et les autres dirigeants de 51 banques dans 29 pays ont participé au sondage. Pour lire le rapport complet, visitez : https://www.ey.com/GL/en/Industries/Financial-Services/Banking---Capital-Markets/EY-rethinking-risk-management

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