Les consommateurs suisses sont fondamentalement optimistes, mais moins enclins à dépenser

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  • Plus de 80 pour cent des Suisses abordent l’avenir avec optimisme
  • Les attentes des consommatrices et consommateurs concernant l’évolution économique de la Suisse sont sensiblement moins claires
  • Ils veulent réduire leurs dépenses en 2019 – et ne dépenser plus que pour les vacances, les loisirs et l’alimentation
  • Moins de Suisses considèrent leur emploi comme «très» sûr

ZURICH, LE 11 JANVIER 2019 – Une nette majorité (96 pour cent) des Suisses estiment leur situation financière et économique positive ou neutre – seuls 4 pour cent (période de l’année précédente: 3 pour cent) sont insatisfaits de leur situation économique. En comparaison sur plusieurs années depuis 2009, la proportion des consommatrices et consommateurs ayant une opinion positive ou neutre n’a jamais été inférieure à 91 pour cent.

Il existe toutefois de nettes différences dans les différents groupes d’âge et classes de revenus: dans le groupe des personnes de 35 ans au maximum et dans le groupe de celles dont le revenu du ménage est inférieur à CHF 40 000, 40 et 20 pour cent respectivement estiment que leur situation financière ou économique est négative.

Ce sont les résultats d'une étude effectuée par le cabinet d'audit et de conseil EY. Cette enquête est fondée sur un sondage (par téléphone) représentatif réalisé auprès de 400 consommatrices et consommateurs majeurs en Suisse.

Des prévisions économiques peu claires
Toutefois, seuls 16 pour cent des personnes interrogées (année précédente: 17 pour cent) s’attendent à ce que leur situation économique et financière s’améliore en 2019. 78 pour cent (79 pour la période correspondante l’année précédente) partent tout de même du principe que leur situation restera inchangée. En revanche, seuls 15 pour cent (contre 23 pour cent encore l’année précédente) des personnes interrogées estiment que la situation économique de la Suisse s’améliorera en 2019, et tout juste trois quarts d’entre elles croient en un développement économique stable. Les attentes sont ainsi nettement moins claires, mais restent toutefois toujours plus positives qu’entre 2011et 2016.

Martin Gröli, Responsable Retail & Consumer Products chez EY en Suisse, commente ainsi ces résultats: «Les consommateurs suisses le ressentent aussi: la croissance a une fin. L’activité économique est en perte de vitesse, des risques politiques et économiques croissants menacent la reprise, et même le libre-échange, sur lequel reposent partiellement les forces économiques de la Suisse, n’est plus une évidence. En 2018, les consommateurs ont en outre ressenti une inflation plus élevée que prévu. Le pétrole et l’essence, mais aussi les primes d’assurance-maladie et certaines denrées alimentaires ont été nettement plus chers qu’il y a un an. Il est donc resté moins d’argent dans le portefeuille de certaines personnes.»

L’épargne est un atout
Globalement, 84 pour cent des consommatrices et consommateurs suisses abordent toutefois l’avenir avec optimisme (année précédente: 85 pour cent), et la satisfaction en ce qui concerne l’évolution de son propre niveau de vie prévaut aussi dans tous les groupes d’âge, même si elle diminue avec l’âge. Pour les consommatrices et consommateurs au revenu annuel inférieur à CHF 60 000, la proportion de ceux qui voient une dégradation de leur niveau de vie est prédominante.

Les Suisses veulent donc réduire leurs dépenses en 2019, avant tout pour les acquisitions individuelles importantes telles que les voitures ou les cuisines, ainsi que pour l’électronique de divertissement (smartphones/tablettes). Les vacances, les loisirs et les denrées alimentaires restent cependant sacrés à leurs yeux. «La consommation a été un pilier important de l’économie suisse ces dernières années. Cela pourrait être remis en question en 2019 dans la mesure où les inquiétudes au sujet de l’économie et une inflation croissante poussent en réalité les citoyens à se serrer davantage la ceinture. Désormais, en tout cas, la reprise ne va plus de soi», affirme M. Gröli.

Davantage d'inquiétudes concernant son emploi
Les prévisions économiques moroses se manifestent également dans le cadre de l’estimation de la sûreté de son propre emploi. Près de neuf personnes interrogées sur dix estiment avoir un emploi très sûr ou plutôt sûr. La proportion des personnes qui considèrent leur emploi comme très sûr a toutefois baissé par rapport à l’année précédente, passant de 58 à 36 pour cent, la valeur la plus faible depuis 2009.

Parmi les inquiétudes les plus importantes (en rapport avec la situation financière personnelle) on compte actuellement une pollution croissante de l’environnement, les guerres/guerres civiles à l’étranger ainsi que la crise de la dette en Europe.


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