15 Jan 2020
EY and Microsoft - Trust, Ethics and Governance, the recipe for successful Artificial Intelligence adoption

Donner du temps plutôt que des infrastructures

By Olivier Lemaire

EY Luxembourg Partner, Assurance Leader

IFRS and Capital Markets experience. TMT industry expert. Serving international clients with global operations. Mountaineer with skiing and climbing skills.

15 Jan 2020
Related topics Start-ups

L’écosystème start-up est en plein développement au Luxembourg. EY apporte sa pierre à l’édifice non pas en proposant des infrastructures, mais bien en mettant l’expertise de certains de ses collaborateurs au service de jeunes pousses innovantes, triées sur le volet. 

D
epuis quelques années, les start-up fleurissent au Grand-Duché. Elles répondent à une demande croissante en nouvelles solutions technologiques émanant des nombreux acteurs économiques présents sur le territoire luxembourgeois, et actifs dans des secteurs variés. Reposant souvent sur des équipes réduites, ces structures ont souvent bien besoin d’un coup de pouce durant les premières années de leur existence. Celui-ci peut consister à mettre à disposition des locaux ou une infrastructure, à accorder un financement, ou encore à offrir un accompagnement humain. Depuis près de 10 ans, EY Luxembourg a choisi cette dernière option. « Notre programme ‘EYnovation’, né aux Pays-Bas et que nous partageons aussi avec nos collègues belges, se veut avant tout pragmatique, explique Olivier Lemaire, Partner, à la tête du programme EYnovation pour le Luxembourg. Si la trame reste la même, nous voulons toutefois que l’accompagnement offert aux start-up soit personnalisé, qu’il réponde à leurs besoins précis. »

Partager son expertise et ses contacts

Le travail que mène EY Luxembourg avec les start-up commence par une sélection, sur base de dizaines de candidatures reçues. « Nous ne choisissons que 10 à 15 sociétés par cycle, poursuit Olivier Lemaire. Celles-ci sont alors coachées durant six mois par des managers d’EY Luxembourg, de la façon la plus efficace pour leur développement. Il peut s’agir de les aider à établir un business plan, de revoir leur structure légale, de leur donner des conseils en matière de fiscalité, etc. Nous souhaitons être le plus flexible possible. » Si le manager est interrogé sur un sujet qu’il maîtrise moins bien, il fait alors appel à un autre membre de l’organisation, spécialisé dans cette matière.

Durant ces six mois d’onboarding, EY Luxembourg partage également ses contacts avec les start-up. La société dispose en effet d’un carnet d’adresses bien fourni et peut accélérer la mise en contact des jeunes pousses avec des entreprises qui pourraient être intéressées par leurs services ou avec des investisseurs. « Nous faisons aussi en sorte que les start-up que nous épaulons s’intègrent à toute une communauté, à travers des événements que nous organisons, par exemple. Nous leur faisons aussi profiter de l’expertise développée par EY à travers le monde », précise Olivier Lemaire.

 

Une sélection ouverte à tous

Pour choisir les start-up qui intégreront le programme EYnovation, EY Luxembourg n’a pas d’a priori sur le secteur d’activité. Fintech, foodtech, IA, espace… La porte est ouverte à tous. D’autres éléments sont toutefois scrutés de près. « On regarde d’abord le niveau de développement de la société. Si elle n’a pas de proof of concept démontré, on passe notre chemin. Il faut que la société ait commencé à gagner des contrats, à engranger des revenus, indique le Partner d’EY Luxembourg. Par ailleurs, nous voulons accompagner des projets qui soient réellement innovants et qui aient la capacité de se développer jusqu’à un certain niveau. Enfin, notre feeling personnel compte aussi : si nous sommes amenés à travailler longtemps avec des personnes, il faut que le courant passe bien. »

Au terme des six mois d’accompagnement, EY Luxembourg évalue les performances des start-up accompagnées à l’aune de leur potentiel de développement et d’expansion mais aussi de deux autres critères importants. « Nous analysons d’abord comment la start-up est capable de contribuer à l’innovation et à la digitalisation de nos processus internes. Ensuite, nous voyons si elles peuvent proposer leurs services à certains de nos clients et intégrer une offre commune que nous leur faisons », détaille Olivier Lemaire.

La plupart du temps, les sociétés accompagnées deviennent ensuite des clients d’EY Luxembourg. « Étant donné que nous consacrons du temps à ces sociétés, nous espérons évidemment avoir un retour. Cela dit, notre volonté est aussi de contribuer réellement à l’écosystème du pays. Nous ne sommes donc pas exclusifs. Au contraire, nous travaillons avec des incubateurs de la place et des venture capitalists. Rassembler les différents acteurs est un élément essentiel de notre travail au sein du programme EYnovation », conclut Olivier Lemaire. 

QUESTIONS/REPONSES

Quel est la spécificité d’EYnovation, le programme d’accompagnement des start-up d’EY Luxembourg ?

EYnovation offre aux start-up un accompagnement personnalisé, à travers le coaching de nos managers, en interne. Notre programme n’est pas gravé dans le marbre, il s’adapte aux besoins de chacune des sociétés que nous accompagnons. Certaines nous demandent des conseils fiscaux, d’autres une aide pour définir leur business plan ou leur structure légale.

Comment sélectionnez-vous les start-up qui rejoignent le programme EYnovation ?

Les start-up doivent avoir un proof of concept bien établi, avoir déjà obtenu des contrats, engrangé quelques revenus mais il n’y a pas de minimum. Il faut aussi que l’on perçoive leurs capacités à se développer dans le futur et que le projet soit innovant. Enfin, l’intuiti personae est fondamental ; il faut qu’une relation de confiance puisse s’établir entre EY et la start up. Au terme de six mois d’accompagnement, nous voyons si la start-up peut aider nos clients ou nous permettre d’innover en interne.

Une participation à EYnovation exclut-elle automatiquement de tout autre programme ?

Notre volonté est, au contraire, de rassembler tous les acteurs. Nous collaborons donc avec les incubateurs et nous travaillons aussi avec des venture capitalists et plus largement avec l’ensemble de l’écosystème start up. Nous veillons en outre à intégrer les start-up avec lesquelles nous travaillons à l’écosystème local, notamment à travers l’organisation de différents événements.

Summary

Article publiée dans Paperjam en Janvier 2020.

About this article

By Olivier Lemaire

EY Luxembourg Partner, Assurance Leader

IFRS and Capital Markets experience. TMT industry expert. Serving international clients with global operations. Mountaineer with skiing and climbing skills.

Related topics Start-ups