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Interview de
Nolwenn Febvre

« Rester infirmière à mi-temps me permet de ne pas être coupée des réalités du terrain et des enfants. »

EY - Nolwenn Febvre

Nolwenn Febvre, lauréate du Prix de l’Engagement Sociétal, lors de la 25e cérémonie du Prix de l’Entrepreneur de l’Année

L’association Les P’tits Doudous fondée et présidée par Nolwenn Febvre a été lauréate régionale (Ouest) et nationale du Prix de l’entrepreneur EY dans la catégorie Engagement Sociétal en 2017. Celle-ci récompense un entrepreneur solidaire qui dépasse la finalité économique de son métier pour apporter des solutions innovantes à des problématiques de société.

Pouvez-vous revenir sur la genèse de ce beau projet ?

L’idée d’apporter un réconfort aux enfants hospitalisés est née en 2011. Elle s’est réellement concrétisée en 2012. C’est cette année-là que nous avons pu commencer à distribuer nos premiers doudous, financés par le recyclage des déchets hospitaliers. Ensuite, nous avons eu l’idée de créer un parcours pédagogique sur tablette numérique, toujours avec l’objectif d’apaiser les enfants une fois les portes de l’hôpital franchies.

Que vous a apporté le Prix de l’Entrepreneur de l’année EY ?

C’est une formidable vitrine. Il a apporté beaucoup de notoriété à notre association. Il a récompensé nos efforts et notre engagement. Il nous a ouvert de nombreuses portes, ouvert de nombreux réseaux de gens bienveillants qui ont décidé de participer au développement des P’tits Doudous.

Aujourd’hui où peut-on retrouver Les P’tits Doudous en France ?

Quasiment partout et ce dans la plupart des établissements, publics ou privés, quelle que soit leur taille, en métropole et en Outre-mer ! En 2018, l’association comptait 30 structures. Leur nombre est désormais porté à 56. Une vingtaine de dossiers est en cours d’ouverture. La barre symbolique des 100 est atteignable.

Comment réussissez-vous à conjuguer votre métier d’infirmière et la gestion de votre association ?

Depuis le mois de janvier, je travaille à mi-temps au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Rennes. Grâce au prix de l’Entrepreneur EY, je suis entrée en contact avec l’association Ashoka, une ONG mondiale qui soutient les porteurs de projets d’innovation sociale. Au terme d’une longue sélection, je suis devenu « Fellow Ashoka ». Grâce à ce statut au sein de l’ONG, je bénéficie d’un soutien financier pour mon mi-temps à l’hôpital et de l’accompagnement d’une équipe dédiée pour nous aider à changer d’échelle.

Pourquoi avoir choisi un mi-temps ?

L’association Ashoka m’a offert la possibilité de travailler à temps complet pour Les P’tits Doudous et je l’en remercie. Mais je voulais garder un pied à l’hôpital. Je ne voulais pas être hors-sol, être coupée des réalités du terrain et des enfants.

Avez-vous de nouveaux projets pour les P’tits Doudous ?

Nous en avons plein. Grâce aux nombreux soutiens que nous recevons, nous allons concentrer nos efforts sur la structuration du réseau, sur son animation, pour mieux fédérer les efforts des 400 soignants qui ont décidé de s’engager avec nous. Nous allons également réfléchir aux moyens de mieux recycler les déchets. En 2018, l’association a permis le recyclage de 32 442 kilos de métaux. Certes, ce volume a triplé depuis 2015. Mais nous pouvons faire encore mieux, j’en suis convaincue.

Ainsi, nous pourrons lancer de nouvelles initiatives en direction des adolescents, via un programme sur tablette numérique sur lequel travaille l’entreprise Ubisoft que nous avons rencontré lors du Prix EY. Les parents ne seront pas oubliés. Eux-aussi souffrent psychologiquement lorsque leurs enfants sont hospitalisés.

Les P’tits Doudous reprendront-ils la mer ?

Je l’espère ! Lors de la Route du Rhum, pour un mille marin couvert par Thomas Coville, un doudou était offert aux enfants, financés par la Fondation Sodebo, une entreprise également rencontrée lors du Prix EY de l’entrepreneur. Thomas a été formidable. Plutôt que de choisir la ligne droite, il n’a pas hésité à tirer des bords pour augmenter les milles parcourus par son bateau. C’est un souvenir extraordinaire.