L'efficacité des aides publiques aux entreprises

Quelles priorités pour la compétitivité française ?

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Jamais le rôle des entrepreneurs n’a été aussi décisif. Les 3 millions de PME françaises représentent 99,9 % des entreprises, 52 % de l’emploi salarié, 38 % du chiffre d’affaires, 43 % de  l’investissement des entreprises (1). Ces PME sont le poumon économique de la France : elles y investissent, y embauchent et exportent. Pourtant, elles peinent encore à rayonner hors de nos frontières domestiques, et ne représentent que 18 % du chiffre d’affaires à l’export (2).

Les freins majeurs à leur développement sont connus : la difficulté d’accès au financement et une capacité encore insuffisamment développée à conquérir des parts de marché à l’international, là où  nos voisins ont compris l’efficacité de la « chasse en meute ».

Des faiblesses qui empêchent aujourd’hui les PME de se développer pour devenir des Entreprises de Taille Intermédiaire (ETI), dont la France manque cruellement : on en dénombre deux fois moins que  chez nos voisins allemands. Or, ce sont ces ETI qui portent en elles les germes de la croissance et des emplois futurs.

Si les PME et les ETI sont la croissance et les emplois de demain, l’Etat a un rôle majeur à jouer  dans la création et la préservation d’un écosystème favorable aux entreprises et à la croissance. L’Etat Stratège doit prendre le pas sur l’Etat Providence, en leur offrant un soutien ciblé, stratégique et efficace.

Or, chaque année, la puissance publique consacre près de 60 milliards d’euros(3) à quelque 6 000 dispositifs très variés d’aide aux entreprises. Or, seuls 9 % de cette enveloppe sont spécifiquement ciblés vers les PME.

Ainsi, face à cet impératif d’efficience des sommes engagées dans les aides publiques, EY a voulu participer au débat en donnant la parole aux entrepreneurs pour comprendre leurs priorités et recueillir leur opinion sur l’efficacité  de ces aides publiques.

Découvrez les principales conclusions et recommandations de cette étude.

Méthodologie

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1 Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie
2 Annexes au projet de Loi de finances (PLF) 2013
3 Rapport conjoint de l’Inspection Générale des Finances, l’Inspection générale des Affaires Sociales et l’Inspection générale de l’Administration sur les aides publiques aux entreprises, janvier 2007

 

Cette étude couvre un large spectre d’aides publiques, telles qu’elles sont recensées par L’Observatoire des aides aux entreprises du ministère de l’Economie, des Finances et du Commerce extérieur.

Les aides abordées dans cette étude concernent les entreprises de toute taille, avec une attention plus particulière portée aux TPE, PME et ETI. N’ont pas été prises en compte les aides à la création, reprise et restructuration d’entreprise.

Les types d’aides concernés sont :

  • Emploi et formation
  • Gestion financière et exonérations
  • Stratégie et développement des marchés
  • Innovation
  • Eco-développement
  • Investissements matériels et immobiliers
  • Transmission de l’entreprise

Cette étude couvre les secteurs de l’industrie et des services, à l’exception du tourisme et du commerce de proximité.

Les résultats de cette enquête s’appuient sur les sources suivantes :

  • L’analyse de nombreux rapports sur l’entrepreneuriat ou les aides publiques aux entreprises ;
  • Des entretiens qualitatifs menés auprès de chefs d’entreprises, d’organisations représentatives des PME et ETI, de structures d’accompagnement ou des administrations publiques ;
  • Une enquête quantitative, déployée entre le 3 septembre et le 30 octobre 2012 auprès d’un échantillon ciblant près de 250 PME et ETI matures, issues des bases de données clients d’EY ;
  • Deux ateliers de travail, réunissant des acteurs publics et du monde de l’entreprise, organisés en décembre 2012 et janvier 2013 afin de mettre en exergue les résultats obtenus.

Les résultats de cette étude ont fait l’objet d’une présentation en avant-première dans les groupes de travail des Assises de l’Entrepreunariat, lancées le 14 janvier 2013, à la demande du président de la République, par Fleur Pellerin, ministre chargée des petites et moyennes entreprises.

Si elle traite de questions macroéconomiques (réduction des charges) et microéconomiques (aides publiques en tant que telles), l’étude ne couvre pas l’environnement de soutien construit pour les entreprises (pôles de compétitivité ou création d’une Banque Publique d’Investissement – BPI - par exemple), qui ont également un rôle de soutien dans le développement des entreprises.

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