Observatoire des politiques publiques

Sondage exclusif : 9 agents publics sur 10 veulent s’appuyer sur des experts pour décider

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C’est sur les grands enjeux d’avenir (numérique, environnement, mobilités…) que le recours à l’expertise est jugé indispensable, selon l’enquête Acteurs publics/EY pour l’Observatoire des politiques publiques réalisée par l’Ifop. Les chercheurs et universitaires sont perçus comme les plus pertinents.

Experts : éloge de la complexité, de la rareté et de l’exigence

Par Reynald Briec, Marc Lhermitte et Stéphane Manoukian, associés EY « secteur public

Une très large adhésion au recours aux experts pour soutenir l’action publique, tant au niveau central qu’au niveau territorial. C’est le résultat choc notre enquête exclusive Acteurs publics/EY pour l’Observatoire des politiques publiques réalisée par l’Ifop.

90 % des cadres des administrations qui constituent l’essentiel de ce panel considèrent en effet l’expertise comme utile (41 % la jugent « très utile »), révélant ainsi un besoin très fort en amont des décisions stratégiques et dans le déploiement des politiques publiques. Ce sont les agents de la fonction publique territoriale qui reconnaissent le plus largement l’utilité de l’expertise (45 % contre 40 % pour les agents de l’État).

Les champs d’action dans lesquels les agents publics reconnaissent le plus l’utilité de l’expertise sont ceux où la complexité des enjeux et de mise en œuvre de l’action publique s’est développée ces dernières années. Sont cités en premier la transformation numérique (60 %) et l’environnement (59 %), viennent ensuite les infrastructures (53 %), les transports (51 %) et la santé publique (50 %). Des enjeux d’avenir face auxquels les cadres des administrations interrogés peuvent se sentir désarmés.

Jugés sans doute moins complexes, la justice (20 %), la défense (19 %) et la diplomatie (13 %) se retrouvent en queue de classement des champs où l’expertise est attendue. On notera que les agents territoriaux se montrent particulièrement demandeurs d’expertise dans les domaines où les attentes des administrés sont fortes, comme l’environnement (70 % contre 59 % dans l’ensemble), les transports (61 % contre 51 %), le développement économique (53 % contre 44 %) ou la politique de l’emploi (47 % contre 38 %).

Pour plus de 7 agents de la fonction publique sur 10 (71 %), l’expertise académique portée par des chercheurs et des universitaires est jugée la plus pertinente face à celle des opérateurs publics techniques (52 %), des grands corps de l’État (48 %) ou encore des bureaux privés d’études et de conseil (44 %).

Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop

Si votre administration, service ou organisation avait recours à des experts publics ou privés en amont des décisions stratégiques, et dans le déploiement de politiques publiques, vous jugeriez cela… ?

EY - Sondage exclusif : 9 agents publics sur 10 veulent s’appuyer sur des experts pour décider

Ce besoin en expertises vous semble-t-il plus important… ?

EY - Sondage exclusif : 9 agents publics sur 10 veulent s’appuyer sur des experts pour décider

En amont et pendant le déploiement de quelles politiques publiques vous semblerait-il indispensable de plus faire appel à l’expertise pour éclairer et assister les décideurs publics ?

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Pour éclairer les décideurs publics, quels types d’experts vous paraissent-ils les plus pertinents ?

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L’enquête Acteurs publics/EY pour l’Observatoire des politiques publiques réalisée par l’Ifop a été menée du 4 au 25 juillet 2019 auprès d’un échantillon de 631 personnes (447 fonctionnaires de catégorie A, 74 fonctionnaires de catégorie B, 20 fonctionnaires de catégorie C et 90 contractuels), évoluant au sein de l’État (462), de la fonction publique territoriale (146) et de l’hospitalière (23). Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne.