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Panorama Top 250 des éditeurs de logiciels français

9e édition

Principaux enseignements

La 9ème édition du Top 250 des éditeurs de logiciels français confirme la croissance ininterrompue des acteurs de la filière, avec une envolée des éditeurs de la catégorie « Particuliers et Jeux Vidéos ».

Malgré une forte croissance des éditeurs de logiciels, le développement à l’international marque le pas avec une stagnation de la part de chiffre d’affaires hors frontières.

La dynamique de croissance dans le secteur et l’afflux de financements en private equity permettent l’émergence d’opérations de croissance externe, principalement sur la France mais de plus en plus à l’international.

Les éditeurs de logiciels français s’appuient sur le recrutement pour soutenir leur croissance, mais font face à la pénurie de talents, particulièrement chez les développeurs.

Les éditeurs consacrent un budget de plus en plus important à la R&D, et tirent parti du financement public pour investir et innover.

L’édition de logiciels : une filière en croissance constante

41% croissance du chiffre d’affaires des éditeurs de jeux vidéos sur 2 ans

78% des éditeurs de logiciels ont enregistré un bénéfice d’exploitation en 2018

Le chiffre d’affaires réalisé en 2018 par les 319 éditeurs inclus dans le Panorama atteint 16 milliards d’euros (versus 15 milliards dans l’édition 2018). L’année 2018 est celle de la consolidation des performances observées ces dernières années et ceci est vrai pour l’ensemble des éditeurs de logiciels du panel.

Hors Top 10, la tendance 2017-2018 atteint 18%, en hausse par rapport à 2016-2017. Les grands éditeurs de logiciels prennent un poids de plus en plus imporant dans le secteur, 11% d’entre eux réalisant 77% du chiffre d’affaires de la fillière en France. Les éditeurs de la catégorie « Particuliers et Jeux Vidéos » enregistrent la croissance la plus importante, de 41% sur deux ans. L’envolée du secteur s’explique par la montée en puissance de sociétés plus jeunes telles que Voodoo, qui réalise +790% de croissance depuis 2016 atteignant un chiffre d’affaires de 325 millions d’euros en 2018.

L’ensemble des éditeurs de logiciels français participe à la croissance du secteur.

Cependant, ce sont particulièrement les petits éditeurs (moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires) qui enregistrent la plus forte croissance du secteur, de 42% sur les deux dernières années.

A cette forte croissance s’ajoute un bon équilibre financier, 78% des éditeurs de notre panel ayant enregistré un bénéfice d’exploitation en 2018, ce qui est stable par rapport à 2017.

Les deux secteurs sources d’activité pour les éditeurs de logiciels français sont l’Industrie et la Banque / Assurance, mais le secteur public reste placé sur le secteur d'activité parmi les plus ciblés. En lien avec des missions de transformation digitales d’envergure opéréees par ces institutions, les opportunités de marché restent nombreuses, et les éditeurs de logiciels français sont idéalement positionnés pour répondre à ces enjeux.

L’international : un enjeu stratégique pour les éditeurs de logiciels français

54% part du chiffre d’affaires à l’international en 2018

La part du chiffre d’affaires réalisé hors de nos frontières est de 54% en 2018, stable par rapport à l’année précédente.

Cette stagnation marque la fin de plusieurs années de croissance constante de la part de chiffre d’affaires à l’international des éditeurs.

L’expansion à l’international des éditeurs de logiciels français passe toujours en premier par la zone EMEA, et par l’Europe occidentale plus particulièrement.

Cette internationalisation d’apparence forte est en grande partie portée par les éditeurs réalisant un chiffre d’affaires au-delà de 100 millions d’euros : leur pourcentage de revenus à l’international s’établit à 59% en 2018, et ils réalisent à eux seuls près de 90% du chiffre d’affaires réalisé hors de France des éditeurs de logiciels français.

Dans cette ouverture à l’international, les Etats-Unis sont le pays le plus plébiscité, suivi des pays européens limitrophes, au premier rang desquels la Belgique, le Royaume-Uni et la Suisse.

Un intérêt des éditeurs de logiciels français pour la croissance externe

49% des éditeurs de logiciels envisagent une opération de rachat dans un avenir proche

33% des éditeurs se focalisent sur la France pour leurs opérations de croissance externe

La dynamique de croissance dans le secteur et l’afflux de financements en equity rendent propice l’émergence d’opérations de croissance externe.

En ce sens, la moitié des éditeurs de logiciels du panel se déclarent prêts à envisager une opération de croissance externe dans les mois à venir.

Les éditeurs, bien que conscients de l’importance de leur marché domestique comme l’illustre le fait que 33% d’entre eux se focalisent sur la France pour l’identification d’éventuelles opportunités d’acquisitions, envisagent pour 50% d'entre eux envisagent des opérations en France et / ou à l'étranger..

Le SaaS et les offres Cloud, modes de commercialisation préférés des éditeurs de logiciels

37% du chiffre d’affaires édition réalisés en SaaS (+5 points vs 2017)

49% des éditeurs considèrent le SaaS comme leur priorité technologique

Les éditeurs français de logiciels continuent leur transition vers le modèle Software as a Service (SaaS), et sont toujours plus nombreux à placer ce sujet au top de leurs priorités technologiques. Ainsi, près de la moitié des éditeurs (49%) considèrent ce modèle technologique comme leur axe prioritaire de développement.

Indifférement de la taille des sociétés, le chiffre d’affaires SaaS représente aujourd’hui 37% de l’activité de l’édition française, contre 32% en 2017.

L’abonnement est quant à lui le mode de contractualisation priviligié par les éditeurs : 57% l’ont choisi comme premier choix et 91% des éditeurs de logiciels français classent l’abonnement dans leurs deux premiers choix de mode de contractualisation.

La tendance de fond de migration du secteur vers le modèle SaaS s’exprime donc par la domination présente de l’abonnement dans les modes de contractualisation, mais aussi son importance à venir : 80% des éditeurs affirment favoriser l’abonnement à l’avenir.

Les abonnements sont privilégiés : 38% des éditeurs de logiciels français commercialisent des abonnements de 3 ans, et 20% d’entre eux de plus de 3 ans.

La majorité des éditeurs facturent leur service annuellement. Cette périodicité permet une facturation en terme à échoir, bénéfique pour la trésorerie des éditeurs, qui encaissent alors les montants en début d’année comptable.

L’impératif du recrutement pour soutenir la croissance des éditeurs de logiciels français

12 700 emplois nets créés entre 2016 en 2018 chez les éditeurs pure players

87% des éditeurs de logiciels déclarent faire face à des difficultés de recrutement

L’année 2018 a vu fortement croître les effectifs des éditeurs de logiciels français : 14 777 emplois nets ont été créés ! L’effectif du panel interrogé dans notre étude croît de 8% sur l’année 2018 et de 7% pour les pure players.

La croissance est encore plus impressionante chez les start-up créées il y a moins de 8 ans : les effectifs ont augmenté de près de 50% dans cette catégorie sur les deux dernières années.

Cependant, 87% des éditeurs de logiciels français déclarent faire face à des difficultés de recrutement. Ce sont surtout les développeurs qui constituent le principal point de tension de recrutement chez les éditeurs, puisqu’ils représentent 74% des profils recherchés aujourd’hui dans le secteur.

Le salaire et les primes sont pour 61% des entreprises interrogées le moyen de fidéliser leurs salariés. Le levier « Positionnement social et sociétal » de l’entreprise est toujours plus mis en avant par la profession, ce qui reflète l’évolution des attentes des salariés ne privilégiant plus seulement les aspects pécuniers de leur travail.

L’accès au capital se situe à la dernière place des moyens privilégiés pour fidéliser les salariés, 5% seulement des éditeurs jouant de ce levier. La prise de participation au capital est cependant plus privilégiée par les jeunes entreprises, dans l’optique d’une adhésion plus grande de l’ensemble des salariés au projet de l’entreprise.

L’innovation, facteur clé de succès des éditeurs de logiciels français

14% du chiffre d’affaires du secteur est investi dans la R&D

75% des éditeurs ont recours au Crédit d’Impôt Recherche

Les éditeurs français investissent fortement en R&D, et cette tendance s’accentue depuis deux ans : 14% du chiffre d’affaires généré par le secteur est investi dans la R&D en 2018 contre seulement 10% en 2016.

Les plus petites entreprises consentent un effort de R&D proportionnellement plus important que les plus grands acteurs : les entreprises réalisant moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires consacrent 26% de celui-ci à la R&D, alors que les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros ne consacrent que 7% pour la R&D.

Le Crédit d’Impôt Recheche (CIR) reste fortement employé par les éditeurs de logiciels français, les trois quarts d’entre eux ont utilisé ce système au cours de l’année 2018. 57% des éditeurs ont aussi utilisé le Crédit d’Impôt Innovation (CII).

Les éditeurs de logiciels français ont également recours au soutien de BPI France : 65% y ont fait appel, contre 59% l’année dernière.

Le financement, véritable enjeu pour les éditeurs de logiciels français ?

91% des éditeurs de logiciels ont recours à l’autofinancement

31% des répondants ont recours au capital-investissement en France

Les éditeurs sont fortement ancrés en France, auprès des écosystèmes de financement locaux.

Le quasi-totalité des éditeurs ont recours à l’autofinancement (91%) pour financer leur implantation ou leur développement. La majorité d’entre eux ont aussi recours à l’endettement, 62% des éditeurs de notre panel indiquent avoir recours à ce levier pour financer leur société.

Alors que 31% des éditeurs de logiciels français ont recours au capital-investissement en France, seulement 13% vont trouver du capital à l’étranger.

Les éditeurs français se sentent bien accompagnés dans leur volonté de financement puisqu’ils sont 76% à estimer que l’accès au financement ne représente pas un frein à leur développement aujourd’hui.

La protection des éditeurs de logiciels face aux cyberattaques

53% des éditeurs déclarent avoir fait face à des tentatives d’intrusion

24% d’entre eux font face à ce type de tentatives régulièrement

53% des éditeurs déclarent avoir fait face à des tentatives d’intrusions dans leur système, dont 24% sur la seule année 2018.

Ce chiffre illustre l’importance de la seécurisation des réseaux et des données pour les éditeurs de logiciels, puisque 24% d’entre eux déclarent même faire face à ce type de tentatives régulièrement !

Découvrez les 5 meilleurs éditeurs de logiciels dans leur catégorie


Algolia – Prix International


Shift Technology – Prix du Jury


Voodoo – Prix du Jeu Vidéo


Mirakl – Prix SaaS


Payfit – Prix Innovation

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Pour découvrir l’intégralité de notre panorama et prendre connaissance du classement du, téléchargez notre Top 250 des éditeurs de logiciel français.

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Associé, EY
Tél. : 01 46 93 60 00

EY - Jean-Christophe Pernet

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Manager, EY
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