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Baromètre de l’Attractivité de la France 2018

Retour gagnant ?

Le redressement de l’attractivité de la France en 2017 et au début de l’année 2018 est spectaculaire. La France s’inscrit à nouveau dans le peloton de tête européen, dont elle avait décroché depuis une dizaine d’années.

Lire l’édito de Jean-Pierre Letartre et Marc Lhermitte

Avec 1019 projets annoncés par les investisseurs étrangers, elle talonne désormais l’Allemagne et le Royaume-Uni, ses deux grands concurrents historiques.

Les raisons de cette performance sont multiples. En premier lieu, un retour de la croissance en Europe et en France, qui a débloqué un grand nombre d’investissements. La consommation, les carnets de commande des donneurs d’ordres industriels, les investissements dans les infrastructures sont autant de raisons pour des entreprises industrielles, tertiaires ou technologiques, de toutes origines - américaines et européennes en tête - de retrouver le chemin de l’Hexagone et de l’Europe.

L’image de notre pays fait un bond en avant : désormais 8 investisseurs sur 10 la trouvent plus attractive parce que plus compétitive. Redorée, cette image est aussi portée par l’affirmation d’un projet économique ouvert sur l’international, tenant le rythme des réformes, accueillant résolument les investissements internationaux. Cerise sur le gâteau, les investisseurs étrangers placent pour la première fois Paris devant Londres pour y implanter leur tête de pont européenne. De bon augure à quelques mois du Brexit…

Pourquoi l’attractivité est-elle un enjeu majeur, central pour notre pays ? Pas seulement parce qu’être reconnu, voire aimé de l’extérieur est toujours bon pour la confiance. D’autres raisons doivent être avancées. Les entreprises à capitaux étrangers pèsent fortement sur notre économie. Certes, elles ne sont que 28 100, soit moins de 1 % des entreprises recensées en France. Mais elles emploient 1,8 million de personnes, réalisent 16 % de la valeur ajoutée et 22 % des dépenses de recherche et développement de l’ensemble des secteurs marchands non agricoles et non financiers. Une France au profil international, plus ouverte, plus audacieuse, plus conquérante doit donc être nécessairement attractive.

La dynamique est positive mais rien n’est gagné ! La France revient dans la course, mais celle-ci est loin d’être achevée. En 2016 et en 2017, notre pays n’a fait que rattraper le retard pris ces dix dernières années, faute de réformes structurelles décisives pour la compétitivité de son économie. Pendant que l’attractivité tricolore se délitait, nos deux voisins ont accueilli plusieurs centaines de sièges, de centres de R&D internationaux. Ils ont vu les investissements des pays émergents se multiplier, notamment chinois et indiens. Les dirigeants interrogés nous appellent d’ailleurs à ne pas relâcher nos efforts entrepris pour rendre notre fiscalité plus compétitive, simplifier l’environnement administratif et abaisser le coût du travail, notamment.

La confiance entière des investisseurs – et avec elle le retour massif des sièges, des talents des start-up nées ailleurs – ne reviendra que si les mesures pro business et les sommets de l’attractivité s’enchaînent. L’exécutif doit bien évidemment jouer son rôle. Mais l’attractivité est l’affaire de tous. En effet, l’ensemble des forces vives du pays a également un rôle à jouer pour permettre à l’économie française de retrouver à la fois un modèle de compétitivité reposant sur des entreprises qui investissent, innovent et exportent davantage, une ouverture internationale et une force de frappe technologique et entrepreneuriale dignes d’une économie mondiale de premier rang. La dynamique est engagée, poursuivons les efforts !

EY - Jean-Pierre Letartre

Jean-Pierre Letartre,
Président d’EY en France

EY - Marc Lhermitte

Marc Lhermitte
Associé, EY

La France rejoint la tête du classement européen

Le retour des investisseurs étrangers dans l’Hexagone se confirme en 2017. Avec 1019 projets annoncés en 2017 et une progression de 31% par rapport à 2016, la France se hisse quasiment au niveau de ses grands concurrents, le Royaume-Uni et l’Allemagne.

Malgré le Brexit, le Royaume-Uni parvient à conserver la première place du podium européen de l’attractivité en 2017. Cependant, le pays perd de sa superbe : le nombre de projets n’a progressé que de 6% en 2016 et 2017, après avoir augmenté de 20% entre 2014 et 2015.

Première économie du continent et troisième puissance exportatrice au monde, l’Allemagne renforce son attractivité grâce à l’amélioration continue de sa compétitivité.

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EY - Baromètre de l’attractivité de la France 2018
EY - Christophe Lecourtier
Alors que certains messages protectionnistes se font entendre, le discours d’ouverture adressé par la France au monde entier est très apprécié par les investisseurs étrangers.

Christophe Lecourtier,
Business France, Directeur Général

Les nouveaux visages de la France attractive

Représentant près d’un tiers des investissements étrangers accueillis en France (32%), l’industrie tire tout particulièrement parti de ce retour en grâce de la France en 2017.

La France rattrape une partie de son retard dans l’implantation de centres de décisions (+53% en France contre +31% au Royaume-Uni et +23% en Allemagne).

La France réalise la plus belle progression du trio de tête européen en matière d’implantations ou d’extensions de centres de R&D. Avec 78 nouveaux projets (+53% en France contre +31% au Royaume-Uni et +23% en Allemagne), elle s’affirme comme un pays compétitif en matière d’innovation.

EY - Baromètre de l’attractivité de la France 2018
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EY - Jean-Frédéric Collet
L’Hexagone a tout pour devenir un champion dans le domaine de la santé en Europe : un terreau scientifique reconnu pour son excellence, une politique déterminée de soutien à la recherche, un tissu industriel de qualité, etc.

Frédéric Collet,
Novartis, Président

Les atouts de la France dans l’économie mondiale

La France s’affiche désormais comme un pays compétitif dans le domaine de l’innovation.

Selon 35% des dirigeants interrogés, l’innovation est l’atout mondial de la France. Toutefois, d’autres avantages concurrentiels s’affirment plus nettement : la place de la France dans l’économie européenne, la variété de ses secteurs d’activités, son vivier de talents ou encore son rayonnement touristique.

La France cristallise notamment l’attention en affichant ses ambitions de leader européen sur des sujets d’avenir comme l’intelligence artificielle (IA): le début de l’année 2017 a en effet été marqué par les annonces de plusieurs grands groupes, notamment des entreprises d’électronique et de haute-technologie.

Quels sont les atouts qui permettront à la France de renforcer son rôle dans l’économie mondiale ?

35%

Sa capacité d’innovation et de recherche

34%

Son rôle dans le projet européen

30%

Son rayonnement touristique

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EY - Jean-Noël Tronc
Si la France rayonne d’abord par sa puissance culturelle, le tourisme n’est pas le seul atout de la France en la matière et la créativité à la française brille dans de nombreux domaines : luxe, édition, musique, cinéma, marché de l’art, spectacle vivant.

Jean-Noël Tronc,
SACEM, Directeur général-gérant,
Fédérateur mission Export ICC

Une destination plus attractive pour les start-up étrangères

Portée par le dynamisme de la French Tech et les nombreux dispositifs d’aide à l’entrepreneuriat, la France confirme son ambition de « Start-up Nation » : 56% des investisseurs étrangers jugent efficace ou très efficace la politique mise en œuvre par la France pour encourager la création de start-up.

La France se positionne désormais à la deuxième place européenne en nombre et en valeur des opérations réalisées en capital-risque, pour atteindre en 2017 un montant de 2,5 milliards d’euros pour 605 opérations, d’après le Baromètre EY du capital risque.

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56%

des dirigeants interrogés jugent efficace ou très efficace la politique d’encouragement de création de start-up.

EY - David Gurlé
La France est compétitive en matière de coût du travail, le Crédit Impôt-Recherche est un formidable stimulant et le gouvernement mène désormais une véritable politique pro-business qui restaure la confiance dans l’avenir économique du pays.

David Gurlé,
Symphony, Fondateur

Les métropoles régionales attirent les investisseurs

C’est une chance pour la France, cette attractivité entrepreneuriale s’exprime également en dehors de l’Ile-de-France : au sein des grandes métropoles régionales, Lyon reste leader incontesté aux yeux des dirigeants internationaux, tandis que Bordeaux conforte en 2018 sa deuxième place acquise l’année précédente.

Plus globalement, nos enquêtes soulignent la capacité des métropoles françaises à attirer sur leur territoire les projets d’investissement étranger portant sur des fonctions stratégiques (centres de R&D et centres de décisions) et à en faire bénéficier les territoires voisins.

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EY - Ludovic Subran
Bénéficiant d’un coût de la vie moins élevé et donc d’une certaine compétitivité, nos régions comptent suffisamment de talents très bien formés pour écrire une nouvelle page de leur histoire économique, à condition que l’Etat leur assure des infrastructures de qualité.

Ludovic Subran,
Chef économiste, Euler Hermes et Directeur de la recherche, Allianz

La France s’est-elle contentée de rattraper son retard ?

Progression spectaculaire de l’attractivité de la France

Le nombre de dirigeants qui envisagent une amélioration à 3 ans s’établit au niveau inédit de 55%, doublé par rapport à l’enquête précédente (27%). Ainsi, l’enthousiasme du moment semble durable, les dirigeants semblant convaincus que la France a pris un virage décisif pour redresser son modèle de compétitivité et d’attractivité.

Les réformes finissent par payer, mais la compétitivité doit encore s’améliorer

En dépit des fluctuations conjoncturelles de l’activité mondiale, la bonne performance française s’explique en grande partie par une prise de conscience progressive de la nécessité de réformer structurellement le pays afin de le rendre plus compétitif et « business-friendly ».

En revanche, une part croissance de décideurs souhaiterait que les pouvoirs publics français s’engagent dans la poursuite de l’action de réduction du coût du travail (38% contre 31% l’année précédente).

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Contacts

EY - Marc Lhermitte

Marc Lhermitte
Associé EY,
Responsable du Programme Attractivité

EY - Elise Carrard

Elise Carrard
Relations Médias

EY - Anne Périé

Anne Périé
Coordination Marketing