Rapport annuel sur le secteur de l’industrie biopharmaceutique

Paris, le 11 janvier 2019

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En 2018, plusieurs fusions ont animé le secteur des biotechs. L’année 2019 s’ouvre sur la naissance d’un géant dans le traitement du cancer avec la méga-fusion à 74 mds USD de Celgene et Bristol-Myers Squibb.

Observateur expert des évolutions du secteur de la pharma et de la biotech, EY publie, pour la septième année consécutive, les résultats de son enquête mondiale sur les fusions-acquisitions dans l’industrie biopharmaceutique.

S’appuyant sur l’analyse d’un panel de 16 Big Pharma, 13 laboratoires spécialisés, 11 grandes entreprises de biotechnologies et 34 medtechs, l’édition 2018 de ce rapport met en évidence les enseignements suivants :

Une tendance à la baisse du montant total des transactions en 2018
En 2018, le montant des transactions dans l’industrie biopharmaceutique a baissé de près de 90 mds USD par rapport à la moyenne de 2014/2016. Légèrement plus élevé qu’en 2017, ce montant, qui s’élève à 198 mds (USD), a été impacté par l’incertitude sur les retours sur investissement dans un contexte de prix élevés et de fortes incertitudes politiques.

Les mégafusions ont été détrônées par des opérations d’acquisition et de cession ciblées
Les acquisitions ciblées ont généré 43% de la valeur totale des opérations et 81% du volume de l’année.
En 2019, les désinvestissements et les échanges d’actifs continueront d’être utilisés afin, notamment, de libérer de la valeur. La consolidation des actifs sur 4 aires thérapeutiques ciblées (oncologie, immunologie, maladies cardiovasculaires et maladies infectieuses) pourrait libérer plus de 200 mds (USD) pour de nouvelles opérations de transaction.

Les alliances axées sur le numérique deviennent une priorité 
Alors que les entreprises de biopharma cherchent à développer des innovations qui satisfont des patients/clients de plus en plus autonomes, elles doivent développer leurs relations avec les nouveaux entrants du numérique afin d’améliorer l’efficacité de la recherche et du développement et de mieux valoriser leurs produits à l’aide de données vie réelle.

La « puissance de feu1 » reste importante, mais peu utilisée
Les entreprises de biopharma n’ont déployé que 16% de leur « puissance de feu » en acquisitions en 2018. Il s’agit d’une baisse constante depuis 2014.


1 L’indice « Firepower » (« puissance de feu ») créé par EY mesure la capacité des entreprises biopharmaceutiques à financer des opérations de Fusions & acquisitions, en fonction de leur capitalisation boursière et de la solidité de leur bilan.

EY - Virginie Lefebvre-Dutilleul

Virginie Lefebvre-Dutilleul, associée responsable de la practice juridique mondiale Life Sciences d’EY, dirige le secteur Life Sciences & Health en France et au Benelux. Elle est à votre disposition pour vous apporter un commentaire sur ces éléments.