Transformation de l’action publique - 4 Français sur 5 favorables à une réduction des dépenses publiques

Paris - La Défense, le 29 mars 2017

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EY publie les résultats d’une étude sur la transformation de l’action publique à l’ère du numérique, menée en partenariat avec l’Institut de l’Entreprise.

La modernisation de l’État est, aujourd’hui et dans l’ensemble des pays développés, l’un des marqueurs incontournables de l’action publique. La question essentielle n’est plus « faut-il ou non réformer ? » mais « quelle méthode permet de mettre en œuvre concrètement les projets de transformation dans le secteur public ? ».

Sur la base d’une étude sur les meilleures pratiques de réforme de l’Etat en France et dans le monde, ainsi que d’une enquête réalisée auprès de 1000 citoyens en mars 2017, EY a recueilli et analysé l’opinion des Français sur l’action publique et établi 15 recommandations concrètes et ambitieuses applicables dès le prochain quinquennat, pour aboutir à une administration totalement digitalisée en 2022.

Parmi les grands enseignements :

  • Alors que différentes vagues de réforme de l’Etat ont été mises en œuvre en France depuis 2004 et que le coût des administrations publiques représente toujours 28% du PIB contre 23% pour la moyenne de l’OCDE, 79% des Français sont favorables à la baisse des dépenses publiques.
  • Malgré le poids des dépenses publiques, l’efficacité de nombreuses politiques publiques est remise en cause par différents indicateurs internationaux. Les français estiment par ailleurs que la plupart des services publics se sont dégradés au premier titre desquels le service public de l’emploi, la protection sociale et les hôpitaux.
  • 86% des Français estiment que la réforme de l’Etat est dans ce contexte un sujet important et 57% d’entre eux qu’elle doit être une priorité du prochain président de la République.
  • Les deux principaux leviers sont la simplification administrative et le développement des services en ligne.
  • Les principaux freins sont le manque de clarté dans la définition des responsabilités, de vision globale sur le sens et de constance sur l’application des réformes.
  • 78% des Français pensent que c’est l’Etat qui doit en priorité réduire ses dépenses.
  • La réussite de la réforme repose sur l’établissement d’une nouvelle méthode, fondée sur la cohérence et la subsidiarité, supervisée par l’Elysée et portée par des ministres et acteurs publics davantage responsabilisés.
  • La numérisation des administrations entraînerait une économie annuelle de 12 milliards d’euros. Ainsi, 102 métiers, soit 15 % des professions administratives, sont appelés à se transformer en profondeur avec l’avènement du numérique, voire à disparaître.
  • Favoriser les passerelles entre le public et le privé et renforcer la formation continue des agents constituent les deux principaux leviers pour rendre la fonction publique plus efficace.

 

« Il est aujourd’hui fondamental de conduire une réforme équilibrée de l’Etat dans toutes ses composantes, de réduire le poids des dépenses publiques pour libérer les énergies tout en améliorant l’efficacité des politiques publiques. Il faut pour cela mobiliser les Français sur des projets de transformation porteurs de sens et tirer pleinement profit de la révolution numérique pour moderniser l’action publique. Il faut également mobiliser la fonction publique en s’appuyant sur les principes de responsabilité, d’ouverture et de renforcement des talents. Parallèlement, il faut engager des chantiers d’efficience opérationnelle dans une visée de réduction des coûts de fonctionnement. Le facteur clé de succès sera la capacité à lancer une multitude de projets dans un cadre concerté et une méthode harmonisée » analyse Arnauld Bertrand, associé EY responsable mondial des activités de conseil au Secteur Public.

EY - Arnauld Bertrand


Arnauld Bertrand, associé EY, se tient à votre disposition pour commenter ces résultats et développer les 15 recommandations formulées dans l’étude.