Paris, le 14 juin 2017

Résultats du baromètre de l’Attractivité de l’Afrique

Et focus sur les sorties de fonds de Private Equity

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EY publie les résultats de l’édition 2017 du baromètre de l’Attractivité de l’Afrique. Ce nouveau baromètre établit un bilan des investissements directs étrangers sur l’année 2016. En parallèle, EY publie également un focus sur les sorties de Private Equity en Afrique.

Baromètre de l’Attractivité de l’Afrique 

En 2016, malgré la plus faible croissance du PIB observée depuis 20 ans en Afrique sub-saharienne, l’Afrique conserve de belles perspectives. Pour atteindre la stabilité, elle devra accélérer la diversification de ses activités. Dans un contexte mondialement incertain et avec une économie sud-africaine en récession, le nombre de projets d’investissement directs étrangers (IDE) enregistré pour l’année 2016 sur le continent est globalement à la baisse.

  • La France est cette année le deuxième investisseur en termes de projets (81). Elle totalise 2,1 milliards de dollars d’investissements et 8 087 créations d’emplois.
  • En 2016, l’Afrique a attiré 676 projets d’investissements, soit 12,3% de moins qu’en 2015. La valeur des IDE a cependant augmenté de 32%.
  • L’Afrique du Sud est le pays qui comptabilise le plus de projets d’investissement (139), suivi du Maroc (81) puis de l’Egypte (79).
  • Les projets d’investissements ont généré 129 150 emplois en Afrique, soit une baisse de 13% par rapport à 2015.
  • Le secteur technologie, média et communication concentre le plus grand nombre d’investissements (19,5% du total), quant au secteur de la grande consommation, il est celui qui génère le plus d’emplois (19,6% du total).
  • L’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya, l’Egypte et le Maroc restent les destinations les plus plébiscitées par les investisseurs étrangers. « En 2016, les investisseurs ont favorisé la diversification des marchés, avec notamment des investissements en Afrique du Sud, au Maroc, en Égypte, au Nigéria et au Kenya. Ces pays ont attiré 58% des projets d'IDE enregistrés pour le continent. Etant des économies d'ancrage dominantes dans leurs régions respectives, ces pays offrent aux investisseurs des marchés à plus grande échelle et relativement plus matures » détaille Jean-Roch Varon, associé EY.
  • La Chine est l’investisseur le plus important en valeur : 36,1 milliards d’euros, soit 38,5% du montant total des investissements en Afrique.
  • Les Etats-Unis conservent leur première place d’investisseur en Afrique en volume, avec 91 projets.

Focus Afrique Francophone

  • Le Maroc est le pays avec l’index d’attractivité* le plus important, suivi par le Kenya.
  • Les pays de l’Afrique francophone réalisent un fort taux de croissance concernant les IDE : Tunisie +39% (18 projets), Algérie +31% (17 projets), Côte d’Ivoire +21% (34 projets)

 

*L’Index de l’Attractivité de l’Afrique (IAA) mesure l’attractivité relative des investissements de 46 économies africaines, sur la base de données pondérées long et court termes.


Focus sur les sorties Private Equity en Afrique

EY a également mené une étude, en partenariat avec African Private Equity and Venture Capital Association (AVCA), sur les sorties de Private Equity entre 2007 et 2016 en Afrique. Le rapport, basé sur une analyse de données issues d’informations publiques ainsi que sur une enquête réalisée auprès d’anciens dirigeants de fonds de capital-investissement, dresse un panorama de la gestion des fonds de placement privés en Afrique. Comment les investisseurs créent de la valeur et la préservent dans les entreprises qu'ils possèdent et exploitent sur le continent africain ?

2016 : une année record pour les sorties

 

Les différents types d’acquéreurs

 

 

  • Historiquement et depuis 10 ans, les services financiers, l’industrie, les biens de consommation et les services continuent d'attirer le plus grand nombre de sorties.
  • Les secteurs les plus porteurs pour les projets d’investissements sont les fintech, l’éducation, les biens et produits de consommation, la santé et l’énergie.
  • On observe également une augmentation de la durée de détention moyenne (7 ans et demi contre un peu plus de 6 ans en 2015). L’année 2016 est également marquée par un plus grand nombre de sorties dans le secteur de l’infrastructure avec des périodes de détentions plus longues.
  • « Au cours des 10 dernières années, cinq pays ont représenté à eux-seuls plus de 70% des sorties de private equity : Afrique du Sud (42%), Nigeria et Egypte (tous deux 9%), Kenya (6%) et le Ghana (5%). La tendance croissante du nombre de sorties de private equity démontre d’une dynamique positive du marché Africain. Avec un rythme d’investissements de private equity ayant cru au cours des dix dernières années, la tendance des sorties en découle. Les private equity retrouvent repreneurs de leurs investissements, principalement à travers des IPOs ou d’autres investisseurs financiers » explique Hazem Issa, manager EY.
  • Selon les entretiens menés auprès des membres d'AVCA, les raisons des perspectives des sorties sont avant tout le développement de l'activité de sortie globale et les processus d'enchère. De plus, les ventes commerciales devraient continuer à dominer en tant que voie de sortie. Enfin, la pression sur certains secteurs pourrait conduite à de fortes attentes  concernant les prix de vente.
  • L’augmentation significative des ventes aux PE et aux autres acheteurs financiers en 2016, démontre une maturité et une réelle compétitivité du marché africain.

Jean-Roch Varon, associé EY, Bruno Messerschmitt, associé France EY et Hazem Issa, manager EY, se tiennent à votre disposition pour commenter ces études.