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Comment créer l’industrie 4.0 ?

Par Olivier Lluansi, Associé Strategy – Manufacturing

Que ce soit dans les services ou dans le secteur productif, la révolution du 4.0 est en route. L’heure est à la réflexion. Avant l’action.

Dans le secteur manufacturier, les principales idées qui agitent actuellement l’esprit des capitaines d’industrie sont « gains de productivité », « nouveaux services » et « expérience client ».

Commençons par les gains de productivité. Que nous enseigne l’histoire ? A chaque révolution industrielle, la productivité fait un bond.

Selon les estimations, le passage à l’industrie 4.0 devrait favoriser une hausse de 20 % à 30 % de la productivité. Au minimum. Pour réaliser ces gains, nous identifions environ 40 nouvelles briques technologiques parmi toutes les solutions offertes aux dirigeants industriels. Le choix des possibles est donc important. Très important. Mais, pour la plupart des entreprises et en particulier pour les PME et les ETI, seulement 8 à 10 de ces solutions sont pertinentes au regard de leurs enjeux, de leurs processus de production, de leur maturité ou de leur marché.

Sachant que ces gains de production ne se traduiront probablement pas par une envolée de la consommation, des destructions d’emplois sont à prévoir dans le secteur manufacturier. Fort heureusement, elles devraient être compensées par les postes générés dans les nouveaux services.

C’est le second pilier de cette Industrie 4.0. Après des décennies de processus stables et optimisés, garantissant qualité et efficacité, l’industrie découvre un nouveau monde. Un monde bien plus agile que le précédent qui s’appuie notamment sur la méthode essai-erreur, qui s’apparente à de l’empirisme guidé, et sur le concept d’expérience client.

Si nombre d’experts évoquent la question des métiers qui disparaîtront ou plutôt évolueront fortement, trop peu s’expriment encore sur l’organisation de l’entreprise. Celle-ci devra se transformer. C’est le troisième pilier de cette Industrie 4.0. Parce qu’une entreprise qui tire sa valeur ajoutée de la production d’un bien standardisé n’est pas la même qu’une entreprise qui retire ses revenus des services qui lui sont associés (maintenance, opération à distance, individualisation, livraison juste à temps et à domicile, etc.), la gouvernance actuelle doit changer. Pour passer d’un paradigme fordien de division du travail à un modèle agile et collaboratif.

Que nous réserve l’avenir ?

Mais l’histoire ne s’arrêtera peut-être pas là. Certaines tendances émergent. Pour l’instant, elles ne concernent pas l’industrie. Mais l’avenir n’est pas écrit.

Une disruption est-elle envisageable ? A l’image de ce qui se produit dans les services, certaines technologies se jouent des barrières à l’entrée. C’est le cas de l’impression 3D qui pourrait refonder les chaînes de valeur productives. Pour l’instant, elle est encore confidentielle en raison, probablement, du coût de son exploitation à grande échelle. Mais à terme ?

De nouveaux produits manufacturiers peuvent-ils arriver sur le marché ? Certains sont déjà connus. C’est le cas par exemple de la voiture autonome. Mais globalement, assistons-nous à une révolution des objets manufacturés ? Est-ce leur usage ou leur forme et principe de production qui est visé ? Devant le caractère indéterminable de l’avenir, les dirigeants doivent plus que jamais se préparer. Et mettre en place les conditions d’une adaptation permanente.

#TransformativeAge