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Vers une gouvernance d’entreprise plus éthique, équitable et durable

Les résultats de notre Panorama de la gouvernance 2018 sont formels : la gouvernance des entreprises françaises atteint un bon niveau de maturité. Dix après son entrée en vigueur, en 2008, le Code Afep-Medef qui régit le gouvernement d’entreprise dans tous ses aspects (composition des conseils, administrateurs indépendants, fonctionnement, rôle, stratégie…) et précise certains principes de bon fonctionnement et de transparence propres à améliorer leur gestion et à répondre à la demande des investisseurs et du public, est adopté et respecté par la quasi-totalité des entreprises du SBF120.

Une gouvernance plus ouverte, transparente et équilibrée…

54%

des conseils des entreprises du SBF 120 sont en partie composés d’administrateurs indépendants. Soit 12 points de plus qu’en 2018.

96%

des entreprises évaluent leur conseil. Elles n’étaient que 72% dans ce cas dix ans plus tôt.

59%

des conseils mettent en place des plans de formation des administrateurs, contre 15% en 2008.

92%

des conseils ont mis en place des critères d’indépendance de leurs administrateurs, soit 4 points de plus qu’en 2008.

…mais la question des multiples responsabilités de l’entreprise se pose

Certes, les organes de gouvernance sont de plus en plus mobilisés sur l’avenir et l’adaptation de leur modèle économique afin d’anticiper les impacts d’une disruption et de la digitalisation. Mais consacrent-ils suffisamment de temps à :

  • L’anticipation et à la gestion des risques : dans le CAC40, 20% des conseils ne mettent pas à jour annuellement leur cartographie des risques. Ce ratio est plus élevé dans le SBF80 (32%) et les Midcaps (50%).
  • L’empreinte éthique de leur entreprise : 15% des conseils dans le CAC40 ont abordé ces questions en 2018. Ce pourcentage n’est que de 6% au sein du SBF80 et… très faible parmi les Midcaps.
  • La finalité de leur action : 15% des conseils dans le CAC40 se sont interrogés l’année dernière sur ce sujet et sur le partage de la valeur. Si ce ratio s’élève à 13% dans les Midcaps, il n’est que de 6% au sein du SBF80.

Le point de vue de Dominique Pageaud, Associé EY

Les tensions sociales actuelles témoignent d’un malaise profond qui dépasse la seule question du pouvoir d’achat des citoyens les plus défavorisés. Certes, le Grand débat national permettra d’aborder de grands sujets de société. Il permettra de poursuivre l’écriture de notre destin national.

Mais il n’offrira pas de réponses à toutes les questions. Il n’apaisera pas toutes les incertitudes qui préoccupent quotidiennement une partie des Français, notamment économiques. Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle à jouer pour contribuer à restaurer un climat de confiance apaisé et réduire la fracture sociale.

Après s’être attelé à améliorer les règles de leur gouvernance, les entreprises, à travers leurs conseils, doivent désormais être vigilantes sur de nouveaux sujets en phase avec les attentes des citoyens comme la RSE, l’éthique ou le partage de la valeur.

En consacrant la notion d’objet social de l’entreprise, la loi Pacte est un aiguillon pour les conseils. Elle doit inciter à réfléchir aux adaptations nécessaires pour tendre vers un développement raisonné, et responsable envers les forces vives, les clients et fournisseurs, l’environnement, et les territoires.

Parce que les exemples d’entreprises vertueuses et rentables fourmillent, c’est à n’en pas douter une voie exigeante mais garante de croissance durable et équilibrée.

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EY - Dominique Pageaud

Dominique Pageaud

Associé
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