EY Les entreprises allemandes en France

Les entreprises allemandes en France

Situation économique, perceptions et perspectives 2014-2017

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Cette année, l’Allemagne reste le deuxième investisseur étranger en France en nombre de projets (76 en 2013 contre 62 en 2012) et en nombre d’emplois créés (1 624 en 2013 contre 992 en 2012), derrière les États-Unis.

Au total, les investisseurs allemands portent plus de 3 000 entreprises et 300 000 emplois en France : une contribution majeure à l’économie française, que la Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie a pour mission de faire connaître.

La Chambre Franco-Allemande de Commerce et d’Industrie publie tous les deux ans l’enquête Les entreprisesallemandes en France : situation de l’activité économique, prévisions et facteurs de réussite, afin de dresser un état des lieux de la France comme pays d’implantation, du point de vue des entreprises allemandes.

Pour cette 4e édition, EY a mobilisé son équipe dédiée aux investisseurs allemands pour réaliser ce rapport.

Perception de la situation économique actuelle en France

EY Les entreprisesallemandes en France

Perception de l’activité actuelle de l’entreprise

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Pincipaux enseignements de l’étude
 

1/ Dans un environnement macroéconomique perçu comme dégradé, une majorité d’entreprises juge favorablement sa propre situation

  • 82 % des entreprises allemandes implantées en France estiment que la situation économique française est mauvaise ou très mauvaise (63 % en 2012).

Année après année, on observe la même tendance, à savoir que les entreprises allemandes en France ont une vision globalement plus positive de leur propre situation que de la conjoncture :

  • 18 % d’entre elles qualifient leur activité de « bonne », et 51 % de « satisfaisante », contre seulement 31 % qui la jugent « mauvaise » ou « très mauvaise ».
  • 47 % des entreprises interrogées jugent leur chiffre d’affaires au premier semestre 2014 « satisfaisant ». 23 % d’entre elles le trouvent même « bon ».

Face aux incertitudes de l’économie, les entreprises allemandes implantées en France sont globalement restées prudentes : dans la majorité des cas, leurs dépenses d’investissements ou liées à la création d’emplois n’ont pas évolué.


 

2/ Prudence sur l’activité à court et moyen termes

Malgré une croissance encore très faible en France, on observe un certain optimisme à long terme des entreprises allemandes implantées dans le pays.

Pour 50% des entreprises interrogées, la situation économique restera inchangée en 2015, comme en 2016-2017. 21 % prévoient une amélioration pour 2015 et 35 % pour 2016-2017.

Les entreprises se montrent légèrement plus optimistes pour leur propre activité : 48 % d’entre elles prévoient de la croissance en 2016-2017. mais elles restent prudentes pour 2015.

EY Les entreprisesallemandes en France

Sachant que la demande intérieure, le coût du travail et les impôts et taxes sont cités parmi les principaux facteurs qui ont un impact direct sur l’activité des entreprises interrogées, ces prévisions à la hausse peuvent s’expliquer par l’impact attendu de certaines mesures gouvernementales annoncées. 

Prévisions d’évolution des effectifs dans les années à venir

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3/ Prudence toujours, sur le front de l’investissement et de l’emploi

Dans un environnement incertain, la majorité des entreprises allemandes interrogées prévoient que leurs dépenses d’investissement resteront stables. Près de 25% d’entre-elles envisagent de les augmenter à moyen terme, contre seulement moins de 20 % il y a deux ans. Ceci laisse entrevoir une plus grande confiance en l’avenir.

Sur l’année en cours et les trois prochaines, près des deux tiers des répondants ne prévoient pas d’augmenter leurs effectifs. La hausse attendue du niveau d’activité s’accompagnera donc rarement d’une hausse des effectifs.
 

 
 

4/ Destination France : opportunités et freins

Parmi les facteurs d’attractivité de la France figurent :

  • ses infrastructures

  • la qualité de vie

  • un bon accès aux technologies

  • des coûts énergétiques faibles

  • la présence de fournisseurs qualifiés

  • une bonne protection de la propriété intellectuelle.

Les entreprises allemandes sont en revanche très critiques sur :

  • la rigidité du marché du travail

  • la fiscalité

  • les charges qui pèsent sur les entreprises

  • le poids des salaires et des charges sociales

5/ Le service aux clients et la compétitivité des prix comme principaux facteurs de réussite

Les répondants citent le service aux clients et la compétitivité des prix comme principaux facteurs de réussite sur le marché français.

La qualité des produits, le respect des délais, la flexibilité et l’adaptation au marché, la compréhension de la mentalité des clients sont également des facteurs primordiaux.

6/ Les défis que la France doit relever

Pour améliorer l’attractivité de la France, les investisseurs mentionnent :

  • La réduction de la pression fiscale,
  • L’accroissement de la flexibilité du marché du travail,
  • La simplification des règles liées à la législation du travail.

La France reste cependant globalement un pays attractif aux yeux des investisseurs allemands : deux tiers des entreprises interrogées, leur maison mère investirait à nouveau sur le territoire aujourd’hui.

En résumé, si l’enquête fait ressortir une perception négative de la situation actuelle et du cadre macroéconomique à venir, les entreprises allemandes implantées sur le sol français se montrent plus optimistes dès qu’il s’agit de leur activité propre. Mais la France doit prendre très vite appui sur ses atouts indéniables pour se transformer et conserver la confiance de ses partenaires.