12 minutes de lecture 14 août 2019
Female leadership

Comment se traduit le leadership au féminin dans la pratique chez EY?

Par

EY Belgique

Organisation de services professionnels et multidisciplinaires

12 minutes de lecture 14 août 2019

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Trois femmes de chez EY parlent de leur rôles de manager, de coach, de mentor et de mère.

Où en est la mixité chez EY ? Nous avons posé la question à Els Degroote, associée M&A (à droit sur la photo); Katrien De Cauwer, associée Insurance & Actuarial Services (au milieu) ; et Helena Campens, executive director Advisory (à gauche). Pendant notre entretien, toutes trois sont restées bien loin des clichés et stéréotypes, et ont surtout décrit comment elles conciliaient leurs rôles de manager, de coach, de mentor et de mère.

Existe-t-il véritablement un style managérial masculin et un féminin ? Aucune des dirigeantes présentes autour de la table n’a vraiment su se prononcer. Katrien De Cauwer impute plutôt la façon dont une personne dirige à sa personnalité plutôt qu’au fait qu’il s’agisse d’un homme ou d’une femme. Que ce soit une question de sexe ou de personnalité, force est de constater que les trois femmes ont un certain nombre de points communs dans leur façon de diriger.

Entrepreneurship et ownership

« Je n’ai jamais explicitement voulu faire carrière », déclare Katrien. « Mais j’ai une approche plutôt proactive et j’ai tendance à prendre les choses en main. Peut‑être que c’est ce qui m’a permis d’atteindre des postes de direction. »

Els se refuse à dire que c’est un aspect typiquement féminin, mais elle aussi pense que prendre les choses en main est une caractéristique importante en matière de leadership. « Je me sens extrêmement responsable de ce qui m’est confié, et je tiens à ce que les choses se passent bien et avancent. C’est pourquoi je travaille efficacement, je suis exigeante, paraît-il, et je dis aussi les choses franchement. »

Katrien : « Cette approche pragmatique se retrouve fréquemment chez les femmes : elles concilient leur travail et leur rôle de (jeune) maman, et développent ainsi une méthode pour remplir leurs journées de la façon la plus efficace possible. »

Selon Helena, un autre aspect qui caractérise les trois femmes autour de la table est leur esprit d’entreprise. « Pour moi, construire soi-même quelque chose – une équipe, un nouveau service ou une clientèle – est un défi. Et que l’on soit homme ou femme, EY nous offre toutes nos chances en la matière. »

« On peut admirer d’autres managers parce qu’ils ont des compétences qui nous font défaut et développer ces compétences chez soi-même. Mais ce qu’il ne faut pas faire, c’est essayer d’imiter entièrement le style de ces autres personnes. Crois en tes propres forces, continue à progresser et, surtout, reste toi‑même. C’est ma devise », déclare encore Helena.

« Et entoure-toi de personnes dont les compétences complètent les tiennes », poursuit Katrien. « Les directeurs de mon équipe et moi-même sommes très complémentaires, l’équipe dispose ainsi de toutes les qualités de leadership dont nous avons besoin. »

En tant que leader féminine, il me semble important de rester soi-même.
Helena Campens
executive director Advisory

Obstacles ou avantages ?

« Je n’ai jamais rencontré d’obstacles dans ma carrière parce que j’étais une femme », dit Els. « Au contraire, cela me semble souvent un avantage dans ce business très masculin. Parce qu’on peut approcher les clients d’une tout autre manière. »

Katrien : « La diversité au sens large est quoi qu’il en soit toujours une valeur ajoutée. Je suis moi-même plutôt extravertie, tandis que beaucoup de mes collègues sont plutôt introvertis. Lorsque nous allons ensemble voir un client, il y a toujours un déclic avec l’un de nous deux. Pour les hommes comme pour les femmes, ce qui importe, c’est de développer un réseau qui les renforce. »

Ce qui nous amène au cliché voulant que les hommes soient plus doués que les femmes en matière de networking. « C’est faux », rétorque Helena. « Les femmes sont tout aussi douées, simplement elles en prennent moins le temps. Si une femme doit choisir entre boucler une proposition de vente et passer une soirée à faire du networking, elle choisira souvent la première option. »

Une autre question se pose : pourquoi moins de femmes atteignent-elles les fonctions les plus hautes ? Katrien : « Selon moi, c’est lié au fait que les femmes affirment beaucoup moins explicitement vouloir effectivement faire carrière et mettent plus de temps à réaliser qu’elles disposent de toutes les compétences dont elles ont besoin.

De manière générale, les hommes déclarent beaucoup plus vite qu’ils aspirent à un partenariat. Un dirigeant masculin ne s’arrête souvent pas là dans les échelons, alors qu’il est important de questionner explicitement les collaboratrices quant à leurs ambitions et de les convaincre qu’elles ont tout ce qu’il faut pour poursuivre leur évolution. »

Sofie Van Doninck, associée chez EY Tax Consultants, a également connu une certaine réticence à exprimer ses ambitions. C’est précisément pourquoi elle, en tant que coach et mentor pour d’autres collègues, est beaucoup plus alerte.

Une carrière et(/ou) une famille

Non seulement ces trois femmes occupent des postes importants au sein d’EY, mais elles sont aussi mères. Trouver un bon équilibre entre travail et famille est et reste difficile, mais chacune y parvient à sa manière.

« Soyons clairs, le fait d’être ou non une bonne mère ne dépend pas du nombre d’heures que vous passez avec vos enfants », affirme Katrien. « Au contraire, nous avons une nounou qui va chercher les enfants à l’école deux jours par semaine, les aide à faire leurs devoirs et cuisine pour nous tous afin que nous puissions manger ensemble. Externaliser certains aspects pratiques demande un certain investissement, mais le temps de qualité dont on profite en retour vaut tout l’or du monde. »

Els : « Pour moi, il était clair que je n’allais pas moins travailler à cause des enfants. Du coup, dès que j’ai su que j’étais enceinte de ma fille, j’ai commencé à m’organiser et nous avons engagé une jeune fille au pair. Selon moi, pour tenir dans un emploi dont les horaires excèdent le traditionnel 9 à 5, on a besoin de trois ingrédients. D’abord, un conjoint qui vous soutient et vous motive : qui ne commence pas à rechigner s’il doit encore manger une pizza surgelée ou si vous passez quelques heures à travailler pendant vos vacances au ski. »

« Ensuite, avoir la chance d’avoir des enfants en bonne santé qui ne nécessitent pas trop de soins supplémentaires. Enfin, on a besoin d’amies qui ne vous invitent pas à tout bout de champ pour une sortie shopping – car ce n’est vraiment pas drôle de devoir dire non tout le temps – mais savent se contenter d’une soirée entre filles par mois. Et qui vous rappellent que, de toute façon, c’est le chaos partout. »

Pour moi, être une femme dans un monde d’hommes est plus un avantage qu’un obstacle.
Els Degroote
partner M&A

Un manque de modèles…

« Il est vrai que j’ai manqué de modèles pendant ma carrière. Lorsque j’ai commencé chez EY, il y avait peu de femmes auxquelles je pouvais m’identifier », confie Katrien. « Même si je pense que le plus important, c’est d’avoir un bon mentor – homme ou femme – qui sait nous écouter et nous guider. »

« Et parfois, cela fait douter. J’ai personnellement beaucoup appris du livre ‘Lean In’ de la COO de Facebook Sheryl Sandberg, mais j’ai parfois l’impression qu’une seule femme au sein d’un service ou d’un conseil d’administration ne change pas grand-chose. » « Pourtant oui », reprend Katrien. « Une seule femme peut ouvrir les yeux de ses collègues masculins en partageant avec eux de nouveaux points de vue plus ‘féminins’ et initier ainsi un changement de mentalité. »

…pour en devenir un soi-même

« Pendant les mois précédant mon accouchement, j’ai réfléchi aux possibles conséquences sur ma carrière », raconte Helena. « Mais j’ai ensuite montré à mon équipe qu’il était tout à fait possible pour une maman d’être promue directrice. Tout le monde sait aussi que, le lundi et mercredi soir, je déconnecte un peu pour aller chercher ma fille à la crèche et m’occuper d’elle. J’espère ainsi inspirer les femmes managers pour qu’elles ne raccrochent pas dès qu’elles commencent à songer à la maternité. »

Katrien : « Pour moi, c’est plutôt une frustration : en dépit du fait que je sois moi‑même associée EY et mère de trois enfants, j’ai vu plusieurs femmes managers quitter mon équipe ces dernières années, justement parce qu’elles voulaient des enfants. Alors qu’il est possible de reprendre sa carrière un peu plus en douceur grâce à toutes sortes de modalités de travail flexibles, pour en reprendre ensuite tout à fait le fil. »

« Je trouve extrêmement dommage qu’elles n’aient pas elles‑mêmes engagé la discussion à ce sujet et aient simplement décidé que ce n’était pas possible. C’est pourquoi, maintenant, j’essaie d’avoir des discussions très ouvertes avec les membres féminins de notre équipe, dans l’espoir de leur faire comprendre qu’il est parfaitement possible de concilier une famille et une carrière chez EY. »

Tant les hommes que les femmes osent aujourd’hui beaucoup plus dire qu’ils tiennent à prendre du temps pour leur famille.
Katrien De Cauwer
partner Insurance & Actuarial Services

La culture du coaching favorise la diversité

Outre le fait qu’il devrait y avoir un peu plus de modèles féminins, les femmes autour de la table s’accordent sur un autre point : ces dernières années, EY a beaucoup progressé en matière de diversité et de mixité. « Notre organisation doit continuer à travailler à un bon soutien. Cela n’a en effet pas de sens de promouvoir des collaborateurs si on ne leur offre pas le bon encadrement.

Els : « Lorsque les collaborateurs s’aperçoivent de ce qu’une telle promotion va impliquer pour eux, le plus important est selon moi qu’ils puissent compter sur un bon mentor qui leur donne un petit coup de pouce grâce à une approche positive. De ce point de vue, la culture du coaching particulier adoptée par EY est indubitablement une valeur ajoutée. »

Katrien, Helena et Els essaient elles-mêmes d’être des coaches pour leurs collègues, sachant écouter, sans que cela doive pour autant être explicitement qualifié de mentoring ou de coaching. « Parfois, c’est une brève conversation informelle devant la machine à café qui reste en tête et inspire », dit Katrien.

Helena appelle souvent ses collègues pendant qu’elle est en voiture pour les impliquer dans ce qui se passe au sein du département. « Ils ne se retrouvent ainsi pas subitement confrontés à une certaine décision et peuvent à leur tour être proactifs et prendre les choses en main. »

Pour Marie Kaisin, associate partner chez EY Assurance, la culture d'entreprise d'EY et la diversité au sein de notre organisation jouent également un rôle déterminant dans sa carrière.

Passion et patience

« Qu’aimeriez-vous dire aux jeunes femmes ambitieuses ? » est notre dernière question. « Trouvez ce qui vous passionne et efforcez-vous de l’intégrer à votre fonction », répond Katrien. Pour Els également, la passion et l’enthousiasme sont plus importants que les compétences pour atteindre un but.

« Mais être entreprenant peut aussi avoir un inconvénient : celui de vouloir aller trop vite. » C’est pourquoi elle encourage également les jeunes à faire preuve de patience et garder le sens des réalités. Katrien poursuit : « Prenez effectivement le temps de bâtir vos fondations, c’est-à-dire d’acquérir de l’expérience dans divers domaines. Plus elles seront solides, plus vous pourrez construire haut par‑dessus. »

« Votre carrière est votre propre responsabilité : n’attendez pas que les autres vous proposent quelque chose, cherchez vous-même les opportunités et dites ce que vous voulez. Prenez votre carrière en main et, en tant que femme, n’ayez surtout pas peur de la concilier avec une famille », conclut Helena.

C’est possible ! Et ces trois directrices d’EY le prouvent.

Naturellement, la culture d'entreprise d'EY et son soutien à un leadership élargi y contribuent également.

  • Patrick Rottiers, CEO EY Belgique

    « Je pense chaque personne doit se sentir encouragée à être la plus authentique possible sur son lieu de travail et en dehors. En ancrant cette approche dans la réalité quotidienne et en développant un véritable sentiment d’appartenance, nous pouvons accélérer le processus d'égalisation des sexes et renforcer notre leadership féminin. »

  • Steven Claes, Talent Leader EY Belgique

    « En tant que Talent Leader, je m’engage tout naturellement à soutenir divers programmes et projets qui renforcent notre diversité culturelle. Des initiatives comme EverYwoman, Women Fast Forward et EYUnity n’en sont que quelques exemples. Je suis convaincu que la richesse des différences constitue une valeur ajoutée pour notre organisation et nos clients. »

  • Wim De Wit, HR Director EY Belgique

    En tant que fils d'une des protagonistes du mouvement des femmes en Belgique, j'ai grandi dans un environnement où l'égalité et le respect des différences entre hommes et femmes étaient une évidence. Le pouvoir de la diversité réside dans le fait qu'une femme doit pouvoir être "femme" et un homme "homme", avec un respect et une compréhension mutuels.

    Je pense également que la vraie richesse de la diversité fait la différence. Chez EY, nous ne prenons pas seulement des initiatives en faveur de la diversité parce que c'est tendance, mais bien parce que nous croyons vraiment en sa valeur ajoutée, et qu'elle contribue à la construction d'un monde meilleur !

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Résumé

Chez EY, beaucoup de femmes développent leur carrière. Elles sont entreprenantes, recherchent elles-mêmes les opportunités et savent ce qu'elles veulent. Els Degroote, Katrien De Cauwer et Helena Campens racontent comment elles relèvent le défi, tout comme leurs collègues masculins.

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