Communiqué de presse

4 juin 2019 Diegem, BE

Nouvelle année record pour les investissements étrangers en Belgique, à contre-courant de la tendance européenne

Après le nombre record d’investissements étrangers en Belgique enregistré l’année dernière, l’optimisme est à nouveau de mise cette année. En 2018, notre pays a attiré pas moins de 278 projets d’investissement, ce qui a permis la création de 7.363 emplois. C’est ce qui ressort du Baromètre de l’Attractivité belge, une étude annuelle d’EY qui mesure l’attractivité de la Belgique comme lieu d’investissement.

Contact presse

Christophe Ballegeer

EY WEM Brand, Marketing and Communications Director

PR & Communications EY Belgique

  • Le nombre d’investissements augmente de près de 30 % par rapport à 2017, qui était déjà une année record, C’est ce qui ressort du  Baromètre de l’Attractivité belge.

Après le nombre record d’investissements étrangers en Belgique enregistré l’année dernière, l’optimisme est à nouveau de mise cette année. En 2018, notre pays a attiré pas moins de 278 projets d’investissement, ce qui a permis la création de 7.363 emplois. C’est ce qui ressort du Baromètre de l’Attractivité belge, une étude annuelle d’EY qui mesure l’attractivité de la Belgique comme lieu d’investissement.

La Belgique fait sensiblement mieux que ses pays voisins, mais malgré cela, la perception de la Belgique comme pays attractif pour s’y établir professionnellement a reculé à un des niveaux les plus bas jamais mesurés. La mobilité et la pression fiscale restent les principales pierres d’achoppement et les points d’attention les plus urgents pour la législature à venir. Chose étonnante, le Brexit semble avoir une influence positive.

2018 a été une année record absolue pour la Belgique : jamais par le passé, les entreprises étrangères n’avaient autant investi dans notre pays. La Belgique s’est arrogé 278 projets, une augmentation de pas moins de 29 % par rapport à 2017, l’année record précédente. Avec cette progression, la Belgique va étonnamment à l’encontre de la tendance européenne. Le nombre d’investissements dans la plupart des pays affiche, en effet, une tendance à la baisse. Par exemple, les investissements étrangers en Allemagne et au Royaume-Uni ont diminué de 13 %, et la France a augmenté de 1 % seulement. Dans le classement européen des investissements étrangers, la Belgique avance de trois places et se positionne désormais au cinquième rang, laissant les Pays-Bas derrière elle.

Tout comme l’année dernière, ce sont les États-Unis qui ont été les champions de l’investissement en Belgique en 2018. 51 des 278 projets viennent des é.-u., une progression de 28 % par rapport aux 40 projets d’il y a un an. À la deuxième place en matière de nombre d’investissements en Belgique, on trouve la France, avec 44 projets. Notre autre pays voisin, les Pays-Bas, complète le top 3 avec 32 investissements en Belgique l’année dernière.

Le secteur des services continue à croître, le nombre de sièges centraux aussi à la hausse

Le Baromètre de l’Attractivité belge fait apparaître que ce sont principalement cinq secteurs qui affichent une forte croissance en termes d’investissements : le secteur des services, le transport et la logistique, l’agro-alimentaire, le numérique et les producteurs de moyens de transport. Avec 152 projets, ces secteurs s’adjugent plus de la moitié des investissements étrangers. Le secteur des services en particulier affiche une belle progression, tout comme en 2017.

Parallèlement, c’est la hausse du nombre de nouveaux quartiers généraux établis en Belgique qui retient l’attention. Quelque 19 entreprises étrangères ont choisi notre pays en 2018 comme base opérationnelle, le chiffre le plus élevé depuis 2007. L’année dernière, elles n’étaient que quatre. Une augmentation qui pourrait s’expliquer par le Brexit.

Un quart des investisseurs étrangers est par ailleurs d’avis que les industries pharmaceutiques et biotechnologiques seront les principaux moteurs de la croissance future en Belgique.

Le Brexit pourrait être source d’opportunités

Même si on considère généralement que le Brexit imminent et les différends commerciaux actuels entre les États-Unis et la Chine pourraient avoir une influence déstabilisante sur le continent, il apparaît qu’ils pourraient aussi être générateurs d’influences positives. D’après plus de la moitié des personnes interrogées (58 %), le Brexit aura un impact positif sur l’attractivité de la Belgique. L’année dernière, elles n’étaient que 41 %. Si nous regardons le nombre réel d’investissements étrangers, l’augmentation en Belgique pourrait s’expliquer par le Brexit, même s’il est difficile d’en tirer des conclusions avec certitude.

« Le Brexit a toujours été présenté comme un drame pour notre pays. Les inquiétudes des secteurs textile et alimentaire, qui exportent beaucoup vers le Royaume-Uni, ont dominé le débat public. Notre étude apporte toutefois un message plus optimiste, nous ne pouvons pas perdre de vue l’impact potentiellement positif du Brexit », dit Patrick Rottiers, CEO d’EY Belgique.

Bruxelles est en pleine progression

Il ressort de l’enquête auprès des investisseurs étrangers que Bruxelles connaît actuellement un fort regain d’intérêt. La perception de la région comme lieu d’investissement attractif passe en effet à 39 %, contre 29 % l’année dernière. Le principal atout de notre capitale réside dans son accès à l’infrastructure de transport.

La Flandre reste la région la plus attractive de la Belgique, mais enregistre néanmoins une importante baisse, puisqu’elle régresse de 51 % à 40 %. Le climat social stable et la présence de personnel qualifié restent les principaux atouts de la Flandre. La Wallonie, appréciée pour ses nombreux espaces disponibles, progresse de 10 % à 12 %. Ses lacunes en matière de connaissances linguistiques demeurent un obstacle.

L’attractivité des trois régions se traduit également dans les chiffres d’investissement réels. Avec 169 projets, la Flandre s’adjuge plus de la moitié des investissements en Belgique. Ces projets ont permis la création de 5.366 emplois. Bruxelles enregistre une avancée spectaculaire, avec quelque 61 investissements, générateurs de 107 emplois. Avec 48 projets et 1.890 emplois nouveaux, la Wallonie fait elle aussi mieux que les autres années et a eu une croissance spectaculaire en termes d’emploi, dépassant les autres régions quand on analyse le taux d’emploi par projet d’investissement. Cette croissance est due entre autres aux investissements chinois en Wallonie.

La mobilité et le régime fiscal déterminent l’agenda des investissements

Bien que 2018 ait été une nouvelle année record pour les investissements étrangers directs dans notre pays, les investisseurs étrangers pensent que l’avenir est moins rose. Il ressort en effet de la partie de l’étude qui sonde les projets d’investissement futurs que la perception générale de la Belgique comme destination propice aux investissements a baissé. À peine 10 % des répondants indiquent qu’ils ont l’intention d’investir en Belgique dans les années à venir. L’an passé, ils étaient encore 15 %. Ce recul indique que certains points sensibles, comme la mobilité et, dans une moindre mesure, l’impôt des sociétés, doivent absolument être remis à l’ordre du jour politique. « Le constat selon lequel les investisseurs établis sont moins optimistes et le fait qu’un très faible pourcentage d’entre eux planifient un nouveau projet signifie qu’il reste pas mal de choses à faire, surtout sur le plan des impôts, de la mobilité et de la formation, pour rendre notre pays plus attractif », confirme Leo Sleuwaegen, Professor International Business Strategy à la KU Leuven.

La vaste majorité des entreprises étrangères établies dans notre pays (64 %) sont d’avis que les embouteillages et l’infrastructure routière ont une influence négative sur leur politique d’investissement. Pour Marie-Laure Moreau, partner chez EY Belgique, la mobilité doit rester une priorité dans l’agenda politique : « Une bonne mobilité et une bonne infrastructure de transport sont des atouts pour un pays. Les investissements dans l’infrastructure peuvent avoir un effet accélérateur sur l’attractivité de la Belgique. »

À présent que l’impôt des sociétés a été réformé et abaissé dans notre pays, son impact sur d’éventuels investissements est passé à l’arrière-plan. Il reste toutefois important de le garder à l’œil. « C’est à présent une priorité secondaire, mais pour rester concurrentiels, nous devons continuer à baisser les impôts. Le reste de l’Europe le fait d’ailleurs également », conclut Marie-Laure Moreau.

Innovation, innovation et encore innovation

Outre la mobilité et la pression fiscale, l’investissement dans l’innovation est lui aussi prioritaire. Si la Belgique veut rester attractive pour les investisseurs étrangers dans les années à venir, elle devra investir substantiellement dans l’innovation et le soutien aux nouvelles technologies. 34 % des répondants pensent que cela doit donc être la première priorité de la Belgique si le pays veut maintenir sa position concurrentielle dans l’économie mondiale. Plus d’un tiers des répondants sont par ailleurs d’avis qu’en matière de compétences numériques, notre pays a surtout besoin d’intelligence artificielle et de robotique.

Découvrez le Baromètre de l’Attractivité belge: www.ey.com/be/attractiveness