3 minutes de lecture 20 mars 2017
Un homme qui fait de la planche à roulettes

L’analytique avancée : un puissant catalyseur décisionnel

Par

EY Canada

Organisation de services professionnels multidisciplinaires

3 minutes de lecture 20 mars 2017

Les données et l’analytique avancée sont de plus en plus importantes pour les organisations du monde entier, et tout particulièrement pour les entreprises canadiennes. Dans tous les secteurs – de celui des services financiers à celui des télécommunications, en passant par le secteur public – les organisations investissent dans leurs ressources humaines et autres afin de mieux intégrer l’analytique avancée à leurs processus décisionnels.

Selon une étude réalisée en 2017 par Forbes Insights et EY, à cet égard, bon nombre d’organisations canadiennes ont une longueur d’avance sur leurs pairs d’ailleurs dans le monde. Cette étude repose sur un sondage qui a été réalisé auprès de 1 518 dirigeants de grandes organisations du monde entier, dont 110 dirigeants canadiens. Il en est ressorti que les grandes organisations accordent désormais une plus grande importance stratégique à l’analytique avancée et qu’elles investissent dans leurs ressources humaines et autres pour mieux intégrer celle-ci dans leur processus décisionnel.

Pour en apprendre davantage sur le degré de maturité des entreprises canadiennes sur le plan de l’analytique, prenez connaissance des travaux de recherche et de la méthode sur lesquels repose le rapport découlant de cette étude (en anglais seulement).

À certains égards, les entreprises canadiennes ont une longueur d’avance sur leurs pairs d’ailleurs dans le monde pour ce qui est de l’adoption de l’analytique avancée. De fait, 97 % des dirigeants canadiens ayant participé à l’étude affirment que leur entreprise s’est dotée d’une stratégie en la matière, sous une forme ou une autre. Parmi eux, 22 % soutiennent que leur entreprise a adopté une stratégie analytique à l’égard de ses fonctions ou de ses gammes de services; 22 %, que leur entreprise dispose d’une telle stratégie, mais qu’elle n’est pas complètement harmonisée à l’échelle organisationnelle; 32 %, que la stratégie analytique établie par leur entreprise commence à être considérée comme une priorité stratégique clé; et 17 %, que la stratégie analytique organisationnelle est bien établie et qu’elle se trouve au cœur de la stratégie globale de leur entreprise.

À la question de savoir comment les données et l’analytique influent sur leur stratégie organisationnelle et sur la capacité de leur entreprise de se démarquer, 32 % des dirigeants sondés ont répondu qu’elles leur avaient permis de changer certains aspects de cette stratégie, tandis qu’ils sont également 32 % à affirmer que leur organisation est en voie de changer de stratégie. Par ailleurs, 14 % soutiennent que leur entreprise a déjà procédé à une refonte complète de sa stratégie organisationnelle et de sa stratégie à l’égard de la concurrence, en s’appuyant sur des données et sur l’analytique.

Malgré toute l’attention que les entreprises canadiennes portent à l’analytique avancée, elles ont encore énormément de progrès à faire pour être en mesure d’en dégager toute la valeur qui s’y rattache. Selon 37 % des dirigeants d’entreprise canadiens sondés, la conception de programmes, de projets et d’initiatives d’analytique avancée représente le plus grand défi que leur entreprise doit relever pour en arriver à générer davantage de valeur à partir de données, en s’appuyant sur l’analytique.

En outre, les organisations canadiennes sont moins susceptibles que leurs pairs d’ailleurs dans le monde de disposer d’une stratégie d’analytique avancée considérée comme étant une priorité stratégique clé. À vrai dire, seulement 17 % des dirigeants d’entreprise canadiens affirment que la stratégie analytique de leur entreprise est bien établie et qu’elle se trouve au cœur même de leur stratégie organisationnelle globale. Un processus de prise de décisions organisationnelles/culturelles reposant davantage sur l’intuition que sur des données, des contraintes réglementaires, l’absence d’engagement organisationnel, notamment en matière budgétaire, et un manque de collaboration / d’efforts d’harmonisation entre les membres du comité de direction comptent parmi les principaux défis associés à l’élaboration ou au perfectionnement d’une stratégie d’entreprise prenant en compte les données et l’analytique.

Selon l’étude, les dirigeants d’entreprise canadiens font également moins bonne figure que leurs pairs d’ailleurs dans le monde quant à la capacité d’appliquer l’analytique dès les premières étapes du processus de développement d’entreprise, et ils ont du mal à évaluer les résultats de tels programmes d’analytique avancée. Même lorsqu’ils ont accès aux données requises, la haute direction des entreprises canadiennes ne tire pas toujours parti des données et de l’analytique dans le cadre du processus de prise de décisions à l’égard de la conception et de l’exécution de stratégies. C’est pourquoi les entreprises canadiennes accusent un retard par rapport aux entreprises d’ailleurs dans le monde, ce qui mine leur capacité de soutenir la concurrence à l’échelle mondiale.

Les organisations canadiennes devront en faire plus pour profiter de leurs avantages en collaborant de façon à remédier à cette situation et à surmonter d’autres lacunes en matière de compétitivité. Ce faisant, elles seront plus nombreuses à grossir les rangs des chefs de file mondiaux et à tirer pleinement parti des avantages stratégiques associés aux initiatives commerciales reposant sur des données.

Résumé

Les données et l’analytique avancée gagnent en importance sur le plan stratégique pour les entreprises du Canada. Quel que soit leur secteur d’activité, les grandes entreprises accordent désormais une plus grande importance stratégique à l’analytique avancée et investissent dans leurs ressources humaines et autres pour mieux intégrer celle-ci dans leur processus décisionnel.

À propos de cet article

Par

EY Canada

Organisation de services professionnels multidisciplinaires