Votre stratégie de croissance et de F&A dépend-elle du numérique?

Par

Doug Jenkinson

Services consultatifs transactionnels, EY Canada

Vaste expérience en fusions et acquisitions et en désinvestissements dans divers secteurs à l’échelle internationale. Spécialisé des secteurs de l’extraction et des investissements étrangers sur les marchés émergents.

2 minutes de lecture 16 déc. 2019

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Le Canada pourrait éviter la récession, mais les cadres font preuve de prudence à l’égard des fusions et acquisitions.

Dans le cadre de la 21e édition du Baromètre mondial de la confiance des entreprises d’EY, les cadres canadiens affichent une confiance jamais vue dans l’histoire du sondage à l’égard des perspectives économiques. En effet, 100 % des répondants s’attendent à une amélioration de l’économie canadienne, et 99 %, à une amélioration de l’économie mondiale, au cours des 12 prochains mois. Autre preuve de cet optimisme, moins de 20 % des cadres prévoient un ralentissement économique d’ici la fin de 2021.

Les cadres canadiens se montrent aussi optimistes sur le plan microéconomique. Appelés à commenter leurs propres activités, 88 % des répondants canadiens disent s’attendre à une croissance des revenus, et 91 %, à une croissance du bénéfice net, au cours des 12 prochains mois. Néanmoins, les répondants associent le principal obstacle à leurs projets de croissance à des problèmes internes, comme l’inertie interne ou la rareté de la main-d’œuvre.

Malgré l’optimisme économique, les répondants canadiens se montrent prudents pour ce qui est des intentions de procéder à des transactions – le principal indicateur du Baromètre. Pour la première fois depuis 2014, le nombre de répondants qui prévoient rechercher activement des occasions de fusions et acquisitions («F&A») a chuté sous la barre des 45 % (35 %). Ce résultat est largement marqué par le manque d’intérêt pour les F&A dans le secteur des mines et métaux où seulement 22 % des répondants sont à la recherche active d’occasions pour procéder à des transactions.

L’optimisme se fait aussi sentir dans de nombreux indicateurs transactionnels. Par exemple, seulement 19 % des répondants s’attendent à un ralentissement du marché des F&A, ce qui n’empêche pas les cadres interrogés d’hésiter à eux-mêmes réaliser des transactions. Cette situation tient peut-être au climat d’incertitude, 55 % des cadres pointant les facteurs géopolitiques, tels les différends commerciaux, les nouvelles politiques liées aux changements climatiques et l’incertitude réglementaire, comme le risque externe le plus important pour leur entreprise. Élément positif pour le marché canadien des F&A, le Canada figure de nouveau parmi les cinq principales destinations en matière d’investissement à l’échelle mondiale, après avoir glissé hors de peloton de choix lors de l’édition précédente de notre sondage.

La plus grande menace extérieure

55%

des répondants pointent les facteurs géopolitiques, tels les différends commerciaux, les nouvelles politiques liées aux changements climatiques et l’incertitude réglementaire, comme le risque externe le plus important pour leur entreprise.

Enfin, les pressions politiques et sociales pour que les entreprises fassent preuve de responsabilité sociale n’ont jamais été aussi fortes. Bon nombre d’entreprises sont conscientes du lien entre mission sociale et valeur économique, et mettent en œuvre des stratégies afin de mesurer et de communiquer la valeur qu’elles offrent à leurs employés, leur clientèle et leurs collectivités. Plus de 90 % des répondants canadiens ont établi un système d’évaluation et de communication de la valeur sociale ou prévoient de mettre en place un tel système au cours des 12 prochains mois. Nous constatons que la mission sociale commence à s’intégrer à la stratégie transactionnelle des répondants, alors que l’évaluation des risques liés à l’image sociale joue un rôle de plus en plus important dans le cadre du processus de contrôle préalable.

Résumé

Le Baromètre mondial de la confiance des entreprise (pdf) présente une évaluation de la confiance des entreprises dans les perspectives économiques et révèle les tendances et pratiques des conseils d’administration dans la gestion de l’Enjeu Capital de leur entreprise, qui est le programme d’EY favorisant la gestion stratégique du capital. 

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Doug Jenkinson

Services consultatifs transactionnels, EY Canada

Vaste expérience en fusions et acquisitions et en désinvestissements dans divers secteurs à l’échelle internationale. Spécialisé des secteurs de l’extraction et des investissements étrangers sur les marchés émergents.