5 minutes de lecture 13 juin 2019
Femme au téléphone debout à côté d’une voiture

Comment le niveau de confiance qu’inspirent les technologies se traduit par une hausse des exigences dans le secteur de l’audit

Les technologies fondées sur les données ont la capacité non seulement de révolutionner la profession, mais également de permettre l’obtention d’un meilleur éclairage et de meilleures analyses dans le cadre de l’audit.

Tandis que les innovations technologiques continuent d’ouvrir les esprits, de repousser les frontières et d’ouvrir la voie à de nouvelles façons de travailler, dans le monde entier, le rythme de transformation des divers secteurs d’activité s’accélère plus que jamais. Des concepts qui étaient inimaginables ou qui semblaient relever de la science-fiction il y a dix ans à peine font désormais partie de notre nouvelle réalité. Or, les données se trouvent au cœur même d’un bon nombre de ces concepts. Et bien que les avantages susceptibles de découler d’une telle révolution technologique soient énormes, la question de savoir comment ces données sont utilisées, analysées et stockées revêt une importance de plus en plus grande.

Dans le secteur de l’audit, les technologies fondées sur les données ont non seulement la capacité de révolutionner la profession – en ce qui a trait aussi bien à l’accès à l’information qu’à la rationalisation des flux de travail – mais également de permettre l’obtention d’un meilleur éclairage et de meilleures analyses dans le cadre de l’audit. Ainsi, les professionnels de l’audit sont plus à même de réaliser des audits de grande qualité, contribuant ainsi à renforcer la confiance sur les marchés financiers.

Grâce à l’automatisation, les auditeurs n’ont plus à effectuer des travaux fastidieux demandant plus de temps et reposant grandement sur des processus manuels, de sorte qu’ils peuvent désormais se concentrer sur les aspects de l’audit qui importent le plus, à savoir identifier les risques potentiels et y répondre. Ayant à leur disposition d’aussi grands volumes de données ainsi que les outils d’analyse et de visualisation de données les plus récents, ils sont en mesure d’identifier ces risques et de prendre les mesures qui s’imposent. 

Les mégabases de données peuvent collecter, conserver et traiter des téraoctets de données, permettant ainsi d’accroître considérablement le volume de contenu accessible. Pour donner une idée du volume de données, il suffit de mentionner que l’outil mondial d’analyse de données d’audit EY Helix a analysé plus de 250 milliards de lignes d’écritures de journal au cours des douze derniers mois seulement.

Des outils tels qu’EY Helix peuvent examiner ligne par ligne des stratégie et transactions individuelles et les analyser dans un contexte global, favorisant ainsi une compréhension plus approfondie. Fortes d’un tel éclairage, les équipes d’EY peuvent déceler les tendances et les profils d’activité qu’une méthode de sondage statistique n’aurait pas pu leur permettre d’observer et se concentrer plus facilement sur les aspects qui présentent le plus de risque et d’intérêt.

Les avantages découlant de l’utilisation de systèmes automatisés sont indéniables. Toutefois, pour que l’automatisation en vienne à être entièrement intégrée à l’environnement d’audit, il reste encore à surmonter divers défis. Presque toutes les organisations s’engagent dans une démarche semblable, s’employant à rationaliser un énorme volume de données structurées ou non, tandis qu’elles cherchent à améliorer leurs capacités analytiques ainsi qu’à accroître la transparence et la rapidité d’exécution de leur processus financier.

La confiance dans la sécurité et l’intégrité des données, peu importe le contexte dans lequel elles sont partagées, est le facteur clé dont dépend l’adoption généralisée des capacités analytiques. Lorsque les entreprises transmettent les informations détaillées nécessaires à un audit efficace, elles doivent avoir l’assurance absolue que celles-ci sont sécurisées en tout temps. Les auditeurs doivent fournir la preuve qu’ils savent répondre à ces préoccupations bien réelles de leurs clients : ceux qui acceptent de relever ce défi doivent démontrer que leurs systèmes de sécurité évolués sont à l’épreuve des actes de piraterie et des intrusions informatiques. À mesure qu’ils investissent dans les nouvelles technologies et qu’ils se modernisent au même rythme que leurs clients, ils doivent s’assurer que l’obtention et le maintien de la confiance de ceux-ci constituent toujours leur principale priorité.

Il est clair que l’avenir de la profession repose sur les technologies et que ces défis seront surmontés avec le temps. À l’instar d’autres secteurs, celui de l’audit est en cours de modernisation. Appelées à jouer un rôle déterminant à cet égard, les nouvelles technologies sont destinées à inspirer de plus en plus confiance.

Il importe toutefois de souligner que, malgré les immenses capacités des nouvelles technologies, le secteur de l’audit n’est pas en voie d’être dominé par des machines. Le jugement, l’expérience et les connaissances sectorielles d’un auditeur restent essentiels, et c’est grâce à la compréhension profonde que celui-ci a du processus d’audit que ces technologies peuvent être intégrées de façon transparente aux secteurs de l’audit où elles sont le plus susceptibles de générer des retombées positives. Au lieu de le remplacer, l’automatisation confère davantage d’importance au rôle d’auditeur, car elle permet aux professionnels de l’audit de disposer d’informations plus fiables et plus détaillées à l’égard desquelles ils peuvent exercer leur esprit critique, d’ajouter de la valeur et de réaliser des audits de plus grande qualité.

De nos jours, dans l’exercice de la profession d’auditeur, il est essentiel de parvenir à un bon équilibre entre l’utilisation des données et des technologies, d’une part, et le recours à la perspicacité humaine, d’autre part. Lorsqu’un tel équilibre est atteint, l’efficacité des technologies s’ajoute aux compétences et à l’expérience des professionnels de l’audit, et l’ensemble des parties prenantes peuvent ainsi bénéficier d’un audit plus éclairé et plus utile. C’est dans un tel contexte que les avantages considérables associés aux technologies modernes sont les plus évidents.

 

Le présent article est déjà paru dans sa version originale anglaise dans la publication Accounting Today.

Résumé

Le jugement, l’expérience et les connaissances sectorielles d’un auditeur restent essentiels, et c’est grâce à sa compréhension profonde du processus d’audit que ces technologies peuvent être intégrées de façon transparente aux secteurs de l’audit où elles sont le plus susceptibles de générer des retombées positives.