2 minutes de lecture 21 mars 2019
Un adolescent saute par-dessus une barrière routière en béton

Davantage d'entreprises canadiennes prennent des décisions stratégiques liées au désinvestissement

Par

Doug Jenkinson

Services consultatifs transactionnels, EY Canada

Vaste expérience en fusions et acquisitions et en désinvestissements dans divers secteurs à l’échelle internationale. Spécialisé des secteurs de l’extraction et des investissements étrangers sur les marchés émergents.

2 minutes de lecture 21 mars 2019

Les administrateurs visent des stratégie et transactions de plus grande envergure et moins de désinvestissements « opportunistes » pour les entreprises canadiennes.

L’incertitude macroéconomique, l’instabilité géopolitique et les changements technologiques créent des perturbations sans précédent dans le milieu des affaires. Cette dynamique, jumelée à un contexte de faible croissance, à une pression accrue des actionnaires et à l’évolution des préférences des consommateurs, entraîne une question essentielle : comment mieux affecter les capitaux pour dégager un avantage concurrentiel? Près de la moitié des entreprises canadiennes (49 %) prévoient procéder à un désinvestissement au cours des 12 prochains mois.

L’étude mondiale sur les désinvestissements d’entreprise de 2019 porte sur la façon dont les entreprises devraient aborder leur stratégie de portefeuille, améliorer l’exécution d’un désinvestissement et recourir aux désinvestissements pour pérenniser leurs activités restantes en cette période d’instabilité.

Un plus grand nombre d’entreprises canadiennes prennent des décisions stratégiques en matière de désinvestissement

L’approche disciplinée des entreprises canadiennes à l’égard des désinvestissements, qui est apparue en 2016 à la suite de leur revue de portefeuille planifiée, continue d’entraîner une diminution du nombre de stratégie et transactions découlant de la volonté de saisir une occasion. Une approche plus stratégique quant aux décisions relatives à l’affectation des capitaux demeure une priorité.

44 % des entreprises canadiennes vendant des actifs décrivent leur plus récent désinvestissement comme découlant de la volonté de saisir une occasion, ce qui représente une baisse par rapport aux 68 % de 2018; et seulement 3 % des entreprises affirment qu’une offre d’achat non sollicitée a été le facteur le plus important dans leur dernier désinvestissement, pourcentage en baisse par rapport aux 19 % de l’an dernier.

Des stratégie et transactions de plus grande envergure au sommet des priorités des conseils d’administration

Il y a à peine un an, aucune entreprise canadienne ne déclarait de désinvestissements supérieurs à 250 M$, et seules 19 % des entreprises rapportaient des désinvestissements dépassant 100 M$. Ce virage radical vers des désinvestissements plus importants indique que les entreprises canadiennes commencent à remettre audacieusement en question ce qu’elles considèrent comme « essentiel » à leurs activités.

Virage vers des désinvestissements plus importants

46 %

des récents désinvestissements d’entreprises canadiennes excédaient 250 M$, comparativement à 20 % à l’échelle mondiale, et 10 % des désinvestissements déclarés dépassaient 500 M$.

La participation des sociétés de capital-investissement maximise la valeur

Les entreprises canadiennes peuvent tirer parti des sociétés de capital-investissement s'intéressant aux morcellements d'une certaine importance. De nouvelles données viennent contrecarrer l'illusion que les sociétés de capital-investissement achètent les entreprises moins cher que les entreprises acquéreuses. Les sociétés de capital-investissement mettent davantage l'accent sur la valeur, l'intensification de la concurrence, de solides multiples et une clôture plus rapide du processus de vente.

33 % des entreprises canadiennes estiment que d'inclure les sociétés de capital-investissement dans leurs processus de désinvestissement a eu pour effet d'augmenter le prix d'achat. 44 % des entreprises ont également indiqué que la participation des sociétés de capital-investissement avait permis de diminuer le délai de clôture de la transaction.

La course à la conversion au numérique s'intensifie

Les entreprises canadiennes examinent comment les désinvestissements peuvent faciliter leurs projets de conversion au numérique et prendre en compte les nouveaux modèles d'affaires qui émergent de la convergence sectorielle.

26 % des entreprises canadiennes indiquent que la nécessité de financer des investissements dans de nouvelles technologies était le facteur le plus important à l'origine de leur plus récent désinvestissement majeur, alors que 15 % des entreprises ont plutôt désigné la convergence sectorielle.

Facteurs de désinvestissement

26 %

des entreprises canadiennes indiquent que la nécessité de financer des investissements dans de nouvelles technologies était le facteur le plus important à l'origine de leur plus récent désinvestissement majeur, alors que 15 % des entreprises ont plutôt désigné la convergence sectorielle.

Résumé

L’étude mondiale sur les désinvestissements d’entreprise de 2019 porte sur la façon dont les entreprises devraient aborder leur stratégie de portefeuille, améliorer l’exécution d’un désinvestissement et recourir aux désinvestissements pour pérenniser leurs activités restantes en cette période d’instabilité.

À propos de cet article

Par

Doug Jenkinson

Services consultatifs transactionnels, EY Canada

Vaste expérience en fusions et acquisitions et en désinvestissements dans divers secteurs à l’échelle internationale. Spécialisé des secteurs de l’extraction et des investissements étrangers sur les marchés émergents.