Étude DNA of the CFO : L’avenir de la finance repose-t-il sur la technologie ou sur les gens?

Par

Linda Williams

Associée directrice, Services consultatifs, EY Canada

Diriger une équipe ayant des compétences de pointe et innovatrices afin d’offrir des propositions de valeur riches aux clients et des occasions hors du commun à nos gens.

4 minutes de lecture 16 nov. 2016

Le rôle des gens ne diminuera pas, mais il changera avec la nouvelle technologie.

Dans l’avenir, la technologie et la diversité des gens transformeront la fonction finance. L’innovation technologique créera des occasions d’accroître l’efficience et permettra une analyse plus approfondie qui facilitera la prise de décisions tout en automatisant de nombreuses tâches à faible valeur ajoutée. En même temps, les compétences requises pour tirer le maximum de la technologie deviendront de plus en plus importantes, et la concurrence pour ces précieux talents posera de nouveaux défis aux chefs des finances soucieux de s’entourer des bonnes personnes. Pour mettre en place une fonction finance où la technologie et les gens seront au diapason quant aux tâches à accomplir pour la réalisation des objectifs de l’organisation, les chefs des finances devront apporter d’importants changements sur ces deux fronts.

Les chefs des finances canadiens doivent faire preuve de prudence dans la façon d’améliorer la fonction

Dans le deuxième chapitre du rapport DNA of the CFO : « L’avenir de la finance repose-t-il sur la technologie ou sur les gens? », les résultats du sondage indiquent que le processus de transformation de la fonction finance en est encore à ses débuts au Canada, tandis qu’il est à l’étape finale dans les sociétés mondiales.

Les chefs des finances canadiens sont de plus en plus préoccupés par la mise en place d’assises technologiques solides après des décennies d’investissements peu rentables. Afin de générer des gains d’efficacité et de les optimiser, leur objectif est d’éliminer les processus manuels, la manipulation de feuilles de calcul et la production onéreuse de rapports. Dans notre sondage, nous continuons de voir la centralisation comme un moyen de simplification, en continuant de préférer les services partagés locaux à la délocalisation à l’étranger.

Importance perçue de l’impartition dans la transformation de la fonction finance

Vingt-deux pour cent des chefs des finances canadiens affirment que la délocalisation, les services partagés et l’impartition sont leurs grandes priorités pour améliorer les processus et réduire les coûts, et de ce fait générer des gains d’efficacité pour la fonction finance de leur organisation, ce qui est beaucoup plus que la moyenne mondiale de 12 %.

Les technologies habilitantes pourraient-elles faciliter, voire accélérer, la centralisation des activités? Nous pensons que la mise en œuvre et l’utilisation de nouvelles technologies pourraient atténuer les avantages sur le plan des coûts de la délocalisation des emplois et réduire les activités d’arrière-guichet touchant les finances, tout en simplifiant la structure de l’organisation, permettant ainsi de gérer les risques à l’exploitation et à la réputation.

Adopter de nouvelles technologies et jouer un rôle central à l’égard de la performance grâce à l’analytique

Pour les chefs des finances au Canada et dans d’autres pays, il est fondamental de mettre la priorité sur l’adoption de nouvelles technologies comme l’utilisation accrue de l’analytique pour rendre plus agile l’établissement du budget et des prévisions, rendant plus opportune la prise de décisions, et pour aider les unités fonctionnelles à mieux comprendre les inducteurs de valeurs et les coûts.

Par une marge de 11 %, les chefs des finances canadiens accordent plus d’importance aux technologies de la nouvelle vague, comme l’analytique en temps réel, le traitement informatique en mémoire, l’automatisation des processus par la robotique, l’intelligence artificielle et la chaîne de blocs que leurs homologues mondiaux, qui semblent s’intéresser davantage à la transformation de processus. En investissant judicieusement dans les technologies et en accélérant l’automatisation et l’analytique, les chefs des finances canadiens sont maintenant en bonne position pour accélérer leur programme de transformation.

Parallèlement à cet élan technologique, les chefs des finances, déjà considérés comme les gardiens de confiance de l’information financière, doivent se positionner et repenser le rôle de la fonction finance en tant que centre de référence de données pour l’entreprise afin de renforcer leur rôle de partenaire d’affaires stratégique. Des partenariats clés avec la direction des unités fonctionnelles et les groupes chargés de la stratégie, des ressources humaines, de la technologie, de la chaîne d’approvisionnement et des risques seront cruciaux pour que les chefs des finances puissent élaborer le cadre de gestion du rendement approprié pour leur organisation

Des compétences élargies pour la fonction finance

Les chefs des finances canadiens semblent sous-estimer les changements qui se profilent à l’horizon pour les professionnels de la fonction finance, voire pour l’ensemble de l’effectif. Même si le sondage d’EY révèle que les répondants sont d’avis que la main-d’œuvre a besoin de nouvelles compétences, les résultats montrent un engagement étonnamment faible.

Seulement 6 % des chefs des finances canadiens, comparativement à 17 % pour leurs homologues mondiaux, choisissent en priorité de faire des changements importants pour ajouter aux compétences en finances des qualifications liées à l’analytique, aux communications, au rôle d’influenceur et aux cyberrisques.

Il est évident qu’au fur et à mesure que la fonction finance s’automatisera, la main-d’œuvre en place exécutera davantage d’activités faisant appel au jugement et à l’esprit d’analyse. De plus, la fonction finance n’est pas à l’abri de changements dans la composition de la main-d’œuvre, à mesure que s’accroît la diversité de la population selon le genre, l’âge, le groupe ethnique, l’éducation et les compétences. En réalité, la fonction finance doit s’ouvrir à cette diversité et en tirer le maximum de bénéfices.

Se positionner comme un partenaire stratégique

Enfin, les résultats montrent que les chefs des finances canadiens sont moins optimistes que leurs homologues mondiaux à l’idée de se positionner comme des partenaires auprès de leur entreprise. Ce sentiment tient en grande partie au fait que les chefs des finances canadiens ont un peu de rattrapage à faire sur les plans de la technologie et de l’analytique.

En démontrant un leadership clair en gestion du rendement et en ayant un accès plus centralisé à des données de qualité, nous sommes convaincus que les idées et la valeur viendront naturellement pour faire de la fonction finance un véritable partenaire stratégique.

La partie n’est pas encore gagnée, mais l’avenir s’annonce riche de possibilités, car la technologie, l’analytique et l’automatisation ouvrent la voie à des carrières enrichissantes pour des professionnels de la finance. Pour réussir, les chefs des finances et leurs équipes devront soutenir la prise de décisions, mesurer et encadrer le rendement, utiliser la technologie pour innover et saisir les occasions qu’une main-d’œuvre diversifiée a à offrir.

Résumé

À mesure que de nouvelles vagues technologiques toucheront le service des finances, le rôle des gens des finances changera. Ce rapport analyse les cinq technologies qui changeront la fonction finance, et propose aux chefs des finances une réflexion sur la façon de se préparer. Pour en savoir plus, téléchargez la partie 2 (pdf) de notre rapport en trois parties intitulé DNA of the CFO.

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Linda Williams

Associée directrice, Services consultatifs, EY Canada

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