Communiqué de presse

15 janv. 2020 Zurich, CH

Marché immobilier suisse: un intérêt non démenti en fin de cycle

ZURICH, 15 JANVIER 2020. L’intérêt du marché de l’immobilier suisse a encore légèrement augmenté en faveur des investisseurs. 96 pour cent le jugent en effet attractif à très attractif.

  • Le marché immobilier reste le favori de nombreux investisseurs malgré des prix élevés – le commerce de détail demeure préoccupant
  • La numérisation permet des gains de productivité dès aujourd’hui
  • Le contexte actuel des taux d’intérêt bas est accepté – mais représente un défi d’envergure pour les petits et moyens investisseurs

L’intérêt du marché de l’immobilier suisse a encore légèrement augmenté en faveur des investisseurs. 96 pour cent le jugent en effet attractif à très attractif. La part d’investisseurs qui estiment la place suisse très attractive a augmenté de trois pour cent par rapport à l’année dernière, pour arriver à 32 pour cent. Le cycle actuel du marché est déjà en hausse: 83 pour cent prévoient pour 2020 une évolution latérale des volumes des transactions.

Tels sont les résultats du baromètre des tendances du marché de l’investissement immobilier 2020 d’EY en Suisse. 100 investisseurs suisses de l’immobilier ont été interrogés pour l’évaluation de l’année immobilière 2020.

«La demande d’immobilier demeure forte», déclare le co-auteur de l’étude, Claudio Rudolf, Partner et Head Transaction Real Estate d’EY en Suisse. «Le marché immobilier suisse 2020 est surtout toujours marqué par les taux d’intérêt bas, désormais acceptés par tous les acteurs du marché.»

Le marché de l’immobilier recèle ainsi de nombreux défis à relever: 95 pour cent des personnes interrogées pensent que le développement de projets devra désormais répondre aux exigences plus élevées d’une infrastructure intelligente, c’est-à-dire connectée. Parallèlement, 87 pour cent des investisseurs en immobilier estiment que les processus de développement de projets coopératifs gagneront de plus en plus en importance. Par ailleurs, plus de la moitié des personnes interrogées estiment que l’instabilité politique et sociale représente un danger; en revanche, seule une personne sur quatre pense qu’une récession économique aurait des répercussions sur le marché de l’immobilier – malgré les discussions actuelles sur les tendances à une récession mondiale. 90 pour cent des personnes interrogées estiment néanmoins que les exigences des établissements de crédit vont augmenter pour les demandeurs de crédit.

L’urbanisation offre des avantages au marché de l’immobilier

Le mode d’utilisation préféré des investisseurs suisses est, comme l’année dernière, l’habitation. En ce domaine, 60 pour cent des personnes interrogées s’attendent à des prix en augmentation dans les zones 1-a et 1-b. 46 pour cent des participants à l’étude préfèrent donc investir dans le secteur de l’habitat. «Les biens résidentiels sont toujours le segment préféré pour les investissements immobiliers en 2020 également», déclare Daniel Zaugg, Partner et  Sector Leader Real Estate, Hospitality & Construction pour EY en Suisse et co-auteur de l’étude. «En ce domaine, la tendance à l’urbanisation se fait sentir. Avec les installations constantes dans les villes, il n’y a pas d’augmentation adéquate de l’offre  et les prix augmentent.» Selon les estimations des investisseurs, d’autres types d’utilisation gagnent nettement en importance dans les marchés niche, en augmentation par rapport aux années précédentes: les utilisations multiples, le co-living ou co-working. Un investisseur sur quatre préfère donc investir dans ce type d’utilisation. Les investisseurs voient également un potentiel dans l’immobilier logistique: la moitié des personnes interrogées s’attendent à des prix en augmentation en ce domaine, ainsi que dans les zones 1-a et 1-b.

Le commerce de détail continue à chuter

Le commerce de détail poursuit sa baisse de popularité. Un pour cent seulement des personnes interrogées déclare préférer investir en ce domaine en 2020. 45 pour cent prévoient même des baisses de prix dans les zones 1-a. «Le segment du commerce de détail est inquiétant. Malgré des approches prometteuses, en lien avec les technologies numériques par exemple, les idées manquent largement pour utiliser ces surfaces de manière rentable par rapport au niveau de prix actuel», explique Claudio Rudolf. En revanche, le segment le plus important du marché de l’investissement – les bureaux – reste stable. En ce domaine, 23 pour cent des personnes interrogées continuent à y effectuer la plus grande partie de leurs investissements. Et 43 pour cent et 49 pour cent respectivement des participants à l’étude prévoient des augmentations de prix dans les zones 1-a et 1-b en raison de la demande en augmentation pour les surfaces très bien situées. Seules les zones c afficheront des baisses de prix plus nombreuses.

L’aménagement ultérieur des bâtiments existants est le plus grand défi numérique

Si la mutation démographique exerce une forte influence sur le marché immobilier pour 90 pour cent des investisseurs, la numérisation est elle aussi un facteur clé: 82 pour cent estiment qu’elle est importante. Le plus grand défi consiste à réaliser l’aménagement ultérieur des bâtiments existants. Par nature, les bâtiments intelligents sont en effet plus faciles à réaliser dans le cadre de nouvelles constructions. 97 pour cent des participants à l’étude le confirment. Par ailleurs, pour 94 pour cent des personnes interrogées, un travail de fond est à faire, notamment en ce qui concerne les normes et les structures des données dans toutes les entreprises. En général, le secteur fait preuve de confiance à ce sujet. 83 pour cent des participants à l’étude pensent que la numérisation apportera un gain en termes d’efficacité. «La numérisation est arrivée dans les entreprises, ce qui rend les opportunités plus concrètes – notamment grâce aux gains d’efficacité», explique Claudio Rudolf. Les autres thèmes importants pour le marché de l’immobilier sont le changement climatique (67%), l’instabilité politique (58%) et l’évolution monétaire (52%).

La fin de cycle incite à apurer le portefeuille

Au niveau des volumes de transaction, les investisseurs du marché de l’immobilier suisse ne s’attendent à aucune nouvelle augmentation; aussi, en matière de placement, 87 pour cent des investisseurs préfèrent-ils se concentrer sur des apurements de portefeuille, autrement dit la vente de placements non conformes à la stratégie et des achats sélectifs. Seule la moitié des participants à l’étude se limite à une approche majoritairement passive et attend une baisse du niveau de prix.

À cela s’ajoutent les investissements étrangers, qui représentent 67 pour cent. «Les investisseurs luttent activement face à l’environnement complexe de la fin de cycle et de la baisse durable des taux. C’est la seule manière d’obtenir des retours sur investissements dignes de ce nom dans cette phase difficile du marché», conclut Daniel Zaugg.

 

Informations au sujet de l’étude

Ce sont des investisseurs actifs sur le marché de l’immobilier suisse pendant ces dernières années qui ont été interrogés pour le baromètre des tendances du marché de l’investissement immobilier 2020 d’EY. L’étude est réalisée tous les ans depuis 2011. 97 investisseurs suisses ont participé à la dernière étude, réalisée en octobre 2019. Le baromètre est censé donner une estimation annuelle du marché de l’investissement immobilier suisse par les investisseurs professionnels de l’immobilier, ainsi qu’un aperçu de la stratégie que suivront les investisseurs dans l’année à venir en Suisse.

 

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