4 min de temps de lecture 12 déc. 2018

Rodolphe Bereby : De MINES ParisTech à la Fashion Tech

Par

Sylvie Kermoal

Alumni Program Manager, France

Sylvie anime le réseau Alumni en offrant à ses 8 500 membres des occasions d’élargir leurs opportunités et expériences futures tout en nourrissant les liens qu’ils ont tissés avec EY.

4 min de temps de lecture 12 déc. 2018
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« EY, c’est avant tout la rigueur, l’esprit critique, une organisation de travail, l’importance de la compliance et du service au client. »

Peux-tu nous résumer en quelques mots ton expérience chez EY et ce qu’elle t’a apporté ?

Je suis resté près de quatre ans chez EY. Pendant mes deux premières années en tant qu’assistant, j’ai travaillé principalement sur des missions de commissariat aux comptes et en audit. Lorsque je suis devenu senior, j’ai eu l’opportunité de travailler sur des missions de conseil, ce qui m’a permis de faire des missions plus diversifiées notamment sur des problématiques financières et de due diligence pour les clients. Ce que je retiens de mon expérience EY, c’est avant tout la rigueur, l’esprit critique, une organisation de travail, l’importance de la compliance et du service au client. Je le comprends mieux depuis que je suis de l’autre côté.

Pourquoi as-tu décidé de rejoindre EY alors que tu avais une formation MINES ParisTech ?

Je souhaitais déjà sortir du cursus ingénieur quand j’étais à l’école. J’avais envie de me diriger vers la finance pour mettre en application mes compétences techniques et idéalement travailler en Finance d’entreprise. Je souhaitais avoir cette double casquette de financier et de scientifique.

Peux-tu nous en dire plus sur Adore Me ?

Adore Me a été fondé en 2011. C’est un site de vente en ligne de lingerie féminine. Nos modèles sont dessinés par notre équipe à New York et nous les faisons fabriquer en Asie et en Amérique Centrale. Pour le moment notre clientèle est centralisée sur le marché nord-américain, mais nous avons étendu notre marché en Australie et à l’Europe cette année.

Nous avons ouvert notre première boutique au sud de New York il y a quatre mois, et nous ouvrons la deuxième ce mois-ci, dans le New Jersey. Nous projetons d’ouvrir entre 50 et 70 boutiques dans les trois ans à venir. Notre pari d’investir dans les boutiques physiques est un peu à contre-pied de la tendance américaine puisque les clients délaissent les boutiques pour acheter en ligne alors que nous faisons partie des quelques marques qui vendent directement aux clients, sans intermédiaire et sans distributeur (« Digital Native Vertical Brand »).

Cela nous permet notamment de vendre nos articles en boutique au même prix que sur internet. La franchise n’est pas d’actualité car je pense que l’image de l’entreprise deviendrait plus difficile à contrôler.

Comment vous différenciez-vous par rapport aux autres marques de lingerie ?

Nous nous sommes d’abord démarqués grâce à nos prix et à notre positionnement par rapport à un leader du marché américain. Nos produits s’adressent principalement aux millenials, (les 15-35 ans représentent 80% de notre clientèle) et nous couvrons un large éventail de tailles, contrairement à d’autres marques, ce qui nous a permis de nous faire une place sur le marché. Nous proposons également des modèles, comparables à celles des grandes marques en termes de qualité et de design pour un prix abordable.

En quoi consiste ton métier aujourd’hui ?

En tant que CFO, je gère l’équipe finance, comptable et contrôle de gestion ainsi que notre centre de logistique en Roumanie. Je suis impliqué également dans la stratégie produit et dans son cycle de vie. Je peux ainsi valider la sélection des produits que nous allons solder en fonction de leur coût et de leur historique de vente.

Peux-tu nous donner quelques chiffres sur Adore Me ?

Adore Me compte environ 200 employés, rompus au digital et répartis entre le design, le marketing et le web, la chaîne d’approvisionnement, les boutiques, la finance et le juridique.

Nous avons environ 50 employés qui travaillent à New York et 70 dans notre centre de services partagés en Roumanie. Nous venons également d’investir dans un entrepôt logistique automatisé et robotisé qui nous permet de faire des économies d’échelle par rapport à notre entrepôt précédent, et qui emploie 50 personnes à plein temps.

Nous sommes une Fashion Tech au sens propre du terme.

Comment vous positionnez-vous en termes de développement durable ?

Nous organisons chaque année des visites auprès de nos partenaires et dans nos usines pour vérifier les conditions de travail. Nous participons à des campagnes comme donner des produits à une ONG (« Free the Girls »), l’aide à la construction d’une école en Asie du Sud-Est, qui a été lancée par un de nos plus gros fournisseurs. Nous avons également adhéré à un programme de recyclage de nos déchets dans notre bureau à New York. Toutes ces actions rentrent plus dans le cadre du développement et de la responsabilité sociale de l’entreprise que dans celui du développement durable à proprement parler.

Quand es-tu satisfait ?

De nature, j’ai tendance à ne pas être assez souvent satisfait. Je cherche toujours à aller plus loin et à être autocritique. Le fait de vivre aux États-Unis m’a ouvert les yeux sur ce côté autosatisfaction. J’ai appris à donner le meilleur de moi-même et à me satisfaire des choses simples.

Ce qu'il faut retenir

Diplômé de Mines ParisTech, Rodolphe Bereby nous explique pourquoi il a choisi de rejoindre EY avant de s’orienter vers l’international en tant que directeur financier d’Adore Me, vente en ligne et en boutique de lingerie féminine.

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Sylvie Kermoal

Alumni Program Manager, France

Sylvie anime le réseau Alumni en offrant à ses 8 500 membres des occasions d’élargir leurs opportunités et expériences futures tout en nourrissant les liens qu’ils ont tissés avec EY.

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