2 min de temps de lecture 3 juin 2019
Entreprise et biodiversité : l’urgence d’agir

Entreprise et biodiversité : l’urgence d’agir

Par

Eric Mugnier

Associé, Sustainable Performance & Transformation, France

Passionné par l’innovation durable, énergique et engagé, investi dans la réussite de projets de transformation à impact. Émerveillé par la beauté de notre planète.

2 min de temps de lecture 3 juin 2019

La santé des écosystèmes sur lesquels reposent nos économies, nos moyens de subsistance et notre qualité de vie se dégrade plus que jamais.

Le rapport alarmant rendu public par l’IPBES, la plateforme intergouvernementale pour la biodiversité, homologue de l’IPCC pour le climat, a largement contribué à remettre la biodiversité sur le devant de la scène.

Entreprise et biodiversité : comment évaluer et se prémunir des différents risques associés à la dégradation de la biodiversité ?

La signature d’une Charte sur la biodiversité par 13 ministres chargés de l’environnement lors du dernier G7 Environnement à Metz est un premier pas des Etats vers la reconnaissance de l’urgence à agir. Le monde économique a, lui aussi, tout intérêt à s’investir dans la préservation de la biodiversité : la valeur des services rendus par la nature, ou services écosystémiques, est estimée entre 125 et 140 milliards de dollars par an selon un rapport de l’OCDE.

 Les entreprises sont pourtant démunies lorsqu’il s’agit d’appréhender leur dépendance et de se prémunir des multiples risques physiques, financiers ou encore réputationnels associés à la dégradation de la biodiversité. La mise en place d’outils qui évaluent, sur la durée, les dépendances et les impacts d’une entreprise sur son capital naturel pour mieux les piloter, dénommés comptes de résultats environnementaux ou « eP&L » (environmental Profit&Loss), sont une réponse émergente, mais elle requiert un travail de fond et de long terme. Du côté des investisseurs, une réponse pourrait résider dans un travail collectif autour d’une « task force » pour aider les entreprises à prendre conscience des risques financiers liés à la nature et y faire face, comme le préconise le WWF et une grande banque française dans une récente publication. Du côté des opportunités, on note que des fonds dédiés apparaissent, pour le moment dans l’univers non coté.

Le rapport de l’IPBES ne peut être qu’un point de départ pour accélérer l’émergence d’une gouvernance et d’instruments financiers à l’échelle des enjeux, qui font cruellement défaut aujourd’hui.

Ce qu'il faut retenir

Afin d’évaluer et se prémunir des différents risques associés à la dégradation de la biodiversité, plusieurs solutions sont possibles. Pour les entreprises, la mise en place de comptes de résultats environnementaux ou « eP&L » (environmental Profit&Loss), peut être une solution, mais elle requiert un travail de fond et de long terme. Pour les investisseurs, la solution pourrait résider dans un travail collectif autour d’une « task force » pour aider les entreprises à prendre conscience des risques financiers liés à la nature et y faire face.

A propos de cet article

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Eric Mugnier

Associé, Sustainable Performance & Transformation, France

Passionné par l’innovation durable, énergique et engagé, investi dans la réussite de projets de transformation à impact. Émerveillé par la beauté de notre planète.